De Cahuzac Jalabert, en passant par Assange ! A qui le tour ?

par bakerstreet
mercredi 26 juin 2013

-En dépit de notre plein gré !

-Le tour se corse ?

-Coureur cycliste, Cahuzac aurait-il refusé de se doper ?

Autant de couvertures auxquels vous avez échappé cette semaine, comme aurait dit Charlie-Hebdo !

A quelques jours du tour de France, l’échauffement des coureurs s'est trouvé quelque peu refroidi, malgré le beau soleil de Corse. L’inénarrable commentateur du parcours sacré, Laurent Jalabert, semble bien être une « victime » supplémentaire de l’édition maudite 1998. Voici, que le journal l’équipe, qui depuis quelques temps fait dans le canard enchaîné sportif, nous a sorti un nouveau scoop.

Le mal sans doute, vient de très loin….Dans le tour 1950, lors d’une étape caniculaire, un coureur algérien, Abdel-Kader Zaaf, assoiffé, prit un bidon que lui présenta un spectateur sur le bord de la route. Malheureusement pour lui, ce bidon contenait du vin. Le résultat ne se fit pas attendre : Ce fut l'assommoir pour le coureur qui, après s'être désaltéré, et légèrement titubant, reprit tant bien que mal son vélo pour repartir dans le sens inverse de la course….Faut-il prendre cette version pour argent comptant ?

Zaaf fut-il une des premières victimes de ce phénomène étrange que Richard Virenque eut le génie involontaire de résumer dans cette formule qui fit fortune en même temps que lui !

C’était dans le tour de France 1998. Le coureur larmoyant, protesta à la télé de sa bonne foi, avant de reconnaître à demi les faits, déclarant « s’être dopé à l’insu de son plein gré…. »

« Laurent Jalabert était positif à l’EPO sur le Tour de France 1998. C’est ce que révèlent des tests rétroactifs menés en 2004 par l’AFLD sur un échantillon d’urine du coureur français. Ces tests avaient alors été pratiqués anonymement mais la commission d’enquête sénatoriale sur l’efficacité de la lutte contre le dopage en France, qui rendra public son rapport le 18 juillet prochain, a exhumé les PV qui permettent aujourd’hui de mettre un nom sur les échantillons testés. Laurent Jalabert qui n’avait jusqu’à maintenant jamais été confondu, évoluait en 1998 au sein de la formation ONCE de Manolo Saiz, récemment blanchi lors du procès Puerto »

Laurent Jalabert, entendu dernièrement par la commission d'enquête du Sénat sur l'efficacité de la lutte antidopage, a fait une déclaration lapidaire, tout en bottant en touche. . « Des corticoïdes pouvaient être administrés pour soigner certaines pathologies. Je ne peux pas dire avec fermeté que je n’ai jamais rien pris d’illicite. Mais je peux assurer qu’à aucun moment je n’ai cherché à rencontrer un médecin pour améliorer ma performance ou participer à la course à l’armement. (...) Ce n’était pas ma culture, pas mon envie. »

Presque du Virenque dans le texte !

Jalabert est-il vraiment ce petit coureur naïf, s’en remettant totalement aux méchantes autorités médicales, qui lui préparaient son cocktail médicamenteux, lui disant que c’était peut être de l’huile de foie de morue ?. « Alors ai-je été trompé ? Je ne le crois pas. On était soigné, mais était-on dopé ? Je ne le crois pas. » 

Pourquoi se serait-il interrogé sur la différence de ces performances, en moins d’une année, quand elles lui étaient profitables. Un matin, vous êtes sur votre vélo, le lendemain vous avez l’impression d’avoir enfourché une mobylette, pour ne pas dire une fusée….

Sherlock Holmes aurait émis deux éventualités : Soit le vélo a avalé un moteur, ou alors c’est le cycliste ! A noter que la première hypothèse n’est pas aussi farfelue qu’elle en a l’air ;car après certaines confidences et révélations techniques embarrassantes, les vélos sont maintenant radiographiés avant le départ ! Ceci afin de couper court à toute rumeur et contestation de victoire, comme ce fut le cas pour l’arrivée du Paris Roubaix, gagné par Cancellara, en 2010 !

