Les propos d’Eric Besson sur les contrôles au faciès scandalisent les syndicats de police
par 1-Les Brèves d’AgoraVox
jeudi 10 décembre 2009
Les « contrôles au faciès existent ». C’est le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale qui le dit. Sur RTL il a admis que cette pratique illégale existait dans la police. Une déclaration qui a provoqué de vives réactions au sein de la police nationale.
La pratique du « contrôle au faciès », discriminatoire, est, reconnaît le ministre, « largement combattue » par une « immense majorité de policiers ». Ce bémol n’a pas suffit à calemr les syndicats de police. Pour Jean-Claude Delage (syndicat Alliance), il s’agit d’un "dérapage verbal" : « Je condamne fermement ces propos, la police française est républicaine comme l’a dit le ministre » estime le responsable syndical dans le Télégramme.
Nicolas Comte, de l’Union SGP-FO/Unité police (1er syndicat de police), juge que les propos d’Eric Besson sont « inadmissibles », rappelant que ces « contrôles sont illégaux » et s’étonnant, toujours selon la même source, « qu’un ministre de la République puisse laisser supposer le contraire ».
La pratique du « contrôle au faciès », discriminatoire, est, reconnaît le ministre, « largement combattue » par une « immense majorité de policiers ». Ce bémol n’a pas suffit à calemr les syndicats de police. Pour Jean-Claude Delage (syndicat Alliance), il s’agit d’un "dérapage verbal" : « Je condamne fermement ces propos, la police française est républicaine comme l’a dit le ministre » estime le responsable syndical dans le Télégramme.
Nicolas Comte, de l’Union SGP-FO/Unité police (1er syndicat de police), juge que les propos d’Eric Besson sont « inadmissibles », rappelant que ces « contrôles sont illégaux » et s’étonnant, toujours selon la même source, « qu’un ministre de la République puisse laisser supposer le contraire ».
Même son de cloche chez Dominique Achispon (Syndicat national des officiers de police) : « Ces propos irresponsables ne vont pas calmer nos collègues qui sont à bout, notamment dans les quartiers difficiles où ils ont de plus en plus de mal à travailler ».