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Les commentaires de werbrowsky



  • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2015 07:06

    @Pascal L
    Bonjour, Je suis bien conscient que ce type de scrutin, comme toutes les élections locales, pose des problèmes de comparaison au niveau national. Toutefois, il faut pouvoir mesurer les scrutins séparément, municipales contre municipales, cantonales contre cantonales et législatives contre législatives... Si le Front National a autant progressé par rapport aux élections cantonales précédentes, c’est aussi parce que le Front National était présent dans beaucoup plus de circonscriptions. Il faudrait pouvoir analyser canton par canton et scrutin par scrutin. Je ne pense pas que ce soit pertinent pour ce premier tour.
    Merci pour votre intérêt.



  • werbrowsky werbrowsky 28 mars 2010 20:10

    Merci beaucoup pour ce commentaire qui me va droit au coeur.

    Effectivement, il faut que nous cherchions de nouvelles voies, et surtout sortir des idéologies capitaliste et socialiste, qui nous ont toutes deux menés dans une impasse. J’espère que JFK soutiendra cette ligne dans la curée actuelle contre la troisième voie.



  • werbrowsky werbrowsky 28 mars 2010 20:07

    Je suis assez d’accord sur le fond avec vous, mais nous sommes malheureusement pris dans un tourbillon qui nécessite de prendre un peu de recul si l’on veut préparer d’autres solutions.



  • werbrowsky werbrowsky 28 mars 2010 20:04

    Excusez-moi, mais il ne faut pas confondre sociale-démocratie, façon parti socialiste, et centrisme. Le PRG est le dernier représentant effectif de la famille centriste « de gauche ». Ils ont donc été réduits eux aussi à la portion la plus faible de l’électorat, à cause du système de scrutin majoritaire.

    Le bipartisme entraîne une division artificielle de la société française, comme s’il n’y avait que les travailleurs et le peuple d’un côté, et les dirigeants et les élites d’autre part. Le centrisme devrait être la synthèse entre sociale-démocratie à la Strauss-Kahn et démocratie-chrétienne à la Merkel. Tant que le système politique et électoral ne reposera que sur ce principe de balancier et d’alternance, il n’y aura pas de solution réelle aux problèmes de notre société. Seuls les grands gouvernements d’union nationale ont pu mener à bien les réformes indispensables, sur le principe du consensus, et non pas de l’affrontement systématique. Les périodes d’alternance ont d’ailleurs été plébiscitées par les électeurs, quoi qu’en pensent les états majors politiques. Le problème de l’UDF était bien de réunir en son sein les deux tendances les plus extrêmes, de l’ultra-libéralisme d’un Madelin, à la démocratie humaniste d’un Bayrou.

    Europe écologie se situait bien dans une logique centriste, apolitique et non affiliée. On le voit bien d’ailleurs dans le graphique reproduit dans l’article. Les écologistes rassemblent plus de la moitié de la sympathie des électeurs. La rupture entre Europe Ecologie et les Verts ne manquera pas de mettre fin à cette illusion d’un jour.



