A Gonesse, des lycéens racketés et battus impunément

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mardi 22 septembre 2009

Cela dure depuis la rentrée scolaire. Onze adolescents agressés. Parfois gravement. Ils fréquentent tous le lycée René Cassin de Gonesse (95). Le maire de la ville estime que le nombre de policiers agissant aux abords de l’établissement scolaire est insuffisant et demande à l’état d’assurer la sécurité des lycéens.


11 agressions, 9 dépôts de plainte et 3 jeunes interpellés. Un adolescent a été roué à coups de barres de fer par une bande de quinze à vingt jeunes sur le chemin qui le mène de son domicile au lycée René Cassin. Il en gardera les séquelles à vie. Les voyous semblent agir impunément. Le discours sécuritaire ne les atteignent pas. La mère de l’adolescent a déposé plainte, mais elle vit dans la crainte des représailles. Il n’y a eu aucune interpellation après l’agression de son fils qu’elle redoute désormais de laisser devant la porte de l’établissement qui accueille 1400 élèves.

« Le dispositif de sécurité a été renforcé », précise la préfecture du Val d’Oise. Mais encore ? Jean-Pierre Plazy, le maire PS de Gonesse demande de « 200 à 300 policiers supplémentaires judicieusement répartis sur le département ». Sur le site de la ville, l’élu se dit « prêt à prendre à nouveau la tête d’une délégation d’élus, de responsables de parents d’élèves, d’enseignants et de citoyens pour se rendre en préfecture et dénoncer cette situation afin d’obtenir des effectifs supplémentaires pour assurer la sécurité des jeunes Gonessiens se rendant au lycée ».

Lors d’une réunion avec les chefs d’établissement scolaires (lycées et collèges) et la commissaire de police il a demandé qu’une action complémentaire entre police nationale et police municipale renforce la présence et la surveillance aux abords des établissements.

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