« Capitalism : A love story » - Moore le capitalisme !

par Napakatbra
lundi 23 novembre 2009

« Capitalism : A love story »... qui n’en finit pas de finir mal. Deux ans après Sicko, Michael Moore revient en force, dénonçant les ravages du capitalisme sauvage à la sauce américaine. Vive la crise  !

"Capitalism : A love story". Le dernier film de Michael Moore, dans les salles le 25 novembre prochain. Au menu, la question qui fâche : quel prix les Etats-Unis paient-ils leur amour aveugle du capitalisme ? Quand tout va bien, c’est le meilleur des systèmes et tout le monde y trouve son compte : les frites crépitent et le Coca coule à flots. Mais quand la machine se grippe, ça devient du grand n’importe quoi, une anarchie ultralibérale (au sens européen) dont seuls sortent gagnants... les riches qui ont leurs entrées au gouvernement. Telle est en substance la conclusion - un brin simpliste mais plutôt bien étayée - de l’agitateur Michael Moore, qui appelle quasiment à la révolte en guise de chute finale.

Un film réalisé au lance-roquettes

Tout y passe. Des familles expulsées de leur logement, pourtant remboursé jusqu’au dernier cent mais hypothéqué grâce à cette géniale invention que sont les subprimes. Des cohortes d’autoproclamés "vautours", qui lorgnent sur ces pépites au prix inégalable. Des pilotes de ligne endettés sur vingt ans pour avoir financé leurs études à crédits et... payés 20 000 $ par an, ce qui les contraint à pointer à la soupe populaire ou à trouver un job d’appoint. Des étudiants contractant des prêts de 100 000 $, qui devront les rembourser au quintuple, faute de trouver un boulot assez rémunérateur.

Le plan Paulson, un "coup d’Etat financier"

Des gamins illégitimement envoyés en centre de rétention au prix de petits arrangements sonnants et trébuchants entre les gérants de la geôle et un juge véreux. Des prêts quasiment gratuits accordés en loucedé par des banques aux plus hauts représentants de l’Etat, dont le responsable de la lutte contre... la fraude aux prêts bancaires. Juteux business. Ce "coup d’Etat financier" que constitue le plan Paulson (de sauvetage des banques), voté en extrême urgence en contrepartie de supposés "cadeaux". Bling bling. Les centaines de milliards de dollars injectés dans les banques qui profitent surtout à une minorité... ceux qui se sont succédé au gouvernement, à savoir les principaux dirigeants des banques américaines. Le hic, c’est que personne ne sait où est parti l’argent... ce qui n’émeut pas grand monde. Curieux...


Capitalism : A Love Story - Bande-annonce VOSTFR
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