Je ne crois pas du tout qu’ Arnault achète les Echos pour s’enrichir. Même s’il justifie son acquisition d’une manière assez paradoxale en disant que le rachat des Echos suivi de la vente de la Tribune se traduira par un gain net de 22M€/an pour son groupe. Soit la somme des pertes de la Tribune (-12M€) et des gains des Echos (+10m€). Raisonnement particulièrement fallacieux. Il n’est pas impossible que M Arnault nous prenne pour des crétins...Quant à ses intentions réelles ? Il a déjà l’argent et un groupe extrêmement profitable. Sans doute lui faut-il aussi le pouvoir qu’on prête aux patrons de medias pour devenir une sorte de primus inter pares et régler son compte définitivement à son vieil ennemi Pinault.
La « General » si vous voulez-bien...
Gilles, ce n’est pas tellement de mercantilisme qu’il s’agit. Les journalistes des Echos n’ont rien dit lorsque le journal a été vendu au Groupe Pearson, groupe spécialisé en medias. Celà ne posai pas de problème particulier. Là où les choses se compliquent c’est lorsque le seul ou presque journal d’information économique français se trouve dans les mains d’une des toutes premières capitalisations françaises. On peut imaginer sans peine le pouvoir que ce simple fait confère même s’il n’est pas utilisé directement. Un peu comme la force de dissuasion. On peut évenuellement aussi alimenter des rumeurs négatives sur ses concurrents ou exagérément positives sur son propre groupe ou même intervenir en arbitre de manière indirecte ou enfin peser sur des décisions politiques. Les risques de conflits d’intérêts sont ainsi trop nombreux pour ne pas qu’on s’y arrête.Je suis un libéral en matière économique et donc peu suspect de dogmatism en la matière. Ceci pour rappeler à chacun qu’un libéralisme bien conduit implique des règles claires.
On attendait François Fillon lors de son discours de politique générale. Le troupeau bêlant des medias nous avait à l’avance indiqué que, placé dans une position impossible par l’activisme du Président, son Premier Ministre transformé en une sorte de Grand Chambellan, coincé entre un Guéant et un Guaino, aurait bien du mal à nous convaincre de son autorité. Mais c’était mal connaître l’homme qui sous un abord affable cache un caractère en acier trempé ainsi qu’un goût certain pour le baston, dès lors qu’il s’agit de rosser du socialiste sectaire (pardon pour le pléonasme). C’est d’ailleurs ce qui me le rend sympathique. J’ avoue que celà n’a pas toujours été le cas. Je l’avais longtemps pris pour un ambitieux sans grande envergure, plus doué pour le compromis que pour l’action. Une sorte de Bayrou en mieux coiffé dont les prises de position virulentes contre Chirac et Villepin m’avaient paru devoir plus à la frustration d’un favori déchu qu’à une véritable réflexion de stratège à la conquête du pouvoir. En rencontrant Sarkozy, Fillon a très vite compris tout le parti qu’il pourrait tirer en montant dans le tout premier wagon accroché à cette fabuleuse locomotive. Je veux parler du tender à charbon, là où se tient le soutier, pelle en main. Le soutier c’ est le « chauffeur ». Celui qui met en chauffe la machine à grands coups de pelle. Exposé au feu brûlant qui sort du ventre de la bête, il s’épuise à y enfourner des briquets de charbon dans l’espoir bien vain de combler son inextinguible appétit, tandis que le mécanicien, le coude au portillon, fait donner le sifflet de sa Lison et toise d’un oeil conquérant sous son masque de suie à peine marqué de la trace des lunettes qu’il a relevées, les badauds qui accourent, lorsque le convoi entre en gare en sifflant comme un arbitre de la Bundesliga (respirez). Dans le jeu de la Bête humaine Fillon a tiré chauffeur. Il le sait et celà lui convient. La gloire ne sera pas pour lui. Au mécanicien de la General reviendront les applaudissements des voyageurs satisfaits. A lui l’opprobe si la chaudière explose ou si la machine est à court d’eau ou de charbon. Mais ce rôle il l’assume pleinement. Il n’en tire pas de fierté particulière ni de fausse humilité. Il fait équipe et connaît la part qui lui revient. Avant le voyage, il ont tracé la voie ensemble tous les deux. Et celle-là à quelques aiguillages près ne pourra plus changer. C’est celle d’une véritable rupture avec nos archaïsmes, celle qui nous rendra notre énergie créative et avec elle notre optimisme et la foi en notre avenir commun . Il en a décrit les étapes aujourd’ hui. La répartition des rôles est claire. Le mécanicien restera à la fenêtre, sifflera plus souvent qu’à son tour freinera aussi lorsque la machine viendra à prendre trop de vitesse ou même avant qu’elle ne démarre, comme on vient de le voir à propos des Universités, et triomphera lors des entrées en gare si l’horaire est respecté. Le soutier lui, s’affichera modeste entre son tas de charbon et sa chaudière. Il sait combien de coups de pelles le séparent de leur destination commune. Il fera le boulot.