Avant d’être le numéro un du cyclisme international pendant plusieurs années, Jalabert fut de 89 à 94 un bon coureur au sein du peloton professionnel, enchaînant surtout des victoires d’étapes au sprint. Ses qualités intrinsèques ne lui permettaient pas néanmoins de briller au plus haut sommet, là où il faut être un coureur complet.

 Dans le tour de France 94, il est victime d’une chute grave lors de l’arrivée d’une de ces tumultueuses étapes de plaine. Il va mettre plusieurs mois à récupérer. 

Il arrive parfois pour un sprinter, de n’être plus jamais le même, après une telle chute. Le degré de puissance, d’acrobatie, de culot et d’inconscience qu’il faut, pour se détacher lors d’un sprint, ne peuvent souffrir du moindre doute, ou d’un retard à l’allumage.

C’est pourtant l’année 1995 qui va le voir émerger au plus haut sommet, dans tous les sens du terme.

Cette année là fut la première d’un long cycle. Sans reprendre tout son palmarès étonnant, on peut constater qu’à partir de l’année 95, il se distingue sur tous les terrains. Il gagnera entre autres Milan San Remo, le tour d’Espagne, des étapes de montagne, le maillot du meilleur grimpeur du tour de France, tout en emportant le championnat du monde du contre la montre. Des performances qui en laissèrent plus d’un dubitatif, mais qui ne troublèrent pas les commentateurs de l’époque, habiles à vous faire avaler des couleuvres, ou disons des chambres à air !

Armstrong, prénom Lance, fer de lance de la puissance yankee, arrogance et duplicité, n’en était pourtant qu’à ses début, première période lui aussi. Juste un rouleur de bon niveau, se faisant distancé dès que la pente s’élevait sèrieusement !... Le corset de fer qu’il installa sur le tour de france et ses acteurs, n’existait pas encore.

Dans le temps, à une époque où l’on se dopait déjà, mais avec des produits moins puissants (anabolisants, et corticoïdes, voire alcool…) on ne transformait pas un âne en cheval de course, comme on disait… Le dopage servait surtout à masquer la douleur inhérente à l’effort, et vous permettait d’aller plus loin, une fois cassé ce fusible donné par la sage nature. La mort dramatique de Tom Simpson, en 1967,sur les pentes du mont Ventoux, fut l’exemple dramatique de l’utilisation d’un cocktail détonnant.

En même temps un sérieux avertissement lancé aux autres ! Comme l’exemple de Phaéton, ce jeune blanc bec, qui dans la mythologie Grecque, perdit les commandes du char de Zeus, et tomba foudroyé, faute de pouvoir maîtriser l’attelage. . 

Mais on pourrait bien sûr tout autant parler d’Icare, qui se brûla les ailes pour avoir voulu se rapprocher trop près du soleil. Pas de tour de Grèce dans l’antiquité, pourtant les anciens savaient ces choses bien mieux que nous , alors que le vélo n’avait d’inventé que le calcul permettant de calculer la circonférence de la roue.

Pour revenir à notre tour, qui est loin d’être exhaustif, jusqu’à l’aube de tous les excès, chacun restait dans son domaine, spécialiste d’un secteur de course. Sans compter pour les moins doués, le rôle historique de « porteur d’eau », dit de « gregario » ou d’équipier modèle et docile, cerf vivant au milieu des seigneurs, qui lui faisait profiter de temps à autre de leurs mansuétudes, afin de gagner une étape, sur les terres du pays natal…Raymond Barthes parlait dans ses "mythologies" du tour, avec des accents de ferveur et de petit garçon versant dans la sociologie et le ravissement.

C’était la France de l’après guerre et du mérite. On gagnait encore sa croûte à la sueur de son front, de son guidon. Les coureurs du tour tenaient du mythe sacré, même et surtout quand ils faisaient moins d’un mètre 60, à l’instar de ce Robic cabochard et têtu. Ce breton qui fut baptisé du nom affectueux de « bicquet » prenait de la hauteur et même des allures de géant dés que la route s’élevait comme un oracle à venir.

