Infections nosocomiales, le plan stratégique

par Babar
vendredi 23 janvier 2009

La ministre de la santé, Roselyne Bachelot-Narquin, a présenté mercredi, lors d’une conférence de presse le classement des établissements de santé en matière d’infections liées aux soins, autrement dit les IAS (maladies contractées par les patients au sein d’établissements de santé) ainsi que les nouvelles mesures qui seront mises en place en 2009 pour poursuivre la lutte contre ces infections.

Une infection nosocomiale est une infection que l’on développe lors des soins pendant une hospitalisation. « En France, souligne carevox,les infections nosocomiales ont une prévalence de 6.87 % ( lors d’une hospitalisation, un individu aurait donc 6.87 % de risques de développer une infection liée aux soins) ».

Renforcer l’organisation de cette prévention, mieux structurer les actions et agir sur les déterminants du risque. Tels sont les trois principaux axes autour desquels s’articule ce plan stratégique national de prévention des IAS.


Mme Bachelot-Narquin a, selon infirmiers.com, « justifié la nécessité de passer de la prévention des infections nosocomiales à la prévention de l’ensemble des IAS "tout au long du parcours de soins", en invoquant l’émergence de nouveaux phénomènes infectieux ces dernières années ».

Selon le site de santé carevox, « les pathologies associées les plus fréquentes concernent majoritairement des infections urinaires dans 40 % des cas, infections de la peau et des tissus mous ( 10.8 % des cas), des infections du site opératoire (10.3%) et pneumopathies (10%) ».

Le ministère de la Santé, précise enviro2b.com, « a décidé de publier la liste des 162 établissements, mauvais élèves, qui ne mesurent pas la fréquence des infections dans leur site opératoire. “Nous avions 300 établissements il y a un an qui ne suivaient pas ces infections dans les blocs opératoires. Ils ne sont plus que 162 (.) néanmoins, 162 c’est trop”, a estimé Roselyne Bachelot-Narquin ».

Le problème c’est que cette liste ne reflèterait pas complètement la réalité. L’Express est à l’origine d’une polémique à ce sujt. L’hebdomadaire s’est en effet servi de cette liste établie par le ministère de la santé pour établir sa propre liste noire. Une liste sur "laquelle, précise lemonde.fr, figurent 162 hôpitaux et cliniques. Ces centres de soins, selon l’hebdomadaire, sont coupables d’une "absence de suivi des malades opérés"."

Chaque année, rappelle encore le quotidien, 750 000 personnes, soit un patient sur 20, contractent une infection nosocomiale, et 4 000 en meurent. D’où l’annonce mercredi, par Roselyne Bachelot-Narquin, de l’extension du plan spécifique de lutte contre ces infections lancé en 2005.





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