L’influence que l’on peut exercer travers la presse Internaute citoyenne est-elle effective ?

par anthelitia
lundi 5 janvier 2009

 

La presse virtuelle, du seul fait qu’elle est par nature une activité humaine, n’échappe pas à la question de l’influence cependant en définir les termes est une entreprise aussi complexe que délicate.En effet, en s’en remettant aux différentes formes qu’elle revêt, il est assez enfantin de remarquer que les styles s’étendant du caustique à l’analytique, dont les appellations pourraient être empruntées aux genres pamphlétaires et scientifiques avec entre une myriade de discours qui devraient être pensés en terme de typologie, exercent une certaine prise sur toute personne susceptible de s’y intéresser. Et il serait malhonnête de préjuger que l’existence de cette presse subsumée sous différents genres ne puisse être une certaine étendue de jugements ni un support de cette activité intellectuelle.
 
Pour autant exercer son jugement revient aussi dans cette circonstance à lui opposer sa relative vérité, ainsi, est-ce que ce support nous permet de faire surgir ce que nous pensons ?

Répondre par la négative à cette question reviendrait à mettre à mal notre propre activité réflexive. Entrons tout de même dans cette perspective. Et supposons que se réactualisent des traditions du penser depuis Descartes appréhendant le cogito et la cogitation souverainement et ceux qui y opposent une souveraineté toute relative de l’homme dont le plus fervent critique serait Rimbaud pour qui « on ne devrait pas dire je pense mais on me pense ».

D’ailleurs,ce qui fait encore sens aujourd’hui n’est pas tant la moindre toute puissance de l’homme que la déliquescence de son soi-disant pouvoir de penser après des siècles et des siècles de réflexion, de pensées, de penseurs, de penseuses, liés par tout moyen que nous sommes à la pensée historicisée, dans laquelle bien souvent englués, nous nous débattons tant bien que mal avec les schèmes, les structures, les concepts, les notions, les idées que nous ont légués nos ancêtres.

Aussi se réapproprier notre penser reviendrait très simplement à éviter toute tentative d’imitation, de reconduction de la pensée d’autrui et d’achopper notre faculté de juger sur notre propre faculté de juger opérant dans notre jugement un prisme fondateur de l’acte de penser par soi-même.

La presse internaute est-elle fondatrice de ce prisme ? 
 


On pourrait l’admettre dès lors que les références, quoique utiles et nécessaires à la compréhension d’un article, ne noient pas la pensée d’un(e) auteur(e) dans le fond de justifications alors qu’il serait tout autant judicieux d’appréhender à nouveau dans quel état d’esprit ces références sont fondamentales pour asseoir la pensée. 

NOTRE EPOQUE est en marche comme toutes les autres époques cependant la question n’est plus d’être en symbiose avec ce que nos prédécesseurs ont ou non maîtrisé. Ni par conséquent de tirer des leçons de LEUR HISTOIRE

Qui aujourd’hui peut réfuter que la crise que nous traversons est une crise sans précédent ! La cause fondamentale est que NOTRE HISTOIRE est en marche sans aucune référence pour s’y arrimer. 

N’est-ce pas là le tournant le plus prismatique de notre pensée ?

On comprend assez bien qu’en se prêtant au jeu d’une définition de la crise, en s’acheminant notamment vers des schémas entre autres structurels et conjoncturels, on ne sort pas de ce qui la glose, à moins que l’intérêt soit d’exhumer, via la presse internaute, son existence selon des caractéristiques qui ne lieraient pas chacun(e) d’entre nous à une attitude définitionnelle conventionnellement admise. Altérant le risque, certes bénéfique, de scléroser la pensée virtuelle de la crise dans un vase hermétique aux styles foisonnants bons à être admirés seulement parce qu’ils sont le fruit d’une existence sur Internet.

Changeons de perspective...

La crise ne doit pas fasciner sous prétexte qu’elle est dans l’emprise de structures virtuelles.

La crise ne doit pas être banalisée, car mondiale, elle devient presque normale.
 La crise doit être redéfinie à travers sa nature, son essence.

La presse virtuelle retrouvera-t-elle alors ses réels et véritables points d’ancrage ?

Sans aucun doute...Vraisemblablement...Peut-être...L’heure n’est pas aux balbutiements ni aux galimatias que nous livrent parfois notre langue, nos représentations, nos doutes, nos illusions, nos convictions, nos opinions.

Il est nécessaire de marcher avec son temps dans une action citoyenne alimentée par des témoignages constants sur la crise que l’on pourrait enfin évoquer au sens large du terme.

« Comprendre pour enrichir en profondeur » disait Lucien Febvre.

Et pourquoi pas se concevant mieux , s’énoncerait-elle plus clairement aurait tenté Boileau évitant de nous méprendre sur ce qui est et advient.


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