On restait à sa place, on disait « monsieur » à ces hommes, comme à tout artisan sérieux, respectueux des savoirs et des différences.

Jean Paul Sartre ne se serait jamais essayé sur un ring, et Raymond Poulidor « la gloire sans maillot jaune » n’aurait jamais tenté de parler du structuralisme, sur le plateau du dernier journal de canal +, de peur d’être ridicule, assis entre deux stars du porno.

. On était au sein du peloton comme de la société, une fois pour toutes conditionné par la nature, la chance, et sa morphologie, pour disputer une part particulière du gâteau.

Il n’y avait rien à dire à ça !

 On n’avait encore jamais vu un sprinter se mettre à grimper les cols comme une chèvre agile, avant de se transformer en grand fauve dans les étapes de plaine, puis en antilope dans les courses contre la montre.

Ces années 90 furent, analyses maintenant à l’appui, celles du début de toutes les folies. Les docteurs Jykell et mister Hyde furent pléthores au sein du peloton, où officiaient tout autant d’étranges Dracula.

 Il aurait fallu être un peu plus curieux pour détecter ces pratiques étranges nocturnes, faites de gymnastique et de pompes, afin d’éviter que le sang trop lourd ne coagule dans vos artères, et ne déclenche un OAP mortel ! Il aurait fallu déceler les traces de perfusion sanguines, et ces poches de sang qui se baladaient, afin de mettre sur pied et surtout sur pédales, ces sortes de monstres de Frankenstein, montant les cols plus vite qu’une mobylette débridée n’aurait pu le faire.

Bien peu de spectateurs, même parmi les plus blasés ne pouvaient se douter à quel point ce peloton aux couleurs chatoyantes, et sentant bon la France éternelle, celle de l’effort, du travail, et du mérite, serpentant sur de petites routes sinueuses et bucoliques, pouvait être à ce point corrompue.

Bien sûr, on entendait déjà des bons esprits tenter de jouer au finaud, et minorer la gravité des faits.

« Au royaume des dopés ils étaient tous égaux, car tous pourris ! Nous déclaraient ils, fiers de leur trouvaille. Et de toute façon, un truc comme faire le tour de France, ce n’est pas avec de l’eau minérale qu’on peut se le permettre ! ».

Propos hautement ridicules, mais repris pourtant sans cesse en échos par tous ceux qui vivaient plus ou moins de la chose ou en profitaient. Les mêmes, derrière un comptoir de bar, tenteront de vous convaincre que les riches sont obligés de quitter la France qui leur pompe leur fric, et défendent Depardieu comme ils défendent Lance Armstrong…..

Il faut savoir que même en dépit de leur propre abandon, tous les coureurs ne se retrouvent pas au même barreau de cette nouvelle échelle, qui éparpille les pièces d’échecs en tous sens : Des pions prennent la force d’une tour, d’un fou, et même d’un roi, pendant que des chevaux ne peuvent plus sauter si joliment qu’avant au dessus des autres pièces.

L’EPO, ce élixir du diable, augmente les performances de certains de 30%, alors qu’elle est presque inactive sur d’autres, ou les rend malades…

Les coureurs professionnels qui font le tour sont des champions hors normes, du premier au dernier. C’est un fait indubitable, que n’importe quel amateur sait, même si beaucoup de ces cyclotouristes pourraient malgré tout boucler eux aussi le tour, quoique pas vraiment à la même moyenne…..

Remarquez que Christophe Bassons fut l’un deux. Membre atypique de l’équipe Festina, ses équipiers diront de lui, qu’avec Patrice Halgand et Laurent Lefèvre, il était l’un des trois seuls à ne pas utiliser de produits dopants.

Bassons, jeune espoir, par ses prises de positons intransigeantes en agacera sûrement plus d’un ! En tout cas il n’y eut pas grand monde pour le défendre, quand en 1999, Armstrong se hissant au niveau de son guidon, après qu’il eut tenté de s’échapper, lui dit qu’il ferait mieux d’abandonner…

..