  • werbrowsky werbrowsky 30 juillet 2008 07:36

    Merci pour ce long commentaire, même si je n’en partage aucune des vues !
    Le libéralisme de Thatcher et Reagan est complètement mort et le modèle des pays scandinaves me fait beaucoup rire. J’ignore comment fera la Norvège quand le pétrole se sera totalement épuisé ?
    Notre modèle est européen, contrairement à ce que tu sembles croire. Au moins l’Europe des 15.
    Il n’y a que l’Angleterre qui ait choisi la voix ultra-libérale et on verra à la fin de l’année comment vont s’en sortir les petits propriétaires surendettés après avoir spéculé sur l’immobilier, la Bourse et joué leur fortune à la roulette russe.
    Regarde un peu les solutions que les USA sont obligés d’appliquer pour sauver leur population dans la crise des subprimes.
    J’ai travaillé pendant deux ans pour un "Tycoon" de la Bourse. On m’en mettait plein la gueule sur ses virées à Monaco, le yacht, les filles sur les tables, la victoire du capitalisme triomphant. Pas de chance, il y a un an, il est tombé dans la tourmente des subprimes. Ses cinq banques offshore ont fait faillite, il a engouffré 500 millions de dollars, ruinant par la même occasion des milliers d’actionnaires américains, il a été mis en prison pour avoir pompé indument 20 millions en liquide dans les caisses de ses boîtes... Alors, ne m’en mets pas une couche sur le sublime modèle libéral. Ce système pue la mort et jamais la France n’entrera dans une telle société.
    Le système capitaliste s’écroule, à cause de la corruption et de la dégénérescence de ses leaders. Un modèle initialement conçu pour permettre le financement de l’industrie a fini par ne plus fonctionner que sur un modèle spéculatif, sans but économique réel. Les entreprises qui s’en sortent le mieux, finalement, sont celles qui privilégient le rendement réel des actions, et non pas le culte de la cote pour la cote, augmentant le PER artificiellement.
    Je ne suis pas d’extrême-gauche, mais quand je vois notre Président, petit nouveau riche, inculte et dilapidant notre économie au seul profit de ses copains, j’ai envie d’envoyer tout le système en l’air !
    Le PS risque fortement de se faire dépasser sur sa gauche par Besancenot et la contestation sociale, qui n’est plus relayée par les syndicats, devra forcément passer par la rue.
    Chers amis libéraux, vous feriez mieux de réfléchir un peu aux conséquences de vos actes avant de demander une libéralisation complète de notre économie. Par ailleurs, il me semble que toute la gauche a bien admis que nous étions dans une économie de marché, non ?



  • werbrowsky werbrowsky 30 juillet 2008 07:14

    Merci beaucoup pour votre commentaire, qui confirme ce que je constate autour de moi dans ma vie professionnelle. Moi aussi, je travaille énormément, mais sans salaire puisque je suis à mon propre compte. Je n’ai jamais imposé à aucun de mes collaborateurs de travailler autant que moi, et pourtant, je vois beaucoup d’entreprises dans mon secteur agir de la sorte.
    Le capitalisme est devenu fou.

    J’avais un copain qui dirigeait une petite boîte, 17 employés, majoritairement des ingénieurs. Il a tenu pendant 20 ans et puis, POUF ! son principal client, qui était ALCATEL, a commencé à délirer et la société a plongé en l’espace de deux ans. Résultat : pas de retraite pour le gérant de cette PME, pas de porte de sortie... Pendant ce temps-là, Tchuruk se tire avec plus de cinq millions d’euros d’indemnités. Je me dis qu’il y a vraiment des coups de pieds au cul qui se perdent...

    Bon courage.



  • werbrowsky werbrowsky 30 juillet 2008 07:00

    Tout à fait d’accord sur le fait que nos carrières sont trop courtes, mais quelle est la période de référence ?
    De 15 à 64 ans ? Il est évident que ça fait chuter la moyenne travaillée de la France par rapport aux pays anglo-saxons.

    Je vous fournis ici les stats officielles du travail en France par tranche d’âge :

    Durée hebdomadaire du travail, tout type de contrats, heures supplémentaires incluses (source DADS des entreprises).

    Ensemble 15-65 ans : 39,00

    Durée hebdo travail 15-24 : 37,60

    Durée hebdo travail 25-54 : 39,10

    Durée hebdo travail 55-64 : 39,90

    Durée hebdo travail 65+ : 43,20

    On est très loin de l’image d’Epinal du Français fainéant !



  • werbrowsky werbrowsky 30 juillet 2008 06:48

    Une rectification s’impose : les chiffres publiés par l’OCDE, sur lesquels je me suis basé pour rédiger cet article correspondent à l’ensemble des heures travaillées dans le pays, par tous les types de travailleurs. Il me semble bien que c’est le seul critère de comparaison valable.
    Pour rappel :

    Allemagne : 35,6

    Royaume-Uni : 36,90

    France : 38

    Italie : 38,6

    Espagne : 39,3

    Je vous évite la liste complète des "petits" pays européens. Les cinq pays ci-dessus représentent 80% de la population européenne et sont comparables avec les USA (300 millions d’habitants, PIB à 75% de celui des USA...). Si on parle de compétitivité, soyons clairs. On ne peut pas comparer le temps de travail hebdomadaire avec des pays comme la Chine, le Japon ou les USA, où le nombre de jours de congés annuels n’a rien à voir avec notre système européen.

