@kayen
Bonjour. "L’article est fort intéresssant mais il reste d’une grande obscurité pour un néophyte car se perdant dans des dédales où peu de gens peuvent s’aventurer". C’est possible. J’ai pourtant laissé dans l’ombre d’autres références d’AF lors de cette émission. Le risque qu’il y a à commenter un discours de philosophe et AF notamment, est celui que tu pointes ici. J’ai pourtant essayé de faire clair en m’appuyant sur les choses.
"Si nous comprenons bien la pensée du dirigeant de l’état ainsi que des nouveaux "philosophes", c’est une "civilisation" à leur image et surtout à leur service". C’est clair. C’est ce que j’ai voulu dire dans le titre de mon ouvrage : "le clonage institutionnel".
En réalité, nous allons passer de la civilisation des "droits de l’homme" à celle des "droits d’un homme". "Moi je dirais à celle de certains hommes". Puisqu’on parle de civilisation et que tu fais bien de prolonger les racines du mot, c’est la République de Platon, même si Platon ne se réduit pas à cela. Sa théorie a probablement inspiré le Général De Gaulle à s’appuyer sur l’ENA et les Grandes Ecoles de formation des élites de la République. Une bonne intention qui a dégénéré comme tu le dis si bien "à leur service".
Bonsoir chère Adeline
J’ai oublié de vous dire merci la dernière fois. Mais je le pensais. Cette fois-ci, je vous le dis : merci pour votre affection.
Excellente année 2008.
Ca va faire jaser tout ce sentimentalisme.
Bonjour à tous et merci de vos réactions.
@moebius. Que vaut la litanie des victimes et la concurrence des mémoires devant « la violence symbolique » rappelée par céphale ? Simple agitation. Un ancien Président de la République avait dit que ça fait « pschitt ! ».
@5A3N5D. « Et estimez-vous anormal que l’Etat vous protège des agressions, injures, diffamations et autres gâteries dont vous pouriez être victime pendant ou à l’occasion de vos fonctions ? ». Quand les enseignants cesseront de croire qu’ils détiennent seuls les clés de l’Education, comme les gardiens de prison détiennent seuls les clés des cellules, on pourra évoluer vers une communauté éducative, au-delà de la caution factice des seuls parents d’élèves. Tout monopole conduit à la prédation et comme JL le dit ici mieux que moi : « »coalitions prédatrices« , pour dire ici que l’intérêt des prédateurs et le Bien public sont antinomiques ».
@Odal Gold, Président de droit divin. Excellent. On peut même ajouter avec période de régence de Mme elle aussi devenue Présidente en attendant de passer la Présidence à l’Héritier.
@ Tal. « Dans une République, tout le monde a une utilité publique, tout le monde a une légitimité publique Cela va sans dire...même le clodo ! » (pardon le SDF...) Comment Gainsbourg disait déjà : « Affirmatif ! »
@tacite reconduction. Je suggère que l’on attende les résultats de l’enquête. Je crois qu’on peut être d’accord sur le fait que nous avons tous l’instinct de survie et la soif de vivre. Bien sûr il y a des moments de perte de lucidité où survient le suicide. Il y a aussi des moments de panique. Il y a une curiosité dans notre système : dans un sondage, les jeunes disent qu’ils détestent le plus dans l’ordre, les policiers, les enseignants, les journalistes et les médiateurs sociaux. Comment expliquer cela ?
D’acccord avec Act, pour dire qu’il faut recentrer le débat. Pour cela, il faut sortir du « crocodile » et aussi du « cabri républicain » qui sert ici d’alibi.
Bonjour à tous @ JL. J’essaie de répondre mais en vain, mes posts ne sont pas présents. Dommage pour l’échange. Elise
Bonjour à tous et merci de vos réactions.
@moebius. Sur la litanie des victimes, je peux juste dire que nous sommes tous potentiellement des victimes et des bourreaux. Ceux qui ont la loi et la force de la légitimité institutionnelle avec eux encore plus. C’est probablement ce que JL explique dans sa phrase : « les ’prédateurs supérieurs’ désignent ces ’petits prédateurs’ comme boucs émissaires à chaque fois que les populations se révoltent contre les coalitions prédatrices ». J’ai lu dans un article sur Agoravox l’expression « voyoucratie d’Etat » à laquelle répond la « voyoucratie de petits prédateurs ». Peut-être que l’Histoire peut nous éclairer ici.
