@Bernard
Avec des construction discursive aussi puissante, on aurait pu tout autant dire...
« Le complot des fanatiques des toilettes à chasse d’eau qui veulent imposer leur modèle aux classes moyennes et empêcher le peuple de développer celui des toilettes sèches ....Rien de nouveau, Hitler, Lenine, Mussolini, Pol Pot, Mao, Staline ont tenu le même discours, ils étaient eux aussi opposés au toilettes à chasse d’eau, au marchands de porcelaine, au fabriquant de chaines à petits maillons, aux plombiers et aux égoutiers. »
...qu’on s’en serait retrouvé aussi bien informé.
@Deneb
« Un jour l’athéisme disparaîtra en tant que concept. A la place, il y aura des gens normaux et quelques croyants bizarres.
La »normalité« , c’est nécessairement ce qui répond de la »norme".
Du coup, quel est donc cet être devant s’imposer aux autres formes d’être parce qu’il incarnerait la normalité avant même d’être dans la norme ?
Sans doute une autre forme de croyance.
@chitine
« la sacralité du droit naturel et de la conception individualiste »
(—> sacralité toute construite, bien évidemment)
Les récits mythiques les plus structurants aujourd’hui en occident sont ceux du droit naturel, de l’individu auto-déterminé et de la régulation automatique des marchés.
Or le droit est socialement construit et l’individu est nécessairement dépendant de ce qui l’entoure, quoiqu’il en ressente.
Quant au fonctionnement des marchés, il permet de comprendre à quel point le déni de la sacralité du droit naturel et de la conception individualiste de la société est le pendant du fanatisme religieux. En plus socialement destructeur.
@Gollum
« Faut-il rappeler que l’on a retrouvé de la nicotine dans une tombe égyptienne alors que le tabac se trouve en Amérique latine ? »
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On peut retrouver de la nicotine dans des résidus de tomates ou de poivrons, entre autres.
@bakerstreet
Tout à fait incontournable. On peut aussi ajouter à la liste le « Analyse du film » de Raymond Bellour qui se sert abondamment de « The Birds » et de « North by Northwest » comme supports privilégiés de ses analyses.
@Surya
Oui, le noir/blanc permet des constructions visuelles qu’on ne peut produire par la couleur. Si la couleur domine aujourd’hui c’est par souci d’un certain « réalisme » dont on n’imagine plus le public contemporain se passer. Le souci de la rentabilité bride alors aujourd’hui les projets qui voudraient revenir à cette possibilité graphique de composer l’image des films.
Les films noirs actuels témoignent de cette envie des réalisateurs de pouvoir encore composer avec les teintes NB.
@fatizo
Oui, la nouvelle vague a modernisé la vision de la tradition critique en France, restée jusque là trop attachée au fond - tradition littéraire - et dédaignant la forme (et les réalisateurs à succès, associés à « l’industrie »).
Hitchcock est alors devenu pour la nouvelle génération l’exemple même de l’auteur purement cinématographe, capable justement de produire le fond par la forme.
Hitchcock, qui a été formé au dessin technique, dessinait ses story boards de manière très détaillée avec un schématisme géométrique. Il les suivait ensuite scrupuleusement.
C’est ce qui a, entre autres, fait sa réputation de dictateur de plateau : la mise en scène - décors et acteurs - devait correspondre au plan, il n’y avait aucune marge de liberté pour l’impro...
@Surya
« Mince, j’aurais pas dû lire votre article, me voilà reprise d’une soudaine crise d’Hitchcockite aigüe... »
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C’est contagieux !! :)
Sur ce site il est possible de visionner les 23 films d’Hitchcock (sur la cinquantaine réalisés) actuellement tombés dans le domaine public :
http://www.openculture.com/free_hitchcock_movies_online
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Hitchcock a longtemps été cantonné dans la catégorie des faiseurs de succès, reconnu comme réalisateur efficace, le meilleur des techniciens - mais sans plus (il me semble qu’il n’a d’ailleurs jamais remporté d’oscar).
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C’est tardivement que le domaine de la critique s’est intéressé à la part de l’« auteur » dans ses réalisations.
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Qu’on aime ou n’aime pas ses films, Hitchcock est indéniablement un grand réalisateur, tellement le travail de la forme (une composition d’image hypertravaillée) est chez lui au service du fond (pas tant l’histoire elle-même que les émotions produites par les interactions des personnages).
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Merci pour cet article.
@L’enfoiré
Intéressant ton blog, l’enfoiré ;)
@philippe913
« Mais sinon, vous qui êtes si érudit, expliquez moi un peu quels sont les autres objectifs d’une entreprise ? »
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Se perpétuer. Et cela peut demander que les propriétaires se serrent la ceinture. Ce qui veut bien dire que l’enrichissement des proprio est secondaire.
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Et je n’ai jamais dit que j’étais érudit.
J’ai dit que vous ne l’étiez pas. Alors que vous vous donniez toute la hauteur méprisante de celui qui prétend l’être.