    Mais ça ne vous frappe pas, vous, que l’Europe réussisse à maintenir un système de protection sociale efficace, un niveau de revenus élevé (je parle de l’Europe des 15), tout en ne travaillant que 228 jours en moyenne ? La productivité européenne n’est pas un mythe. Travailler plus pour gagner plus ? Pas aux Etats-Unis en tout cas. Là-bas, c’est plutôt travailler plus pour tout juste survivre, avec des assurances médicales hors de prix et une précarité permanente pendant toute son existence.
    J’ai des copains américains ou australiens qui viennent terminer leur carrière en Europe pour pouvoir bénéficier de nos avantages !

    Pourquoi les Sarkozystes n’admettent-ils pas la réalité ? Le modèle américain est mort.



  • werbrowsky werbrowsky 30 juillet 2008 06:21

    Merci pour votre commentaire.
    Je suis totalement d’accord avec vous. Il est étonnant que ce soient les Restos du Coeur qui assument les défaillances de l’Etat en matière de logement social, par exemple.

    J’ai entendu la semaine dernière une intervention absolument ôdieuse de Thierry Wolton sur Europe 1 où, en gros, il disait que nous devions nous estimer heureux de vivre dans un système déjà suffisamment "assisté" et qu’il ne fallait pas se plaindre lorsqu’on comparait nos conditions de vie avec celles d’il y a cinquante ou soixante ans. Pourquoi pas le retour au 60 heures hebdomadaires, tant qu’on y est ?

    Pour ma part, je travaille énormément, mais c’est mon choix personnel. Et au bout de mes 50 ou 60 heures de travail hebdomadaire, je suis bien fatigué ! Je ne souhaite à personne de travailler autant, et surtout pas sous la contrainte économique.
    En conclusion, nos "élites" ont totalement perdu pied avec la réalité. Les difficultés financières de la plupart des ménages sont telles, aujourd’hui, qu’il faudrait revoir le système social dans son intégralité. Il faut que nous concevions un nouveau "Contrat Social" pour le XXIème siècle.



  • werbrowsky werbrowsky 30 juillet 2008 06:00

    Merci pour vos compliments concernant mon article.

    Je suis tout à fait d’accord sur le fait que notre Président est obsessionnellement tourné vers les USA, et plus encore vers les USA rêvés d’il y a plus de vingt ans. Aujourd’hui, c’est un nouveau JFK, paraît-il, qui devrait arriver à la Maison Blanche. Et c’est bien de l’autre côté de l’Atlantique que se joue notre avenir économique. Toutes nos grandes entreprises dépendent des capitaux internationaux : fonds de pension, milliardaires chinois, arabes ou russes...
    Pourtant, je vous rappelle que notre économie dépend à plus de 90% de sa consommation intérieure. Et une bonne partie de cette économie ne peut pas être délocalisée : services de proximité, éducation, administration, logement... Regardez votre budget personnel : une fois que vous avez retiré le prix du loyer (ou le remboursement de votre crédit), les frais financiers (banque, assurance...), la scolarité de vos enfants, les soins de santé, la nourriture... il ne vous reste qu’un petit quart de vos revenus à consacrer aux vacances, à l’amortissement de votre véhicule, l’achat d’équipements de loisirs, de vêtements, de produits de soin de la personne... C’est sur cette petite portion de nos dépenses que notre économie se trouve en compétition avec le reste du monde. Que chacun fasse attention, au moment d’acheter un de ces produits, à la façon dont il a été produit. Autant que possible, nous devons privilégier les produits manufacturés en Europe et en France, non seulement parce qu’ils profitent à nos économies, mais aussi parce que nous vivons dans un système social et économique à peu près équivalent. Sans tomber dans le protectionnisme stupide, il faut aussi concevoir que les pays "émergeants" ont tout autant le droit que nous de développer leur économie en nous proposant des produits à bas coût.

    Pourquoi pas, mais pas au détriment de notre industrie, ni de nos intérêts.