D’acccord avec Act, pour dire qu’il faut recentrer le débat. Pour cela, il faut sortir du « crocodile » et aussi du « cabri républicain » qui sert ici d’alibi.
@5A3N5D. « Et estimez-vous anormal que l’Etat vous protège des agressions, injures, diffamations et autres gâteries dont vous pouriez être victime pendant ou à l’occasion de vos fonctions ? ». Quand les enseignants cesseront de croire qu’ils détiennent seuls les clés de l’Education, comme les gardiens de prison détiennent seuls les clés des cellules, on pourra évoluer vers une communauté éducative, au-delà de la caution factice des seuls parents d’élèves. Tout monopole conduit à la prédation et comme JL le dit ici mieux que moi : « »coalitions prédatrices« , pour dire ici que l’intérêt des prédateurs et le Bien public sont antinomiques ».
@Odal Gold, Président de droit divin. Excellent. On peut même ajouter avec période de régence de Mme elle aussi devenue Présidente en attendant de passer la Présidence à l’Héritier.
@ Tal. "Dans une République, tout le monde a une utilité publique, tout le monde a une légitimité publique Cela va sans dire...même le clodo !" (pardon le SDF...) Comment Gainsbourg disait déjà : « Affirmatif ! »
@tacite reconduction. Je suggère que l’on attende les résultas de l’enquête. Je crois qu’on peut être d’accord sur le fait que nous avons tous l’instinct de survie et la soif de vivre. Bien sûr il y a des moments de perte de lucidité où survient le suicide. Il y a aussi des moments de panique. Il y a une curiosité dans notre système : dans un sondage, les jeunes disent qu’ils détestent le plus dans l’ordre, les policiers, les enseignants, les journalistes et les médiateurs sociaux. Comment expliquer cela ?
Bonjour l’enfoiré.
Tu es un véritable citoyen du Monde et Français.
Comme toi, je sais que l’un n’empêche pas l’autre. Au contraire, les deux se nourrissent mutuellement et ne peuvent pas s’auto-détruire.
@ péripate, bonjour. J’avais loupé votre post. Nickel. Heureusement que l’auteur veille.
Bonjour l’enfoiré. Ravie de vous revoir.
Finalement, vous aviez raison. Voir ce qui suit.
@ faxtronix.
Comment va le racisme en Belgique ? Bien, plutôt très bien. Pas de gouvernement, crise politique, ... C’est la faute à la « sale spammeuse » qui veut vendre son bouquin et à ses immigrés qui viennent manger le pain des belges.
Un auteur, ça avance sans masque.
Le dégré zéro du courage. Montrez votre visage et dites votre nom.
Le degré zéro de la pensée. Un auteur qui insulte aussi vulgairement : « puant » - « sale ». Il n’y a que sur AGV que vous pouvez passer. Ailleurs, l’herbe est plus verte (l’enfoiré, vous aviez raison).
Vous êtes français en Belgique ? Le « français » se distingue par l’élégance du Verbe et la poésie du langage.
Au fait savez-vous que faxtronix, nazisme et minus ont un même anagramme ? Lacan disait que l’inconscient est structuré comme un langage.
C’est quand que tu écris un bouquin et que tu ne viendras pas le vendre comme un steack sur Agoravox ? L’inconscient est structuré...
Pour ceux qui n’ont pas le début de l’histoire, si vous avez du temps, lisez les injures sur « un juge en colère ».
Certains aiment être entre soi. Alors, ils pratiquent l’expulsion. Si je pouvais reprendre l’expression de « physique quantique » de ddacoudre ici au sens littéral, je dirai que lorsque tous les européens se seront retirés du reste de la planète pour se regrouper en Occident, alors tous les autres feront le trajet inverse.
Personnellement, étant sur une trajectoire de l’Aller et Retour, cela ne me gêne aucunement. Mais, qui peut y croire ? Hitler y a cru. Fax... aussi. Hitler au moins avançait sans masque.
@ l’auteur et à ddacoudre
Bonjour.
Par respect pour votre personne, j’ai fait le collage conseillé et c’est une très bonne idée.
