Le gouvernement renforce les moyens de protection contre la grippe aviaire

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mardi 30 août 2005

PARIS (AP)

Le gouvernement a décidé mardi d’accroître les réserves de médicaments, de vaccins et de masques de protection "pour assurer la santé de tous les Français" en cas d’épizootie de grippe aviaire, a annoncé Matignon dans un communiqué.

Les contrats avec les deux sociétés capables de livrer des vaccins contre un virus grippal nouveau issu de la grippe aviaire et transmissible d’homme à homme "seront modifiés pour assurer la vaccination de toute la population" en cas de nécessité, selon Matignon.

Les réserves de médicaments anti-viraux "seront portées au niveau nécessaire pour traiter, dans l’attente des vaccins, les personnes qui pourraient être atteintes par la maladie ou y être directement exposées", selon Matignon.

Le gouvernement a par ailleurs décidé d’accroître immédiatement les réserves de masques de protection "pour atteindre 200 millions d’unités au début de l’année 2006". Une capacité nationale de production de masques "sera développée en vue d’assurer l’approvisionnement nécessaire pendant la période de pandémie".

Matignon a annoncé ces mesures après une réunion autour de Dominique de Villepin des ministres concernés par l’épizootie de grippe aviaire.

Nicolas Sarkozy (Intérieur), Michèle Alliot-Marie (Défense), Philippe Douste-Blazy (Affaires étrangères), Thierry Breton (Economie), Gilles de Robien (Education), Dominique Perben (Transports), Xavier Bertrand (Santé), Dominique Bussereau (Agriculture), Nelly Olin (Ecologie) et François Baroin (Outre-mer) participeront à cette réunion.

Jacques Chirac a demandé jeudi dernier au gouvernement "d’appliquer pleinement le principe de précaution" en prenant "toutes les mesures de prévention" pour protéger les Français contre la grippe aviaire.

Depuis janvier 2004, des foyers de grippe aviaire à virus H5N1 sont apparus dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, causant la maladie et l’abattage de millions d’oiseaux d’élevage. Depuis 2005, l’épizootie s’est propagée vers le nord-ouest, touchant des élevages de volailles au Kazakhstan et en Russie. Elle menace aujourd’hui l’Europe. AP


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