@ahtupic
Oui. Alors je remue le couteau dans la plaie.
Il faut en parler et faire connaître tout ça.
Pas sûr que ça ait été programmé : évolution naturelle peut-être ? La recherche du moindre effort est quelque chose de très naturel. Alors on tord le système pour que cela passe...
@Brunehaut
Raison de plus pour en parler et rapeler les fondamentaux.
Cela montre que certains ne sont pas dupes, et risque d’entraîner d’autres prises de conscience. Prêcher, même dans le désert, peut rapporter « gros ». Il n’y a qu’à se souvenir des religions du livre :)
@SilentArrow
Bien vu. Vous mettez le doigt sur un autre problème.
La disparition d’un minimum de sélection, au moins celle qui subordonne le passage en classe supérieure à l’acquisition suffisante de certaines notions qui permettront de ne pas perdre son temps dans une classe où l’on se trouve comme un cheveu dans la soupe, est aussi une autre cause de la débandade.
@Hector
Je ne connaissais pas ! Je suis allé chercher la définition sur Internet : « L’objet transitionnel est familièrement appelé « doudou », ou « nin- nin ». Cet objet permet à l’enfant « d’être », pendant le temps de distance avec sa figure d’attachement (« personne qui prend soin de l’enfant de façon cohérente et continue »). »
@Gégène
Voici d’autres définitions loufoques :
Référentiel bondissant = un ballon
Milieu aquatique profond = une piscine
Outil scripteur = un stylo ou un crayon
Bloc de stéréotypes = un dictionnaire
Activité de locomotion dans un milieu liquide = la nage
Franchissement de l’espace vertical = monter à une corde ou une échelle
Production d’écrit en situation de réception = prendre des notes
Action motrice de translation = marcher ou courir
Savoir-nager de sécurité = ne pas se noyer
Espace d’évolution = la cour de récréation ou le gymnase
Transférer des informations sur un support pérenne = écrire dans son cahier
Apprenant en difficulté de compréhension = un élève qui ne comprend pas
Remédiation pédagogique = un cours de soutien ou de rattrapage
Activité duelle avec médiateur = un match de tennis ou de ping-pong
Construction d’une image mentale = la réflexion
Engagement cognitif = la concentration ou l’attention
Restitution différée = un contrôle ou une interrogation
Support de l’information = une feuille de papier
Compétence de lecture sur support graphique = regarder une image ou une carte
Co-construction du savoir = discuter en groupe
@Gégène
Oh oui, on joue à faire le « très intelligent » en adoptant un langage ésotérique.
Beaucoup de disciplines veulent paraître aussi consistantes que les « sciences dures » comme les mathématiques, l’informatique, les sciences physiques, la biologie, etc.
En maths, quand on définit un objet, c’est parce qu’on a besoin d’une dénomination précise pour bien cerner son identité.
@ahtupic
Merci pour cette brillante démonstration de « vrai travail » argumentaire. On sent que vos vingt ans passés dans l’Éducation Nationale ont porté leurs fruits, tout particulièrement en matière de sémantique et de courtoisie. L’élégance de vos propos se passe d’ailleurs de commentaire, elle illustre à merveille le niveau actuel des débats sur le sujet.
Si le déclin du classement PISA vous inquiète autant que vous le dites, rassurez-vous : la maîtrise de l’insulte gratuite et du mépris, elle, semble avoir atteint des sommets inégalés dans vos colonnes. C’est toujours un plaisir d’échanger sur la pénibilité du métier ou la rigueur administrative avec quelqu’un qui dépense une telle énergie dans l’invective, car au moins, on sait tout de suite à quel niveau de réflexion on se situe.
Le « vrai travail » commence sans doute par le respect de ses interlocuteurs, une notion qui semble vous avoir échappé durant vos deux décennies de service. Je vous laisse donc à vos certitudes et à votre amertume, qui ne font malheureusement rien avancer.
@Goldo Du
Il est dommage d’opposer les corps de métiers au sein d’une même institution. Voici quelques points de réflexion pour dépasser l’agressivité de ce constat :
Le cadre juridique : les 1607 h ne sont pas une vue de l’esprit, elles constituent la norme réglementaire du temps de travail annuel dans la fonction publique.
La diversité des pratiques : votre expérience en Intendance est précieuse, elle illustre une charge de travail administrative lourde et souvent méconnue. Cependant, nier l’investissement pédagogique de nombreux enseignants sur la base d’une minorité n’aide pas à la compréhension globale du système.
L’épuisement professionnel : qu’il soit lié à la gestion des élèves ou à la gestion budgétaire et matérielle, le « vrai travail » ne se mesure pas uniquement à la présence physique, mais à l’impact réel sur la santé et la mission de service public.
Plutôt que de valider un « deux poids, deux mesures » entre administratifs et enseignants, ne devrions-nous pas interroger la dégradation globale des conditions de travail de tous les agents ?
@mimi45140
C’est un constat indéniable, les métiers manuels imposent une pénibilité physique que peu d’autres professions connaissent. Cette usure du corps se mesure sur le long terme et ne laisse que peu de répit :
L’épreuve des éléments : qu’il s’agisse de bâtir des immeubles, des ponts ou des routes, ces travailleurs affrontent le bitume brûlant en été et le froid glacial en hiver.
L’urgence de la matière : contrairement à un cours que l’on peut adapter, le béton, lui, n’attend pas. Il impose son propre rythme, souvent au mépris de la fatigue humaine.