J’ai quand même une toute petite question. Ne voyez-vous pas qu’il y a une contradiction à prôner une identité culturelle géographique (identité européenne, par exemple) et à y exclure ceux d’origine immigrée qui vivent sur ce même territoire géographique ?
Honnêtement, pensez-vous que de résider sur un territoire géographique n’a aucune incidence sur le Moi des individus ? Le communautarisme est une Identité par défaut, une réaction à un rejet.
@ ddacoudre. Tu fais bien de préciser que pour faire société, un minimum de clonage est nécessaire. En cela, je crois que personne ne peut soutenir le contraire. Quand je parle de clonage institutionnel, je fais la distinction entre la part clonée de tous les citoyens résidant sur un même espace. Cette part est indispensable pour faire société et construire un Etat de droit. Je suis donc totalement d’accord avec ce que tu dis. Je ne parle pas de clonage social.
Hypothèse : Le communautarisme est la réponse clonée (en négatif) du « mainstream » dominant qui fonctionne quand même dans le confort de l’entre-soi (version neutre) ou dans la peur et le rejet de l’Autre (version négative). Les quant-à-soi sont donc des deux côtés de la fracture/frontière.
Amitiés.
@ faxtronic
Vous avez fini de transpirer ? Injurier, injurier et injurier. Argumentez pour voir !
@faxtronic
Il y a des textes qui transpirent et ceux qui respirent. Les vôtres transpirent. Ici, on échange du savoir. On ne vend pas des steacks. Ici, on réfléchit, on éructe pas. Maintenant, si cela vous gêne, vous vous êtes trompé d’endroit et d’interlocutrice.
Ce qui confirme encore ce que j’ai dit ultérieurement.
On peut toujours faire de la politique imaginaire.
@Le panda. Vous êtes pour tout et son contraire. Avec les éructations de l’auteur et avec l’intelligence de ddacoudre. Il faudrait savoir. Mais c’est votre problème.
@ddacoudre. Super vos deux interventions qui se situent au-delà des lieux communs et des poncifs. Pour appuyer vos commentaires que je trouve excellents, je fais un transfert de ce que j’ai dit au sujet d’un autre article sur l’immigration :« réactions à un juge en colère ».
D’abord, l’effet perroquet reproduit ici par l’auteur est le produit d’un endoctrinement politique. C’est dans la norme de ce que j’ai appelé « une génétique sociale ».
Deux. Il faut recommencer les lectures et la formation par le début et non prendre le sujet en milieu de parcours.
Trois. Cynisme, victimisation, diabolisation, formules à l’emporte pièces, ironie méprisante : c’est le propre des « français de souche » en grande difficulté ou en plein délire de pureté « raciale » qui croient que cette galère/dégenerescence raciale est imputable à la présence des immigrés.
Normal, quand on est mal dans sa peau, on essaie de trouver une justification. Etant soi-même affaibli ou dans le doute existentiel, on tape sur plus faible que soi. Petits coups et bassesses comportementales et verbales tiennent lieu de thérapie personnelle.
La question de l’immigration est un sujet international, qui relève des rapports Nord/Sud que le « français commun » ne connaît pas et ne peut pas connaître. Avant de siffler sur l’immigration, commençons par le début - comme tu le fais : l’histoire des peuples et des coopérations internationales.
En espérant que certains trouveront le temps, entre différentes galères, invectives et raccourcis.
Quatre. Vous avez cette phrase excellente : « Je comprends bien ce que tu dis, mais l’avenir de tes enfants puisque tu te situes dans ce schéma à moins a craindre de l’africain, que des capitalistes boursicoteurs et autres qui pour construire leurs profits videront l’Europe et les Etats-Unis, pour aller se gaver jusqu’à la mort en orient. Certes c’est un raisonnement linéaire, mais c’est en ayant celui-ci en mémoire que nous trouverons ou qu’en surgiront très aléatoirement les moyens d’y faire face dont nous n’avons pas idée aujourd’hui. ». Lire mon article ici même : le new deal. Travailler plus pour gagner plus. Qui dit mieux ? Publié le 18 Octobre qui illustre à merveille ce que tu dis.
