Julien Coupat retrouve la liberté

par Francesco Piccinini
jeudi 28 mai 2009

Arrêté le 15 novembre 2008. Libéré le 28 mai. Plus de six mois après son arrestation et après quatre demandes infructueuses, le principal suspect dans l’affaire des sabotages de lignes de TGV est remis en liberté sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction chargé de l’enquête Thierry Fragnoli.


Julien Coupat, 34 ans, était le dernier des neuf suspects sous écrou dans le dossier du sabotage de lignes de TGV. La justice lui reproche toujours la « destruction en réunion et direction d’une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste  », éléments qui peuvent le mener en cour d’assises.

Jeudi, le parquet de Parquet de Paris a ordonné sa remise en liberté. Le juge d’instruction a suivi cet avis. Julien Coupat sort jeudi après-midi de la prison de la santé où il est incarcéré. Sa mise en liberté est contraignante : il doit demeurer impérativement en Île de France, ne pas renouer le contact avec les huit autres personnes mises en examen et concernées par cette affaire. Il doit également laisser ses papiers d’identité et son passeport au greffe de la maison d’arrêt de la santé.
 
Ce « strict contrôle judiciaire » intervient au moment, selon le Parquet, où la détention provisoire de M. Coupat n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité. De son côté, l’avocate de Julien Coupat, Me Irène Terrel, pour qui ce dossier est politique, se dit satisfaite de cette décision. « Mieux vaut tard que jamais », a-t-elle déclarée.

Julien Coupat, soupçonné d’être le leader d’un groupuscule d’ultra-gauche violent, a toujours clamé son innocence. Soutenu par des associations et des groupes politiques de gauche et d’extrême gauche, il a publié cette semaine une tribune ironique et pleine de verve dans le Monde dans laquelle il concluait : « la situation est excellente, ce n’est pas le moment de perdre courage  ».

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