Je voulais par mon propos souligner le sérieux de la rédaction des Echos en la comparant à d’ autres qui le sont moins, ce que personne ne peut décemment contester. Le reste est une question de curseur. Je veux bien affirmer avec vous qu’il y a plus de journalistes honnêtes, cultivés et sérieux dans leurs enquêtes que de plumitifs partisans, profiteurs paresseux et cyniques. Mais j’ai un doute.
Je ne vois pas ce que cet article apporte de nouveau dans cette affaire. Des comptes numérotés en Suisse appartenant à des Français. Ah bon ? Vous avez les noms ? Une affaire d’armement de cette importance sans commissions occultes ? Là ce serait un vrai scoop. Pour le reste les Taïwanais règlent leurs problèmes entre eux dans leur propre contexte politique. Quant aux intox diverses et variées, attendons la suite sans trop de paranoia quant au silence forcé des medias et autres mennces latentes sur ceux qui en sauraient trop...
Il n’empêche que Riot dans cet article s’est conduit comme un centriste MRP frustré de voir Sarkozy couvrir de son discours très ambitieux les imprécations de son ami Bayrou. Il nous conseillera bientôt Royal. De la part d’un journaliste professionnel c’est tout simplement minable. Sans parler des caricatures qu’il a cru bon de joindre pour illustrer son discours. Grosses ficelles alsaciennes. Il n’aurait jamais écrit le même article dans les DNA
Donc si je vous suis, pour augmenter le revenu net moyen il faudrait augmenter les impôts...Le problème c’est que çà a déjà été essayé pendant 20 ans de socialisme en France vec les résultats que l’on connait
Le discours remarquable de Nicolas Sarkozy valait sans doute bien mieux que la relation étriquée et partisanne qui en est faite ici. Pour une fois qu’un homme politique que j’ai cru paraitement sincère lors des moments les plus forts de son discours (le testament de Tibhirine) essaye de s’élever au dessus des clivages archaïques qui ont conduit notre société au bord de l’ abîme au nom de l’alternance démocratique, et s’aventure sur des terrains à haut risque en présentant une vision élaborée, qu’elle plaise ou pas, j’attendais mieux d’un Riot, qu’une balance des comptes de l’ UMP. Mais je sais à quoi m’en tenir désormais. Riot est un petit....Un médiocre. Quant au déchainement des commentaires convenus qui suivent et qui sont le fait des habitués de ces colonnes, no comment.
La pensée unique de la blogosphère est clairement gaucharde. Agoravox, malgré tous les efforts de quelques résistants ne parvient guère à inverser cette tendance lourde. Je trouve courageux que LLM qui est avant tout un chef d’entreprise et qui par construction ne peut pas adhérer aux thèses archéo-marxisantes qui nous sont rabâchées à longueur de posts par tous les intellos frustrés qui sévissent dans le Web 2.0 et s’apprêtent à nous dicter les règles du W 3.0 puis du 4 etc..., ose, sans doute par goût de la provocation et du risque, soutenir l’insoutenable. Il prend en le faisant des risques très sérieux. Il mérite à cet égard toute ma considération et le soutien amical du client que je suis de Typepad.
Je vous invite à télécharger le règlement de sécurité de l’organisation qui a fait de très gros efforts.
http://www.dakar.com/2007/DAK/presentation/docs/psr_fr.pdf
Le Dakar est une immense fête comme le Tour de France sur son parcours. Et comme sur le Tour de France il arrive que l’excès d’enthousiasme provoque des imprudences, particulièrement pour des enfants. 15000 tracts ont été distribués sur le parcours aux écoles afin de tenter d’y remédier.
En effet le Dakar est paradoxal. Il déploie des moyens considérables sur un « terrain de jeu » désolé. Mais il fait parler de l’ Afrique qui pendant le reste de l’année n’alimente les gazettes qu’au fil des statistiques sur l’ évolution du Sida, des ravages des guerres civiles et des terrifiants boat-people. Arrêter le Dakar apporterait quoi à l’ Afrique au fait ? Même si le « prétexte » humanitaire est faible, il existe néanmoins. Nombreux sont ceux qui ont connu l’ Afrique par l’intermédiaire du Dakar et qui y reviennent ensuite pour lui porter un peu...Comme les crayons ou les puits de Sabou.
Le Dakar c’est vrai c’est d’abord du sport motorisé, dans des conditions qui mettent en jeu des qualités humaines que peu d’épreuves engagent à ce point. Oui c’est vrai il y a des morts. Ceux qui prennent le départ le savent et y vont quand-même. Ils n’ont évidemment pas le droit de tuer des innocents. Des mesures très sérieuses ont été prises depuis de malheureux accidents dont j’espère de tout coeur qu’ils ne se reproduiront pas, mais qui sont les aleas d’un sport dangereux et qui se produisent aussi en France à l’occasion de tel ou tel rallye régional du fait même de l’enthousiasme des spectateurs. Mais je revendique pour les concurrents le droit de prendre les risques qu’ils assument.Comment expliquer autrement qu’un Clay Regazzoni, paralysé des 2 jambes après son terrible crash en F1 venait chaque année au volant d’un camion d’assistance, rien que pour le plaisir de vivre à nouveau cette aventure ?