« Alors l’arrêt de l’immigration face à cela est un phénomène marginal qui est devenue central par sa récurrence médiatique, et par la guerre « civilisationnelle » qui couvent comme résultat de la dégradation d’une situation économique à laquelle il nous faut trouver une nouvelle émulation sous réserve d’en crever ».
Exact. D’où le commentaire qui suit.
« Le clonage institutionnel » (le livre que j’ai publié, avril 2007) traite de l’usurpation institutionnelle qui fait que les institutions ont confisqué les territoires de la décision publique y compris sur des sujets pour lesquels la simple compétence administrative et juridique ne suffit pas. Ainsi de l’immigration.
Le clonage institutionnel indique que les institutions sont clonées. Elles ne reconnaissent de légitimité qu’à elles et à elles seules. Ce clonage fait que le citoyen lambda est forcément exclu, méconnu. Comment voulez-vous, dans ces conditions d’autoreconnaissance et d’autoréassurance, que ces institutions (qui vont au-delà des administrations) aient le moindre début de solution au problème des gens qu’ils ne connaissent pas ?
Des institutions qui fonctionneraient autrement aboutiraient à d’autres lois et à d’autres résultats à commenter. Nos institutions clonées tant au niveau des moules de formation (Grandes Ecoles) que d’élection (partis politiques) produisent les résultats qu’on commente aujourd’hui. Aller plus loin dans un tel commentaire c’est jouer le jeu de cette usurpation institutionnelle qui se veut omnisciente, alors qu’elle oscille le plus souvent entre l’erreur, la mauvaise foi (les Politiques), les faux-semblants (les Juges) et l’approximatif.
La survalorisation de l’utilité publique conduit fatalement à la confiscation des territoires publics qui, elle-même, conduit à l’inefficacité de nos politiques publiques à laquelle nous assistons tous aujourd’hui, pas seulement pour l’immigration.
Le clonage institutionnel traite de cette usurpation institutionnelle et de ses conséquences au niveau anthropologique (l’immigration et les discriminations) au niveau social (les exclusions et la fracture sociale) au niveau économique (les freins à la croissance) et au niveau démocratique (l’inégalité des chances et l’équilibre démocratique).
L’immigration y est traitée comme victime expiatoire (du clonage institutionnel).
Donc, comme vous dites, comme dommage collatéral d’un problème plus grave. J’ai appelé cela la confiscation des territoires et les nouveaux rentiers.
Bravo à vous ddacoudre, si les aveugles peuvent voir, les sourds entendre, les muets parler.
Vous avez peur d’apprendre ? C’est plus dur que d’injurier.
J’ai dépassé le stade de la bouffe et du ventre depuis mon engagement « politique » que j’ai payé cher, très cher.
Je vous engage à oser le parcours.
Je suis raciste ? Quelle ineptie !
Il faut recommencer vos lectures et votre formation par le début et non prendre le sujet en milieu de parcours.
@ seb59 et à EricB
Cynisme, victimisation, diabolisation, formules à l’emporte pièces, ironie méprisante : c’est le propre des « français de souche » en grande difficulté qui croient que cette galère est imputable à la présence des immigrés.
Normal, quand on est mal dans sa peau, on essaie de trouver une justification. Etant soi-même affaibli, on tape sur plus faible que soi. Petits coups et bassesses comportementales et verbales tiennent lieu de thérapie personnelle.
La question de l’immigration est un sujet international, qui relève des rapports Nord/Sud que le « français commun » ne connaît pas et ne peut pas connaître. Avant de siffler sur l’immigration, commencez par le début : l’histoire des peuples et des coopérations internationales.
En espérant que vous trouverez le temps, entre différentes galères et invectives.
Je vois que vous avez pris la peine de visiter mon blog. Merci pour cela.Ceci étant, je ne suis pas sûre de vous avoir bien compris. Mais je vais essayer de vous répondre.
Si je veux me faire l’avocat du diable (et si j’ai bien compris votre propos !) vous critiquez (à juste titre) la soumission du compagnon étranger d’un Français qui doit passer par la case « mariage » s’il veut être admis au séjour ici.
Parfaitement.
Mais cela renverse complètement l’esprit de la loi « protection vie familiale », qui est censée protégée des gens déjà mariés et non inciter les gens à se marier pour être régularisé.
Voici un axiome pervers. La protection de la vie familiale n’interdit ni l’une ni l’autre pratique, donc, il faut envisager la chose autrement que par la voie juridique. Cf le commentaire plus loin.