« Ses accusations ne sont pas bonnes pour le cyclisme, pour son équipe, pour moi ni personne. S'il pense que le cyclisme fonctionne comme cela, il se trompe et c'est mieux qu'il reste chez lui." Déclarera « the american chief » (L'Equipe 17/07/1999).

 Gillles Delion, coureur propre et lumineux, le dernier français à avoir réussi à gagner le prestigieux tour de Lombardie, avant de mettre lui aussi un terme à une carrière très prometteuse, quand il s’apercevra qu’il ne peut plus suivre ceux qui ne pouvaient pas rester l’année d’avant dans sa roue, sera un des rares à s’indigner : "Ce qui m'a le plus révolté, c'est la réaction du peloton, de ses propres équipiers. Mais qu'est-ce qui les gêne à ce que Bassons se soit inscrit en Monsieur Propre ? (...) Dommage que personne n'ait suivi." (L'Equipe 22/07/1999 - rapporté dans Sport & Vie n°56 de Sept/Oct 1999)

Quelle aurait été la carrière de Bassons, s’il avait été fait comme les autres. Au vue des qualités qui lui permettaient de lâcher un Virenque, dans les cols à l’entraînement, et dans les premières courses du printemps, avant que la chaudière ne se mette en marche en milieu de saison, on peut penser que le tableau d’excellence aurait été bien différent !

Pour avoir osé se rebeller, et avoir donné la lumière aux hommes Prométhée fut enchaîné à un rocher, et condamné à ce qu’un aigle vienne lui déchirer chaque jour les entrailles, sans que personne ne vienne ne le défendre.

Mais les souffrances de Prométhée devaient durer jusqu'au jour où Héraclès le délivra, et qu’il gagne l’Olympe.. Les dieux sont réactifs, mais finissent par apaiser leur colère sur le long court, et rendent honneur et hommage aux hommes courageux….Voilà la leçon a tirer de cela.

A vous de reconnaître vos guides, d’être fidèle aux valeurs de votre enfance, ou d’investir dans une de ces marques qui font cette grande caravane publicitaire qui sidère les foules.

Il faut savoir ce que l’on veut.

Un regard lumineux qui ne soit pas celui d’un homme de théâtre ou de politique, comme celui de ce Cahuzac ! Celui qui a à voir avec ce feu, dont Prométhée nous livra le secret transcendantal, voilà tout ce que vous aurez à gagner, en même temps que votre propre estime.

C’est tout de même bien plus que des médailles en toc, et les sarcasmes qui s’accrocheront un jour à vos pas. Punition dont certains sembleront se moquer, il est vrai, tant les sous et la puissance de la gloire semblent pour certains être le seul intérêt. 

Voilà un siècle que ce tour a commencé, subjuguant le regard des enfants hébétés, voulant croire au mythe, à la magie. Son parcours, ses histoires, ses faits d’armes et ses faits divers se sont conjugués avec l’évolution de la société. Les forçats de la route, dont parlait Albert Londres dans les années 20, ont traversé les années de nationalisme, pour faire place à des coureurs étranges, aux performances au delà du réel.

 Leurs maillots, ne sont plus qu’un assemblage étonnant de publicités et d’intérêts mercantiles, qui exigent retour sur investissement.

Depuis l’ouverture du grand marché, et l’abolition des frontières, le libéralisme économique, et l’absence de règles, qui préside au développement des fortunes semblent avoir pris le pas sur toutes autres considérations.

Laissez-vous porter par la magie des images : ! Ne demandez pas d’ explication, cela pourrait nuire à votre confort, avant qu’un jour cela ne nuise même à votre sécurité. Voilà le sens des mots fielleux qu’Armstrong lançait à Christophe Bassons, mais aussi à nous tous !

Ce tour, de moins en moins national, possède de plus en plus de coureurs étranges....Mais restons positifs ! Effaçons l’ardoise ! Parlons des espoirs…De Snowden et d’Assange par exemple !