Il est aussi intéressant de noter la quasi-absence de femmes sur ces chantiers de gros œuvre. Cela soulève une question de fond : si la pénibilité est souvent discutée de manière théorique, la réalité démographique de ces métiers suggère-t-elle un « deux poids, deux mesures » dans la perception de la difficulté au travail ?
@sylvain
Et oui, le management libéral est entré de partout !
@Goldo Du
L’argument du plafond des $1607$ heures est une construction administrative théorique qui ne résiste pas à l’analyse de la réalité du métier. Contrairement à un poste administratif où le travail s’arrête en quittant le bureau, le service hebdomadaire d’un professeur n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le décret de 1950, bien que ciblé sur les heures devant élèves, reconnaît implicitement que chaque heure de cours génère un volume de travail invisible considérable, préparations, corrections et suivi, qu’une simple pointeuse ne saurait capturer.
Il est d’ailleurs trompeur de présenter les périodes de fermeture des établissements comme 80 jours de congés annuels. Pour un enseignant, ces moments ne sont pas des temps de repos total, mais les seules fenêtres disponibles pour le travail de fond, la mise à jour des cours et la formation. Si l’on rapportait le volume de travail réel durant les 36 semaines de cours, qui dépasse très souvent les 40 ou 45 heures hebdomadaires, on s’apercevrait que le quota annuel est largement atteint, voire dépassé.
Enfin, comparer la charge de travail administrative à l’acte pédagogique est un sophisme. La densité nerveuse d’une heure face à trente élèves n’a aucun équivalent dans un travail de bureau. Si le métier était réellement ce havre de paix et de privilèges que vous décrivez par rapport au secteur privé ou aux services administratifs, l’Éducation nationale ne traverserait pas une crise de recrutement aussi violente. La réalité du terrain, c’est que les candidats préfèrent désormais le privé ou d’autres branches de la fonction publique, preuve que le « confort » supposé des enseignants est un mythe qui ne trompe plus personne.
@ahtupic
C’est clair ! Et avec les félicitations du jury 
@Mustik
Au contraire, je trouve qu’il faut en parler pour sensibiliser la population. Pour la majorité d’entre nous, tout va bien, tout le monde a son bac, et c’est un gage de qualité. Il faut au moins faire savoir que les notes donnés aux examens sont toutes transformées pour obtenir le pourcentage de succès qui a été déterminé bien à l’avance selon des objectifs politiques parfaitement définis.
Et attention aux professeurs qui n’obéiraient pas sur cet objectif de notation.
Il suffit de faire une recherche sur Internet au sujet des notes au bac pour s’apercevoir que presque personne ne parle de ce sujet. Et les syndicats les plus importants sont obsédés par les moyens insuffisants donnés à l’éducation nationale, et d’autres problèmes qui n’ont rien à voir, comme l’introduction de la théorie du genre dans les écoles, l’éducation à la sexualité dès la maternelle, ou l’importance d’utiliser le langage inclusif dans toutes leurs publications.
Bonne journée à vous.
@Tolzan
En même temps, je suis d’accord avec ce que vous avez écrit ! Voilà une vérité qu’il est bon de rappeler.
Entièrement d’accord avec l’auteur, quand il écrit : « qui permet l’euthanasie et le suicide assisté. Ces deux mots ne sont pas présents dans le texte mais le devraient si le législateur n’usait pas d’hypocrisie ou d’euphémismes. Non seulement le texte parle de « l’aide à mourir » mais en plus d’un « droit à l’aide à mourir » (ce qui est encore plus révoltant). »
Et l’extrait suivant, donné sans langue de bois, aurait du faire bondir : « ces députés contre l’euthanasie ont bataillé pour renforcer les garanties de son application, ce qui est paradoxal, mais on sait bien que dès lors que le principe est acquis, d’autres textes viendraient édulcorer ces conditions pour différentes raisons. C’sest le cas dans les autres pays qui ont adopté déjà ce genre de législation, comme la Belgique qui a rendu de moins en moins restrictif ce « droit de mort » jusqu’à l’autoriser chez les enfants et même chez les personnes atteintes de dépression nerveuse ou de pathologies mentales comme la schizophrénie. »
Merci pour cet article.
@Fanny
[Je corrige les coquilles de ma dernière réponse :( ]
@Fanny
C’est la façon de noter qui a beaucoup changé. L’harmonisation faite après les épreuves du bac donnerait des sensations fortes à un matheux rigoureux. Un exemple : dans les années 2010, un lnspecteur, dont je tairai le nom, demandait à tous les correcteurs réunis dans une salle, sans rire, de compter tous les points aux bacheliers qui n’avaient démontré qu’une seule application, alors que l’énoncé demandait de prouver une équivalence. Et cela, alors que le candidat ne signalait pas du tout qu’il avait été bloqué dans la seconde équivalence, bien sûr. Normalement, c’est une erreur grave de raisonnement, et l’on ne peut absolument pas obtenir tous les points réservés à la question quand on passe à côté D’un point de raisonnement aussi important. Une seule enseignante s’était levée contre ce propos. Tous les autres collègues ont laissé faire, pour rester dans leur zone de tranquillité. Doit-on préciser qu’il s’agissait du bac S ? Ne pas sanctionner une erreur grave de raisonnement dans une filière qui se voulait scientifique, c’est un comble, et cela laisse présager la qualité des élèves que l’on envoie dans le supérieur.
@Mustik
Et oui. Vous nous donnez un bel instantané de l’impact de certaines reformes.
@Plus robert que Redford
Oui, il n’y a pas que les maths dans la vie, et heureusement ! Il y a tant de façons de réussir sa vie, et tant de choses à découvrir et à étudier, l’univers est vaste.
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