    Le plus drôle dans l’histoire, c’est que la Chine subit à son tour ses premières délocalisations. Non seulement pour des raisons éthiques ou techniques, ce qui s’est déjà produit durant ces dernières années, mais aussi pour des raisons économiques ! ADIDAS vient de décider de délocaliser sa production de chaussures chinoises dans le sous-bassin asiatique (Vietnam, Cambodge...), en Inde et même en Europe de l’Est ! La roue tourne et le capitalisme ne manque pas d’imagination pour nous surprendre !



  • werbrowsky werbrowsky 30 juillet 2008 05:34

    Encore une fois, le problème des "grands patrons" est qu’ils travaillent pour le cours de la bourse, et pas pour faire de réels bénéfices. Un bénéfice peut être réinjecté dans l’entreprise en recherche et développement, utilisé pour ouvrir de nouvelles unités de production, pour développer de nouveaux marchés. Au contraire, les fonds de pensions américains doivent absolument pomper tout ce qu’ils peuvent des actions qu’ils possèdent et poussent donc les patrons à dégager des bénéfices purement financiers.
    C’est ainsi que Serge Tchuruk a détruit une des plus grandes entreprises françaises, ALCATEL, en décrétant un beau matin que l’industrie, c’était trop sale pour lui et que les marchés du futur seraient purement "virtuels". On a vu le résultat, effectivement. Les employés aussi sont devenus virtuels et la boîte coule à pic aujourd’hui.
    Pendant ce temps là, M. Tchuruk part avec plus de cinq milions d’euros d’indemnités dans la poche.
    C’est ça qui est inacceptable et doit être arrêté !



  • werbrowsky werbrowsky 30 juillet 2008 05:26

    Bonjour,
    Merci pour votre commentaire concernant mon article. Pour répondre à votre question, je ne pense pas qu’il y ait une "bonne gestion de gauche" et une "mauvaise gestion de droite" des entreprises, la seule différence entre les patrons de gauche et de droite est la prise en compte de l’élément humain dans leur gestion. Cette prise en compte peut même être cynique parfois.
    J’ai déjà cité dans quelques posts l’exemple du patron de la FIAT, qui s’est trouvé dans une situation dramatique il y a quatre ans environ et devait faire le choix sur les mesures à prendre pour sauver l’entreprise.
    La plupart des patrons, Carlos Ghosn en tête, aurait dégraissé et licencié aussitôt quelques milliers d’employés.
    Ce jeune patron, étiqueté "de droite", a choisi de ne licencier personne et de réduire le train de vie de la direction, notamment en réduisant les budgets promo. En effet, son analyse l’avait amené à conclure que licencier des ouvriers italiens revenait à réduire les ventes de ses futurs modèles en décourageant les acheteurs nationaux. Les Italiens sont en effet les premiers clients de Fiat, de Lancia et d’Alfa-Roméo, en Italie mais aussi en Allemagne, en Belgique et ailleurs ! De plus, le coût de la main d’oeuvre n’intervient que pour 2% du prix d’un véhicule (25% pour la promo !). La bonne gestion d’une boîte exige donc une analyse un peu plus fine et complexe.
    Pour ma part, j’ai été patron (à mon compte ou pour le compte d’autres actionnaires) de PME dans le domaine de la communication et j’ai toujours essayé d’être "juste" dans mes décisions, mais le fait d’avoir gagné beaucoup plus d’argent à un certain moment de ma carrière ne m’a pas empêché de conserver mes convictions. Celà étant, je n’estime pas être un "meilleur patron" que d’autres.
    Ma conclusion, c’est que c’est d’abord à l’Etat de créer le cadre juridique et législatif opportun pour encourager l’embauche, limiter les mauvaises pratiques sociales et mieux répartir le poids de la charge sociale sur l’ensemble de la population. Par exemple, à quand une CSG élargie et alourdie, s’appliquant à tous les types de revenus ?
    J’ai des copains rentiers (de droite !) qui ne payent quasiment pas de charges sociales, par exemple.
    Militons et battons-nous pour que tout le système ne soit pas liquidé d’un trait de plume de nos chers élus.