D’un autre côté, baser la régularisation sur le seul concubinage, n’est-ce pas un peu « »léger« » ?
Et le Pacs alors qui était fait de surcroît pour protéger les coupes homosexuels ? La liberté de la vie en couple ne se résume pas au mariage. La preuve, 1 mariage sur 3 finit par un divorce.
Autre problématique que vous soulevez : les cartes de séjour étudiant sont délivrées pour étudier ; une fois les études finies, forcément, on n’y a plus droit (d’où la stratégie du mariage pour continuer à résider).
Faux. Ce raisonnement ignore ce que je vous avais dit précédemment. L’histoire des personnes, les circonstances de la vie. Tout n’est pas calcul dans la vie. Hall (anthropologue américain) a dit que les Administrations n’avaient ni conscience, ni esprit, ni mémoire. Au bout de 12 ans de concubinage, bien malin celui qui dira qu’après coup, je me suis mariée pour les papiers, sauf les personnels de l’Administration. Cf la durée d’un mariage moderne à l’état civil. A ce compte, j’avais le temps de faire 2 à trois mariages et de divorcer. Si les administrations avaient une mémoire, elles sauraient reconnaître les faux mariages des vrais concubinages et des vrais PACS. Elles sauraient faire la différence entre les deux. Comme elles ne l’ont pas, alors, elles encouragent la fraude. Quoi de plus simple que de signer un bout de papier à la Mairie pour se marier. Franchement, c’est comme si on claquait des doigts. En encourageant la fraude, on a les résultats qu’on a. J’ai parlé dans le blog de la « prime à l’illégalité » et de ses effets pervers. Si vous voulez mon avis, toute la politique de l’immigration ou l’absence de politique de l’immigration est basée sur des faux-semblants qui encouragent la prime à l’illégalité.
D’où le commentaire qui suit.
Le clonage institutionnel ne traite pas de la sclérose des administrations à proprement parler. Celle-ci a déjà été constatée dans le milieu des années 1960, entre autre par l’anthropologue E.T. Hall. Le clonage institutionnel traite de l’usurpation institutionnelle qui fait que les institutions ont confisqué les territoires de la décision publique y compris sur des sujets pour lesquels la simple compétence administrative et juridique ne suffit pas. Ainsi de l’immigration.
Le clonage institutionnel indique que les institutions sont clonées. Elles ne reconnaissent de légitimité qu’à elles et à elles seules. Ce clonage fait que le citoyen lambda est forcément exclu, méconnu. Comment voulez-vous, dans ces conditions d’autoreconnaissance et d’autoréassurance, que ces institutions (qui vont au-delà des administrations) aient le moindre début de solution au problème des gens qu’ils ne connaissent pas ?
Des institutions qui fonctionneraient autrement aboutiraient à d’autres lois et à d’autres résultats à commenter. Nos institutions clonées tant au niveau des moules de formation (Grandes Ecoles) que d’élection (partis politiques) produisent les résultats qu’on commente aujourd’hui. Aller plus loin dans un tel commentaire c’est jouer le jeu de cette usurpation institutionnelle qui se veut omnisciente, alors qu’elle oscille le plus souvent entre l’erreur, la mauvaise foi (les Politiques), les faux-semblants (les Juges) et l’approximatif.
La survalorisation de l’utilité publique conduit fatalement à la confiscation des territoires publics qui, elle-même, conduit à l’inefficacité de nos politiques publiques à laquelle nous assistons tous aujourd’hui, pas seulement pour l’immigration.
Le clonage institutionnel traite de cette usurpation institutionnelle et de ses conséquences au niveau anthropologique (l’immigration et les discriminations) au niveau social (les exclusions et la fracture sociale) au niveau économique (les freins à la croissance) et au niveau démocratique (l’inégalité des chances et l’équilibre démocratique).
L’immigration y est traitée comme victime expiatoire (du clonage institutionnel).
Bonjour FGsuperfred
Contrairement à Forest Ent qui n’a pas lu le texte ou a voulu y voir ce qu’il avait apporté avec lui, vous avez très bien vu que cette formule est une véritable arnaque. Pour comprendre un texte, il faut déjà comprendre son ou ses points de pertinence.
