Les urgentistes tirent la sonnette d’alarme

par Francesco Piccinini
mercredi 19 novembre 2008

Il y a péril en la demeure : « Au mois de décembre, les urgentistes seront absents des services d’urgence : SAMU-SMUR-Urgences. Ils ont travaillé, en moyenne 55 heures par semaine, en étant payés 39 heures. Sur une année, ils auraient donc travaillé trois mois gratuitement. Les urgentistes respecteront donc leurs obligations de service à 39 heures et seront absents des services au mois de décembre. » Tel est le message que l’on peut lire sur le site de l’Association des Médecins Urgentises de France (Amuf)


« Cela fait des années qu’on respecte les assignations et les réquisitions lors des grèves, nous ne sommes plus crédibles, cette fois nous les refuserons », a déclaré le secrétaire général adjoint de l’Amuf, Régis Garrigue à Challenges. Pour le président de l’organisation, Patrick Pelloux « 75% des urgentistes sont en burn-out [épuisement professionnel], on en a ras-le-bol ».

D’où l’appel relayé par le site web de l’Amuf. « Les urgentistes, précise Le Monde, sont appelés à ne pas travailler, même s’ils sont "assignés" par les autorités, contrairement à la grève précédente de fin décembre à fin février, qui avait été essentiellement symbolique puisque les médecins grévistes réquisitionnés avaient continué de travailler."On a mis quasiment un an à avoir un rendez-vous au ministère. On n’est pas pris au sérieux, il faut qu’on passe à une manière d’action plus forte », a encore indiqué Régis Garrigue.



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