Un mot pour ceux qui par contre considèrent que ce n’est pas du sport de parcourir dans une voiture de course 5 à 600 km par jour dans le désert : je regrette de devoir leur dire qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent. Mais pour ceux qu’un regard sur le sport automobile, ses valeurs et son histoire interessent ou qui voudraient simplement le connaitre mieux avant d’en juger, je recommande l’excellent site Mémoire des Stands.
http://memoiresdestands.hautetfort.com/
Et qu’ enfin que ceux qui prétendent à vivre sans passions ne m’imposent leur société au risque zéro et à l’ennui infini.
J’ oubliais l’essentiel. Pour les puits, je vous recommande de verser vos dons aux Amis de Sabou, une association qui s’est justement fixée comme objectif d’en creuser et qui le fait avec succès au Burkina chaque année. Merci pour votre générosité. Vous serez d’autant plus à l’aise pour parler du Dakar ensuite.
@Ar Brezonneg Ce serait bien trop simple...L’ argent n’est pas une ressource naturelle qui s’exploite au profit des meilleures intentions hélas. De quels ravages parlez-vous quand pour ces populations isolées et abandonnées, le Dakar représente pendant l’éclair de son passage, cette part de rêves dont ils sont privés. Je sais de quoi je parle. Regardez ce soir à la télé l’accueil fait par ses compatriotes au pilote mauritanien, régional de l’étape du jour. Pour ce qui concerne les aides dont bien entendu ces populations ont besoin, vous pouvez si ça ne vous brûle pas les doigts aller consulter ce lien qui vous donnera le détail des actions entreprises tout au long du parcours et des mesures de sécurité très strictes prises pour protéger des populations innocentes
Plutôt que l’ Osservatore Romano qui à ma connaissance n’a pas de section Sport automobile dans ses éditions je vous suggère le site ausenegal.com dans sa page concernant le Dakar vu par les participants Sénégalais, dont je me réjouis qu’ils soient de plus en plus nombreux. 6 équipages vette année.
@Ar Brezonneg
Ce serait bien trop simple...L’ argent n’est pas une ressource naturelle qui s’exploite au profit des meilleures intentions hélas. De quels ravages parlez-vous quand pour ces populations isolées et abandonnées, le Dakar représente pendant l’éclair de son passage, cette part de rêves dont ils sont privés. Je sais de quoi je parle. Regardez ce soir à la télé l’accueil fait par ses compatriotes au pilote mauritanien, régional de l’étape du jour. Pour ce qui concerne les aides dont bien entendu ces populations ont besoin, vous pouvez si ça ne vous brûle pas les doigts aller consulter ce lien qui vous donnera le détail des actions entreprises tout au long du parcours et des mesures de sécurité très strictes prises pour protéger des populations innocentes
http://www.dakar.com/2007/DAK/presentation/fr/r2_2-l-humanitaire.html
La fonction de la compétition automobile n’est plus depuis belle lurette de faire avancer le progrès. La fonction de la compétition automobile c’est tout simplement ...la compétition. Très dure physiquement, une des plus dangereuses aussi pour ce qui concerne le Dakar. Elle intéresse des passionnés dont il est parfaitement stupide de déclarer qu’ils sont fortunés, qui au prix d’énormes sacrifices réalisent au travers de cette épreuve un rêve entretenu pendant de longues années.C’est leur choix. Cette épreuve relève du même esprit qu’un tour du monde à la voile. Avec devant des bateaux d’usine et derrière des amateurs indépendants qui galèrent comme des damnés. Alors cessons de dire n’importe quoi. Si la compétition motorisée doit disparaitre dans ce pays au profit des bitures-express ou du toutfoot disons-le...
@Ploum Inutile de monter en épingle une excentricité qui n’intéresse que quelques britanniques déjantés et qui relève chez eux d’une longue tradition. (née avec le Beaujolais Nouveau une invention bien française celle-là, qu’il convenait de ramener à Londres le plus vite possible)
Dans la réalité les compétiteurs des Canonball (que je n’approuve absolument pas) roulent à des vitesses tout à fait acceptées en Allemagne. Ils encourent des sanctions justifiées sur les autoroutes françaises qu’ils ne quittent jamais. Il ne s’agit donc pas pour ces « dangereux criminels » de traverser des villages à 200km/h.
Et tous les ans à la même époque on nous ressert le même marronier....Avec les mêmes questions éthiquo-écoliques, les mêmes soupirs exaspérés de tous les verdolâtres et les pleurnicheries des grands rectificateurs de la bienpensance gaucharde. (Je m’autorise depuis peu des néologismes adaptés à la situation) Il y a aussi la même pétition inutile et toutes les lamentations qui font de notre pays le plus hostile désormais à toute forme de compétition qu’elle soit motorisée ou économique d’ailleurs. Tout çà me fatigue...
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