« on fait 75 heures par semaine pour 1600 euros de paye (320 heures /mois...) vive la france qui enrichit les riches et appauvrit les moins riches , le modèle américain quoi... ». C’est exactement cela l’arnaque. Pour les petits producteurs ici et en Afrique, c’est pareil.
Savez-vous que Mr. Copé, l’élu cumulard que je ne nomme pas dans le texte percevra 500 euros de l’heure dans le nouveau cabinet d’avocats qui va l’employer ? Cela se passe de commentaires.
« La principale escroquerie du »travailler plus« est qu’il n’y a pas d’offre d’emploi ». Pourquoi n’y a-il pas de création d’emplois ? Voilà la vraie question ? Pourquoi les emplois existants sont-ils souspayés ? La principale escroquerie du « travailler plus » est que la RICHESSE COLLECTIVEMENT PRODUITE est systématiquement aspirée vers le Haut, vers les classes dirigeantes (au niveau national) et, au niveau international, vers les pays supérieurs, comprendre développés. Votre exemple(FGsuperfred) le prouve très bien.
Alors Martin Lucas dit « elle commence quand la révolution » ? Maintenant. Elle a déjà commencé. Le problème est qu’on cherche les moyens de la mener. la révolution avec armes blanches ou réelles - façon mai 1968 - n’est plus possible. Il faut donc combattre les forces antidémocratiques et contreproductives avec leurs armes : les médias, la citoyenneté, l’édition... Le hic est que dans ce combat citoyen, ce ne sont pas les forces contreproductives qu’il faut le plus craindre, mais la fébrilité du citoyen transformé en simple consommateur, qui n’ose plus. C’est le fruit d’une domination longue et dure.
à l’auteur. Bonjour.
Ce que je veux dire ?
1. Fenzy a formidablement répondu à ma place.
2. Je complète : « il faut se décaler de l’effet perroquet ».
3. j’ajoute l’excellent commentaire de « crochemore » - ci dessous - qui figure sous l’article original de l’Express.
crochemore. "Un juge en colère et les citoyens ont-ils le droit d’être en colère ? jeudi 19 juillet | 18:32 Bonjour, En France , le problème est plus vaste que celui de l’immigration. Les immigrés, bien souvent, sont les premières victimes dans leur pays d’origine et quelque part ils servent de boucs émissaires chez nous pour masquer un malaise plus grand et plus profond que personne n’ose prendre en charge (en quelque sorte, quand on occupe le citoyen avec un problème, le citoyen ne pense plus aux autres problèmes). Les immigrés étant l’arbre qui cache la forêt du malaise profond, du gap énorme entre ceux qui pensent bien penser et parfois se disent même éclairés (comme au Moyen Age tandis qu’on est à l’ère de l’électricité et d’Internet), ceux qui peuvent même se permettre tout et n’importe quoi en toute impunité. Oui le malaise est profond avec le citoyen d’en bas qui ose s’interroger et ne pas se taire. Le problème est la perte des valeurs essentielles ou les citoyens n’ont même plus à s’assumer les citoyens (et pas seulement les immigrés) ne pensent qu’à leur droits, même en abusent de leurs droits, même s’en auto-fabriquent des droits (abus de pouvoirs) et ne pensent jamais à, leur devoir de citoyen ... et cela ne concerne pas uniquement les immigrés, cela concerne aussi et bel et bien les français que certains disent de « souche ». Cordialement".
Conclusion : il s’agit d’un ordre (on peut le qualifier comme on veut) national et international. J’ai appelé cela : « le clonage institutionnel ». Les discours aussi sont clonés. La juge en colère ici clone les politiques. Les Administrations fonctionnent dans un mimétisme confondant. Il faut sortir de ce mimétisme, car tout mimétisme est aveuglant.
Tout ceci est développé dans mon ouvrage : Le clonage institutionnel, livre, 325 pages, avril 2007. Car, pour combattre le clonage, il faudra en passer par l’édition et les médias. En fait, il faudrait écrire un autre article pour vous répondre dans le détail. J’ai eu besoin de 325 pages, pour cela.
Vous êtes dans l’indignation. C’est le premier pas...
