Fraude au clic sur Adwords : participer ou pas la class action Google ?

par David Degrelle - Expert SEO
lundi 12 juin 2006

Google reconnaît implicitement que la fraude aux clics ou clics incorrects est un problème bien réel sur son réseau Adwords et préjudiciable à tous les annonceurs Google Adwords.

Pour éviter tout procès, Google à choisi un règlement à l’amiable, d’un montant de 90 millions de $, à travers une class action, un recours collectif possible aux Etats-Unis et au Canada.

Tous les annonceurs Adwords peuvent demander un dédommagement à Google à partir du 19 juin et jusqu’au 4 août 2006. Au-delà du 4 août 2006 les demandes seront rejetées.

Yahoo ! Search sera-t-il le prochain réseau PPC et moteur à passer sur le grill sur ce sujet épineux des liens sponsorisés ?

Tout vient du procès contre Google intenté par Lane’s Gifts and Collectibles et Max Caulfield à Google, qui accusent le moteur de rupture de contrats, d’enrichissement abusif et de participation à une conspiration civile, en ne parvenant pas à détecter et à faire cesser adéquatement la fraude par clic et d’autres clics invalides ou abusifs sur des publicités en ligne.

Pour éviter ce procès, et d’autres à venir sur ce thème, Google a choisi un règlement à l’amiable de 90 millions de $ avec Lane’s Gifts and Collectibles et Max Caulfield à travers une class action, un recours collectif possible aux Etats-Unis et au Canada.

Tous les annonceurs Adwords à travers le monde sont concernés et participeront automatiquement à cette class action sur la fraude aux clics chez Google. Pour cela ils devront toutefois remplir un formulaire prévu à cet effet à partir du 19 juin et jusqu’au 4 août 2006 pour demander un crédit publicitaire à Google. Au-delà du 4 août 2006, les demandes seront rejetées.

La procédure consiste à certifier le pourcentage des publicités qui, selon vous, ont été affectées par la fraude par clic sur vos campagnes entre le 1 janvier 2002 et maintenant.

Si Google accepte la demande de crédits publicitaires, l’annonceur percevra 0,05% du montant demandé. Par exemple, si le préjudice estimé est de 10 000 €, l’annonceur percevra 5 € sous forme de clics - et pas en argent.

En prenant automatiquement part à la class action, les annonceurs s’interdisent dans l’avenir toute demande de crédits de clics ou procès à Google pour motif de fraude au clic.

Pour ne pas prendre part à la class action, il faut faire une demande pour s’exclure de la procédure avant le 19 juin 2006 ou si vous n’aimez pas le règlement à l’amiable, vous devez envoyer votre objection par courrier aux trois avocats dont les coordonnées se trouvent dans le document à télécharger.

Télécharger les conditions complètes (en français) : http://www.clicksettlement.com/pdf/gogl1_French.pdf

C’est toute la perversité du couple Adwords/Adsense qui est mis au grand jour, dont le nouveau jeu consiste pour certains à créer des sites vides de contenus, généralement bien référencés dans les résultats naturels, bourrés de liens sponsorisés Adsense.

Dans le pire des cas il existe des équipes de cliqueurs, basées en Chine ou en Inde, qui permettent de contourner les outils de détection de fraude au clic. Plus anecdotique, la fraude aux clics provenant des concurrents de l’annonceur, en cliquant régulièrement sur les liens sponsorisés Adwords afin de faire augmenter le budget dépensé.

Avec des coûts au clic compris entre 1€ et 10€ le clic sur certains secteurs, il devient très rentable de constituer des équipes pour cliquer, et en déjouant les outils de protection de fraude aux clics dans des pays où le salaire de la journée est l’équivalent d’une centaine de clics !

Durant les quatre années passées, on estime que la fraude au clic aurait coûté près de 5 milliards de $ aux annonceurs. La fraude au clic représente en moyenne 14% des clics selon Click Fraud Index et compte parmi les pays les plus actifs : la Chine, la France !, l’Angleterre, l’Afrique du Sud, l’Australie, l’Egypte et l’Inde.


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