6€ le litre de biocarburant base d’algues

par Ecoloteky
mercredi 8 avril 2009

Alors que l’on parie beaucoup sur le développement des carburants verts, il n’est pas inutile de rappeler certaines réalités économiques qui en font, pour l’instant, des objets impropres à une consommation de masse.

Pas de solutions miracle en vue du côté des biocarburants, comme le précise AltDotEnergy qui revient sur la dimension économique de la production de carburants à partir d’algues. Les témoignages recueillis par l’excellent site d’info sur les énergies alternatives jettent un froid certain sur les enthousiastes de la voiture verte.

John Benemann, directeur d’un programme international sur les biocarburants, explique où réside le problème : « Même si la R&D s’avère fructueuse techniquement et économiquement (c’est à dire quelles que soient les conditions de l’économie mondiale), je suis désolé de dire que le manque d’espace et d’eau font que les algues ne pourront pas résoudre le problème du réchauffement climatique ». Jusqu’ici rien de bien nouveau, même chez les plus optimistes, on sait qu’il faudra dans les années à venir développer plusieurs sources d’énergies vertes pour atteindre un « mix énergétique » satisfaisant.

Le problème réside plus dans le prix de ce carburant vert. Ainsi l’étude de Krassen Dimitrov montre t-elle qu’un prix « viable » pour le carburant à base d’algues serait de 20$ le gallon, soit, après conversion, environ 4€ le litre. Le prix de l’essence classique aurait donc encore une belle marge devant lui ! Mieux, ou pire, c’est selon, Bryan Wilson, fondateur de Solix BioFuels, estime qu’un prix viable atteindrait même les 33$ pour un gallon, soit environ 6€ le litre. « Nous pouvons produire du biocarburant à base d’algues, mais à un coût de revient de 32,81$ le gallon, à cause de l’énergie requise pour faire circuler les gaz à l’intérieur des bioréacteurs où l’algue pousse, sans parler de l’énergie nécessaire à l’assèchement des algues ».

Et c’est bien là que le bat blesse : le surcoût est lié à une dépense d’énergie, c’est à dire que la production de biocarburants (sous cette forme là, en tout cas) est énergivore… ce qui fait un peu tâche. Le programme reste donc d’actualité pour la recherche, mais pas pour une commercialisation.

TechnoPropres
 

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