Bon WE
Votre article est à l’image de votre âge. Le commentaire de texte (de l’article que vous commentez), c’est bien. Mais, il vous enferme dans une logique de simple bon sens. La vie des hommes et des femmes, celle de la cité en général et ses règles « politiques » auxquelles s’ajoutent les déséquilibres de l’ordre mondial n’obéissent malheureusement pas au simple « bon sens », voir à la logique.
On demandera un plus grand compte à celui à qui on aura le plus donné.
Nos hommes et femmes politiques veulent être traités et jugés comme le citoyen lambda. Ce qui est incroyable ! Nos hommes politiques reçoivent plus de tout que ce citoyen lambda. Et ce n’est pas du tout parce qu’ils auraient fait plus d’efforts pour passer leurs diplômes ou travaillé beaucoup plus que tout le monde pour faire leur carrière. Nous travaillons tous plus sans d’ailleurs gagner plus pour autant, quand on gagne quelque chose d’ailleurs.
Ayant reçu plus, avec comme principal mérite l’appartenance à des circuits bien balisés, ils se doivent d’être exemplaires. Ce plus, c’est par exemple, la valeur symbolique d’un ministre qui fait qu’un ministre n’est pas un homme d’affaires fut-il Arnaud Lagardère. Un homme politique n’est pas un boursicoteur, il a le pouvoir symbolique avec lui : ce qui nous unit et nous transcende. L’investissement de ce pouvoir symbolique implique de rendre un plus grand compte. Cet article est donc le bien venu. Copier-coller ou non.
Quand tout va bien, les hommes politiques récupèrent la mise, les honneurs, les viatiques et autres révérences. Quand tout va mal, c’est ma vie privée (cf la tribune d’Okam AB du jour) ou encore, je suis un citoyen lambda.
D’ailleurs, quand j’y pense, je me dis que si des journalistes, parfaitement renseignés sur ce qui les attend en cas de diffamation, ont choisi de publier un livre au titre aussi clair : « la tricheuse », c’est que l’enquête a eu lieu.
Si, en lieu et place, l’intéressée répond par un livre et non par une assignation en Justice directe, il y a un chaînon manquant.
Reste alors les circonstances atténuantes. Qui n’enlèvent rien à la faute. Mais qui peuvent la rendre compréhensible, c’est-à-dire éviter le Tribunal et le reste. Ces circonstances atténuantes doivent être valables pour tous. Sachant quand même qu’on demandera un plus grand compte à celui à qui on aura le plus donné. En France, ceux qui reçoivent indéniablement plus, ce sont les hommes politiques en raison du primat du Politique en tout. Serions-nous le dernier pays soviétique ?
@ l’enfoiré Je reprends vos propos entre guillemets, puisque je réagis avec un décalage.
« La compétence et la motivation seules peuvent être parfaitement à la base de grands projets réussis. Pas besoin de diplôme pour arriver à ses fins. Les diplômes ne sont pas tout. Ils ne donnent qu’un indice et rien de plus. Aujourd’hui, ce n’est d’ailleurs plus la technicité qui impressionne les chefs d’entreprise. Son management, sa manière de pousser une équipe dans le bon sens sont plus appréciés. La formation c’est en continu pour toute une vie active ».
Pas besoin de diplômes pour arriver à ses fins ? Invérifiable en France, pays du diplôme et des concours sur diplômes. Idem pour le privé. C’est un idéal.
« La formation c’est en continu pour toute une vie active ». Quelle formation ? Les formations cul-de-sac ANPE ou petit bras. Si ce « slogan politique » était vrai, il y aurait plus d’osmose entre les demandes et les offres d’emplois.
« Le problème peut se présenter quand la position acquise n’a qu’une base dont l’ »utilisateur« s’est vanté pour progresser et qu’il savait être fausse au départ. Là, on parle de chateau de cartes ».
Là, vous parlez de « circonstances atténuantes » et des chemins de traverse. L’interprétation devient alors élastique, comme ces régularisations de titres de séjour dans les Préfectures, selon les agents, selon le Préfet, ou alors comme vous dites « quand la position acquise n’a qu’une base dont l’ »utilisateur« s’est vanté pour progresser et qu’il savait être fausse au départ ». Traduire, quand le demandeur de titre a dû inventer une vie antérieure pour obtenir un titre alors qu’il la savait être fausse au départ. Hum...
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