Pour Cavada Paris vaut-il un ministère ?

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mardi 27 novembre 2007

Jean-Marie Cavada tête de liste UMP aux prochaines municipales. Il y a quelques mois, au moment des présidentielles, cela aurait fait rire. Pourtant, depuis hier, c’est la réalité. Cavada, député européen UDF-MoDem, parachuté en plein 12e arrondissement de Paris (alors qu’il réside à Neuilly), la ministre des Finances Christine Lagarde en deuxième place, l’affiche il est vrai tient du canular.

Inutile de préciser que l’UMP en fait des gorges chaudes et que du côté du MoDem on l’a très mauvaise. D’autant plus que le casse-tête du 12e arrondissement vient de se résoudre de façon quasi miraculeuse pour Françoise de Panafieu.

Enfin, si l’on croit aux miracles. Marielle de Sarnez n’y croit pas plus qu’aux malédictions. Plus pragmatique, le bras droit de Bayrou vient d’expliquer dans Libération aujourd’hui mardi 27 novembre que "le départ de Jean-Marie Cavada prouve simplement que Nicolas Sarkozy et l’UMP sont déterminés à tout faire pour empêcher la création d’un grand parti démocrate, libre et indépendant".

Une hypothèse qui s’appuie notamment sur le fait que, selon des sources proches du gouvernement, le président aurait fait miroiter à l’ancien journaliste un portefeuille ministériel pour qu’il accepte de diriger la liste UMP.

Cela n’empêchera pas le MoDem, qui ne croit pas aux chances de Cavada, de présenter sa liste dans le 12e arrondissement.

Quant à l’avenir de Jean-Marie Cavada au sein du MoDem. Il ne change pas : « on ne peut pas exclure quelqu’un qui n’est pas adhérent », précise Marielle de Sarnez au Nouvel Obs.


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