@titi
« C’est sûr qu’on ne peut pas vendre un produit qui n’est pas fabriqué.
Mais on ne peut pas vivre en fabricant un produit qui n’est pas vendu.
Et aujourd’hui il y a sur la planète plus de gens capables de les fabriquer que de les vendre. »
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Oui.
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J’en ai contre les discours qui confondent opportunément le concept comptable de coût, le montant à soustraire d’un total, et le coût en tant que « charge », « poids ».
Parler de salariés comme de « charges » pour l’entreprise - alors qu’une entreprise sans salarié n’entreprend tout simplement rien du tout - est totalement absurde.
Cette confusion est bien pratique pour tous les idéologues du dégraissage qui ne considèrent que la part des profits à remonter en dividendes, sur le dos de l’entreprise.
@philippe913
« l’objectif d’une société est de faire du pognon pour ses propriétaires, les actionnaires ou associés. »
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L’entreprise est également en grande partie incarnée par les travailleurs salariés qui contribuent concrètement à la production de richesse de l’entreprise par leur travail.
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Ne voir que la propriété du capital comme incarnation de l’entreprise et l’enrichissement des actionnaires comme seul objectif de l’entreprise, c’est être un brin limité dans la compréhension du tout que constitue une entreprise.
@Spartacus
"Comme le revenu du chef d’entreprise, le comptable, le sous
traitant, les machines, les outils, la publicité, le transport. Ce sont
des coûts.
@philippe913
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Cela fait belle lurette que les détenteurs de capitaux ne contribuent plus à l’économie puisque la plupart des investissements se font au marché secondaire et non au marché primaire.
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Autrement dit, la grande majorité des entreprises n’est plus financée via les marchés.
Les investisseurs en marché primaire, qui
achètent directement les actions aux entreprises (la minorité des cas) -
n’investissent plus aujourd’hui s’ils n’ont pas la garantie d’un retour
sur investissement à deux chiffres (ce qui met automatiquement
hors-course les entreprises naissantes, instables, celles-là même qui
ont besoin d’investissement à risque, et qui, faute d’investisseur,
empruntent aux banques).
La plupart des entreprises doivent aujourd’hui avoir recourt à l’emprunt bancaire pour se financer.
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« si pas capital, pas entreprise, pas salaire, toi comprendre ? »
.
Le capital n’investit plus (il spécule), y a emprunt.
Et pourtant y a entreprises et salaires.
« si capital crée entreprise qui crée salaire, y a gain collectivité, pas coût »
Dans les - de plus en plus rares - cas où le capital investit dans une entreprise, les investisseurs pressurisent tellement l’entreprise à la faveur du capital et à la défaveur du développement de l’entreprise que la logique de l’investissement est inversée : ce n’est plus le financier qui est au service de l’entreprise mais l’inverse. Et dans ce cas le capital constitue bien un coût pour cette entreprise empêchée de se développer.
« toi vouloir remplacer capital, donc entreprises, par autre chose, quoi toi proposer ? collectivisation ? »
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L’économie, ce n’est pas le cac40, c’est avant tout une majorité de PME. Qui empruntent.
Donc y en a déjà avoir autre moyen que capitaux d’investisseurs pour faire tourner entreprises :
la dette (malheureusement - mais si la finance ne fait plus ce pourquoi on l’a tellement favorisée, y pas le choix).
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Donc capital n’est pas entreprise et n’est pas salaires.
et constitue bien un coût lorsque reste le moyen d’investissement.
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Toi y en donc a tout faux.
Toi y en a comprendre, minable petit donneur de leçon à deux balles qui récite bien doctement ses leçons devenues complètement obsolètes depuis au moins 15 ans ?
Le capital n’est plus contributeur aux productions de richesses.
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Et ce fait entraine effectivement une nécessité de trouver d’autre moyens, car la dette dans le système bancaire actuel n’a rien d’idéal. Elle pourrait le devenir si on parvenait à mettre au point quelque chose comme un système socialisé du crédit, où le concessionnaire n’est « ni une entité actionnariale privée, ni une entité publique sous le contrôle direct de l’état » un système à profitabilité encadrée.
@lsga
Donc vous préconisez l’attente et la stratégie du pire. On laisse pourrir le système imparfait pour atteindre les conditions d’un remise en question totale.
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N’est-ce pas tout autant hypothétique (et risqué) que les « solutions » que préconisent les autres intervenants et que vous balayez franchement parce que vous les trouvez justement trop hypothétiques ?
"Quelles seront les conséquences ? Pourquoi cet appétit brusque de l’or,
depuis quelques années ? L’auteur de cette analyse a-t-il raison ?
Préfigure-t-elle ce que craint l’auteur ? Pourquoi Alan Greenspan, cet
ancien gouverneur mythique, l’homme qui, dans son temps, faisait à la
moindre de ses paroles ambiguës trembler les marchés mondiaux, reparle
de l’or dans les problèmes monétaires qui divisent les grandes
puissances aujourd’hui ?« ...
.
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