Grébert, blogueur combatif de Puteaux

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mardi 5 septembre 2006

Christophe Grébert avait déjà été opposé en justice à la mairie de Puteaux, qui lui reprochait d’avoir reproduit sur son blog, monputeaux.com, un article du Parisien assez négatif sur la gestion municipale. Il avait été relaxé, le tribunal reconnaissant sa bonne foi et n’astreignant pas un blogueur aux mêmes règles qu’un journaliste en matière de reproduction d’article. On s’en souvient, c’était en mars 2006.

Vendredi, c’est la 14e chambre correctionnelle du Tribunal de Nanterre qui a condamné Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud pour diffamation et complicité de diffamation à l’égard de Christophe Grébert.

Les faits remontent à janvier. Au hasard d’une promenade, Christophe Grébert croise Charles Ceccaldi-Raynaud accompagné de policiers. Ceux-ci l’immobilisent "manu militari contre un arbre". Pour quel contrôle ? Un mois plus tard l’explication est donnée dans une lettre signée de l’ancien maire de la ville et sénateur UMP, sur le site municipal : ce n’était pas l’homme qui était l’objet du contrôle, mais son appareil photographique, car, explique publiquement la lettre, « l’intéressé possède la fâcheuse habitude de photographier les enfants et de les approcher sans l’autorisation des parents ».

Allusion grossière. "Franchement odieux", écrit Christophe Grébert dans son blog. Il exprime aussi aujourd’hui son soulagement : le père et la fille sont condamnés à verser chacun 2500 euros en réparation du préjudice, plus 3000 euros de dommages et intérêts ("qui me serviront à payer mon avocat", ajoute C. Grébert), et à rendre publique cette condamnation sur le site de la mairie de Puteaux, dans Le Parisien et dans Le Journal du dimanche.

Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud vont, selon la première réaction de leur avocat, faire appel. Les deux ont manifesté une motivation pour une candidature aux municipales prochaines.


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