Edward Joseph Snowden, ancien militaire travaillant au sein des organismes de défense américaine, a sacrifié une vie confortable et aisée, pour révéler au monde l’emprise des services secrets sur les communications de millions de gens.

 Il explique : « Je suis prêt à sacrifier tout cela parce que je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d'Internet et les libertés essentielles pour les gens tout autour du monde avec ce système énorme de surveillance qu'il est en train de bâtir secrètement »

Il nous révèle que le simple fait d’avoir tapoté comme je l’ai fait les simples mots de wikileaks, m’a fait rentré aussitôt dans l’œil du cyclone américain. Un drône meurtrier me tombera-t-il dessus avant la fermeture de l’article ? Tout cela nous ramène aux temps anciens de la RDA,de son régime de surveillance paranoïaque, et de ces sportifs dopés, battant record sur record. "Les temps sont en train de changer", nous avait prévenu Bob Dylan. Pas sûr que ce soit comme il l'espérait !

Julian Assange, citoyen australien, connu pour ses actions au sein de wikileaks, organisme qui a mis en ligne des documents top secrets révélant de la défense des états unis, est obligé de se terrer dans l’ambassade de l’équateur à Londres. « L’organisation de fuites constitue une action intrinsèquement anti-autoritaire », revendique t’il ainsi.

 Ces deux citoyens du monde, qui se sont rebellés contre l’impérialisme et le diktat d’un empire, dont les méthodes rappellent les pires prédictions de George Orwell, appartiennent à la même catégorie d’hommes que Christophe Bassons, opposants de tous les big brothers.

Des types qui placent certains idéaux, plus hauts que le culte de l’arrivisme ! 

Leur équipe est une vieille équipe du tour ! Elle a pour nom « La Prométhée ! » On dit que c’est une multinationale de la justice et de l’éclairage, mais qu’EDF ne fait pas partie de ses actionnaires ! Elle a compté dans ses rangs de véritables géants : Rappelez vous des exploits de Mandela, ce franc tireur dont personne n’aurait parié un copeck ! Et de Gandhi, dit « le Mahatma », aussi chauve que Marco Pantani le fut en 98, avant de mourir d'une overdose ! Il faisait comme l’Italien vibrer les foules, mais pas pour les mêmes raisons. En tout cas, il réalisa la plus grande échappée de l’histoire dans sa route du sel…..

Ombres et lumières... Cahuzac et Virenque.... Snowden et Assange :Voilà nos deux hommes à leur tour pris pour cible, transformés en bouc émissaire, obligés de fuir, de se cacher, après avoir osé révéler la vérité, et éclairer les murs de notre grotte obscure, grâce au feu que Prométhée leur a donné.

 Mais il semble bien que beaucoup n’en fassent pas usage…. Depuis le mythe de l’ouest, l’Amérique s’est pourtant distinguée pour raconter des histoires d’hommes, courageux et entiers, s’opposant parfois tout seul, au péril de leur propre vie, à la meute des braves gens et des combinards.

Sans parler de l’ombre du totalitarisme, et de la menace pour nos libertés chéries, caricaturé à l’époque par les rouges… On voudrait bien que ce ne soit pas qu’au cinéma, et que la statue de la liberté ne soit pas faite de carton-pâte, ou pire, ne soit embarquée à Guantanamo, dans une combinaison orange, mains et pieds liés, pour avoir oser se baptiser d'un nom pareil !

Mais déjà une autre étape !

Laurent Jalabert, Richard Virenque, affublé dans sa roue de Cahuzac, ce grand escogriffe, les yeux dans les yeux, la main sur le cœur, jurant qu’ils sont propres et honnêtes, sont bien loin derrière ! Rien finalement que des petites mains !...Toute une triste légion en marche, vers un avenir incertain.

A l’insu, sans doute, une fois de plus, de leur plein gré…. Au royaume des simulacres, au delà des illusions, sachons qui encourager et applaudir à tout rompre ! 

Pour que vive le tour !


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