Affaire Filippis, le barreau de Paris réagit

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jeudi 4 décembre 2008

Tout le monde s’est exprimé sur l’affaire Vittorio de Filippis. Cet ancien directeur de publication de Libération avait été selon lui malmené par la police alors que la justice le convoquait pour une assez banale affaire de diffamation. Vittorio de Filippis lui-même avait relaté dans Libération les conditions particulièrement humiliantes de son interpellation, puis le gouvernement, en la personne de Christine Albanel, les politiques de l’opposition, les associations, certains députés de l’UMP n’avait pas caché leur émotion devant cette interpellation inouïe.


Tardivement, Rachida Dati et Michèle Aliot-Marie - contredites par Nicolas Sarkozy - étaient les seules à soutenir respectivement le travail de la justice et de la police. Cette dernière, par la voix des policiers, a même eu droit à un traitement de faveur dans le Point. Il ne restait plus qu’aux avocats, via le bâtonnier de l’ordre des avocats de Paris, à s’exprimer sur cette affaire exceptionnelle par son ampleur, mais que de nombreux individus vivent quotidiennement en France.

Pour Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier de l’ordre des avocats de Paris, la juge d’instruction qui a délivré vendredi dernier un mandat d’amener à l’encontre de M. de Filippis « aurait du être suspendue par le ministre de la justice, sur l’initiative du Conseil supérieur de la magistrature, en raison de la violence qu’elle s’est autorisée à l’égard d’un journaliste », rapporte le Nouvel obs.

Dans un communiqué le bâtonnier qui représente 21.000 avocats parisiens s’interroge sur le fait que le président de la république soit intervenu alors qu’aucune « haute autorité de la magistrature ni du parlement ne s’est élevée pour condamner cette méthode digne de la Grèce des colonels ou de l’Espagne du franquisme. »



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