Martine Billard, verte puis rouge

par Francesco Piccinini
jeudi 9 juillet 2009

La députée de Paris quitte les Verts. Elle rejoint le Parti de gauche de Jean-Luc. Elle accuse les Verts de glisser vers la droite.

Jean-Luc Mélenchon peut être satisfait. En accueillant Martine Billard, figure emblématique des Verts, il fait un joli coup politique. D’autant qu’elle ne vient pas seule. Paul Ariès, « objecteur de croissance » et directeur du Sarkophage la suit dans cette reconversion.
 
Mélanchon relativise toutefois : « Nous ne les accueillons pas comme les porteurs d’une vérité révélée devant laquelle nous nous écroulerions béats d’admiration ». Médiatique jusqu’au bout des ongles et communiquant hors pair, il reprend la main en s’attribuant le bénéfice de cette opération. Pour le sénateur médiatique il s’agit de « faire ce qui est le coeur du projet du Parti de gauche, un parti creuset ».

Martine Billard quitte les Verts après 16 ans de bons et loyaux services non sans dénoncer « l’évolution au centre, selon 20minutes, que subissent les Verts avec Europe-Ecologie ». Elle déplore que Daniel Cohn-Bendit prône « le rassemblement de tous les écologistes de droite et de gauche » et regrette l’émergence de Génération Ecologie, « parti de droite », selon elle.

Elle s’explique dans un « Appel pour un parti de gauche écologiste », qu’elle cosigne avec Paul Ariès. Tous deux constatent « la demande croissante d’écologie exprimée par le succès de la liste Europe-Écologie aux Européennes (16,28 %) », rapporte Le Point. La députée parisienne donne rendez-vous fin 2009, moment où le Parti de gauche organisera un congrès refondateur afin, souligne t-elle dans Le Point, de « rassembler des écolos antilibéraux et des militants de gauche antiproductivistes ».

 

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