  • werbrowsky werbrowsky 27 mars 2008 06:44

    Décrire la presse comme complaisante vis à vis de Bayrou, c’est un peu léger. Je crois que personne dans l’establishment médiatique ne lui fait de cadeau. D’i-Télé à TF1, en passant par tout le panorama des tendances de la presse écrite, du Figaro à Libé, tout le monde lui tape dessus à longueur d’année, sauf Marianne ! Tout le monde semble pris dans cette dialectique "droite-gauche" qui perdure depuis deux cents ans en France, en Angleterre et aux Etats-Unis. Mais ce n’est pas le cas dans la plupart des autres démocraties du monde ! Autrefois, sous Giscard, la droite et la gauche avaient au moins des partenariats internes qui apportaient des nuances dans les engagements : le RPR était freiné par l’UDF et le PS par le PC. Depuis la campagne présidentielle de 1995, l’UDF a été dissous à cause de la candidature de Balladur (donné gagnant à tous les coups !) et le PC a disparu au profit des extrêmes gauches et de l’émergence des alter-mondialistes.

    Croire que le monde est bipolaire, c’est dire qu’il n’y a jamais qu’un seul chef dans chaque camp. C’est comme si les papas devaient toujours avoir raison, et les mamans toujours tort. Pourtant, on sait bien que la gestion d’une famille nécessite un certain nombre de concessions de la part de chacun. smiley



  • werbrowsky werbrowsky 27 mars 2008 06:32

    Ayant milité dans un autre parti que le MoDem, je peux t’assurer que les difficultés de gestion et de rassemblement sont les mêmes partout, et surtout pour les élections locales. L’UDF était un parti sans militant, contrairement au PCF ou au PS. Dans ces partis traditionnels, la moitié des adhérents étaient élus locaux dans les conseils municipaux, l’alternance et le poids de ces partis au niveau national leur assurant une représentativité automatique.

    L’UDF a implosé sous l’effet de l’ouverture pratiquée par Bayrou et, de fait, des dizaines de milliers de militants nouveaux, sans aucune idée préconçue ni ambition personnelle, se sont rués dans l’aventure. On ne souligne pas assez combien il est exceptionnel que cette jeune garde soit parvenue à un résultat aussi honorable en si peu de temps.

    Je cite l’exemple de Poissy, que je connais bien et qui est exemplaire. Richard Bertrand, un jeune chef d’entreprise de quarante ans, plutôt marqué à droite, s’est lancé dans l’aventure des législatives en septembre de l’année dernière. En 18 mois, il a réussi à rassembler autour de lui les Verts locaux, il a conclu un accord rapidement avec le PS local pour renverser une mairie qui était aux mains de l’UMP depuis 25 ans. Il est arrivée troisième au premier tour des municipales, avec plus de 25% des suffrages et avec un écart de seulement 28 voix derrière le socialiste. A titre de comparaison, il a réussi cette prouesse et incarne la principale opposition personnelle au maire sortant dix fois plus vite que son concurrent socialiste. Cette dynamique, il la doit en bonne partie à l’effet "inspirateur" de la campagne de Bayrou, qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes derrière lui.

    Le seul conseil que je puisse adresser aux militants du MoDem, s’ils continuent à espérer un profond changement de la Vème République et de la société française, c’est de ne pas se focaliser sur les questions de personnes, mais d’agir localement pour fédérer les autres militants autour d’eux. Ouvrir des permanences, faire un travail de fond et de réflexion en entretenant des groupes de discussion, agir en mettant de côté les problèmes d’égo. C’est le rôle des hommes politiques d’apprendre à écouter et à servir la communauté, plutôt que de se battre entre eux. Le spectacle actuel, déplorable selon moi, de la politique française ne fait que renforcer cette conviction.

    Bon courage et rassemblez-vous.



  • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2008 05:31

    Effectivement, le nombre total d’élus pour les villes de plus de 9.000 habitants s’élève à plus de 37.000. Le MoDem, avec ses 1.150 conseillers municipaux pèse donc 3,1% du nombre total d’élus, ce qui correspond à la moitié du nombre de ses voix, mode de scrutin oblige.

