De la retraite des femmes...

par Jacques Valat
samedi 6 mars 2010

L’Espagne est en transe. Zapatero souhaite faire passer l’age du départ à la retraite de 65 ans aujourd’hui à 67 ans, prochainement. La droite de Rajoy (PP) se mobilise en dénonçant la politique économique des socialistes qui a conduit l’Espagne au bord de la faillite, leur reprochant de charger un peu plus les actifs plutôt que de mettre en place un projet ambitieux d’emploi des jeunes et des femmes.

Mais comme l’Ump en France, le chef du gouvernement madrilène s’appuie sur le même argument (incontestable à ses yeux), celui de l’allongement de l’espérance de vie (donc du paiement des pensions), pour augmenter le nombre de trimestres cotisés. Avec (bien sûr) l’introduction d’une nuance sociale au bénéfice de tous les travailleurs ayant effectués des tâches pénibles. Pour eux, l’espérance de vie étant plus basse (constat cynique et riche d’enseignements), le départ à la retraite serait avancé.

Donc, qu’ils soient de gauche ou de droite, nos gouvernants européens partagent la même analyse et veulent ajuster l’age de la cessation d’activité à l’espérance de vie de chacun.

Je me pose, alors, une simple question. Comment se fait-il que nos dirigeants, toujours prompts à sortir de leurs chapeaux des idées géniales, n’aient pas remarqué que les Européennes disposent de 7 années supplémentaires d’espérance de vie comparativement à leurs compagnons masculins ?…

En voilà une bonne idée qui me vient à l’esprit. La gent féminine et laborieuse du continent devrait (en toute logique) partir à la retraite 7 ans plus tard. Elle disposerait, ainsi, de plus de temps pour compléter ses cotisations souvent mises à mal par des années de temps partiel passées à élever ses enfants.

Sans aucun doute, cette mesure remettrait à flot les caisses de retraite tout en participant au rétablissement de l’égalité des sexes dans le travail.

Jacques Valat (Créateur/Administrateur de “La lettre ouverte“)


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