    A titre informatif, au niveau des élections cantonales, c’est encore pire ! 55 élus siègeront aux conseils généraux en France, ce qui représente 1,4% du nombre total des conseillers généraux. En regardant d’encore plus près les résultats, les forces "du Centre", c’est-à-dire le PRG, les Radicaux Valoisiens, le Nouveau Centre et le MoDem totaliseraient 188 conseillers généraux, soit 4,7% des sièges. L’union ne changerait donc pas grand chose à l’affaire, tant qu’une dose de proportionnelle n’est pas introduite dans les scrutins.



  • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2008 05:21

    Désolé de m’être mal exprimé, mais je pense, comme beaucoup d’autres, que le Nouveau Centre n’a pas de consistance. Ses députés ont trahi leurs électeurs, et un grand nombre des partisans venus soutenir Bayrou au premier tour de la présidentielle, pour sauver leur siège. Pour moi, je ne vois pas comment traiter différemment ce parti. Que restera-t-il du NC après les prochaines présidentielles ? Tout comme Démocratie Libérale, le Parti Républicain et tous les autres anciens partis adhérents à l’UDF, il ne peut que se dissoudre au sein de l’UMP.

    Je n’ai jamais écrit que François Bayrou était un parangon de vertu. Si vous relisez mes anciens articles, vous verrez que je me suis aussi intéressé à la situation de la gauche, comme de la droite. Par intérêt intellectuel, je me suis particulièrement penché sur la position du Centre depuis que la gauche s’est divisée entre "réformateurs", "nonistes", "souverainistes" et autres royalistes. Je ne suis donc pas payé par le MoDem, ni par le PS, ni personne d’autre. Contrairement à de nombreux professionnels des blogs et forums politiques recrutés par les partis pour créer du buzz.

    Désolé de décevoir les sceptiques.



  • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2008 05:10

    Sur le papier, l’alliance paraît intéressante. Par contre, le problème est le même que celui que pose le Nouveau Centre. Ces deux partis sont étouffés par leurs mentors, le PS et l’UMP. Le scrutin majoritaire ne permet pas l’émergence d’une troisième voie sans l’alliance avec le pouvoir en place. La seule solution est celle que tente Bayrou de toutes ses forces : gratter là où ça démange. Titiller, agacer, se manifester, devenir l’empêcheur de tourner en rond numéro 1. Pas d’avenir en-dehors de cette action permanente.

    Le seul résultat qui nous donnera une vision exacte du paysage politique français sera celui des élections européennes, à la proportionnelle.



  • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2008 05:05

    Mea culpa, mais Jacques Vernier était présenté comme un candidat Nouveau Centre sur le site du parti ! je corrigerai ça dans mes archives.

    Merci d’avoir corrigé.



  • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2008 05:02

    Désolé de vous contredire, mais le MoDem a devancé le PC et les Verts dans ces élections. Il est donc bien la troisième force politique en terme de voix. Il ne s’agit pas d’un point de vue, mais d’un fait. Ceci n’empêche pas qu’il soit affaibli à cause de son rejet par l’establishment, de droite comme de gauche. C’est ainsi que le PC a pu sauver bon nombre de ses élus et éviter une nouvelle Bérézina électorale. C’est ainsi que le PC a préféré sauver son bras gauche plutôt que de prendre le risque de nouvelles alliances. Toutefois, je rappelle que quatorze villes importantes en France seront dirigées par une coalition gauche-centre ou une coalition arc-en-ciel (vert+modem+socialistes).

    Cette alliance est totalement inédite depuis l’instauration de la Vème, sauf dans quelques petites villes.

    La démocratie, c’est le nombre de votants. C’est en ignorant les électeurs du Front National pendant vingt ans qu’on a fini par amener Le Pen au second tour de l’élection présidentielle.



  • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2008 04:55

    Voltaire a déjà répondu à votre message : effectivement, il ne faut pas confondre "gagnées" et "conservées". D’autre part, il faut aller voir les alliances de second tour, et non pas les listes du premier tour.

    Concernant Paris, il y a non pas une seule représentante du MoDem, mais quatre, répartis dans les conseils d’arrondissements. Une seule, Marielle de Sarnez, siègera au Conseil de Paris, ce qui est bien différent.

    Le nombre total de conseillers municipaux du Nouveau Centre (sur des listes officiellement étiquetées NC) est de 247. Si on les compare aux 1.150 élus du MoDem, la différence est évidente.