En attendant Godot ? Nouvelle clés socialistes…. ?

par eric
vendredi 27 juin 2014

En attendant Godot est une piece de Samuel Beckett . Si les critiques la situent dans le courant du théâtre de l’absurde, l’auteur lui a toujours trouvé ce jugement... absurde.... Le théâtre de l’absurde montre une existence dénuée de signification mettant en scène la déraison du monde dans laquelle l’humanité se perd. Evidemment, tous le monde s’est empressé de rechercher des clés interpretatives rationelles...

Avec les annonces concernant la situation de l'emploi, notre gouvernement vient peut etre d’en decouvrir de nouvelles....

Michel Sapin, notre Ministre des finances, nous annonce que « la croissance a été trop plate pour faire baisser le chômage »
http://tempsreel.nouvelobs.com/social/20140626.OBS1844/chomage-en-mai-sombres-previsions-de-l-insee.html
Et compte tenu de ce que nous coûtent les emplois sans avenir et autre rustines, c’est peu de le dire.
Bref, eux n’y sont pour rien... Et ils attendent....
Heureusement, « le pouvoir d’achat des ménages et les marges des entreprises vont augmenter... ! »
Comme on est en pleine crise, que la croissance prévue est proche de zéro et qu’a population croissante, cela veut dire que la richesse par tête diminue, on ne peut s’empêcher de se poser des questions... Avec le coup de pouce aux entreprises du « pacte de compétitivité » la soit disant maitrise de la dépense publique et de l’endettement, d’où vient cet argent ? De la baisse des prestations sociales ? Peut être...

Ou va-t-il, c'est plus clair. L’exonération de l’impôt sur le revenu pour une partie de la classe moyenne supérieure, qui vote socialiste plus qu’a son tour doit y etre pour quelque chose. Vals avait annonce 350 euro d’économie pour un célibataire contre 10 euro par an de hausse du RSA. Effectivement, avec des riches aidés a hauteur de 35 pauvres, globalement, on doit s’y retrouver...

Mais bon, n'oublions pas que nous sommes dans du théâtre de l'absurde.

Pour le reste, on peut relire la pièce ou bien son résumé sur wikipedia.


http://fr.wikipedia.org/wiki/En_attendant_Godot#R.C3.A9sum.C3.A9
Je copie pour ceux qui ont la flemme d'ouvrir des liens.
Acte I Deux vagabonds, Vladimir et Estragon, se retrouvent sur scène, dans un non-lieu « Route de campagne avec arbre » à la tombée de la nuit pour attendre « Godot ». Cet homme — qui ne viendra jamais — leur a promis qu'il viendrait au rendez-vous ; sans qu'on sache précisément ce qu'il est censé leur apporter, il représente un espoir de changement. En l'attendant, les deux amis tentent de trouver des occupations, des « distractions » pour que le temps passe.
Des inquiétudes naissent : est-ce le bon jour ou le bon endroit ? Peut-être est-il déjà passé ? Que faire en attendant ? Au milieu du premier acte, un autre couple entre en scène : Pozzo et Lucky. Le premier est un homme très autoritaire, le propriétaire des lieux si l'on en croit son discours. Le second est un Knouk, une sorte d'esclave, un sous-homme tenu en laisse, que Pozzo commande tyranniquement. Le jeu continue quelque temps, Estragon reçoit des os de Pozzo. Pour Vladimir, le traitement subi par Lucky est une honte, un scandale ajoute Estragon, mais sans réelle conviction. Peu de temps après, les deux vagabonds infligeront les mêmes sévices à Lucky. À la demande de Pozzo, Lucky interprète une danse, la « danse du filet ». Muet le reste du temps, il se lance ensuite dans une tirade de plusieurs pages sans aucune ponctuation, morcelée et inintelligible. Les deux nouveaux venus disparaissent, et les deux vagabonds se retrouvent à nouveau seuls sur scène.
Godot n'est pas encore venu. Un jeune garçon apparaît, envoyé par l'absent pour dire qu'il viendra demain. Vladimir a l'impression d'avoir déjà vécu cette scène, mais le garçon ne se le rappelle pas. Fin de l'acte I.
Acte II, la lumière de la scène se rallume sur le même décor. Seul l'arbre a changé d'apparence : il a quelques feuilles. Au début de l'acte, en l'absence d'Estragon, Vladimir est « heureux et content », ce qui fait de la peine à Estragon à son arrivée sur scène : « Tu vois, tu pisses mieux quand je ne suis pas là ». Le premier acte se rejoue à l'identique, plus rapide et avec quelques variations. Estragon ne se souvient pas du jour précédent malgré les efforts de Vladimir pour le lui rappeler. Arrivés sur scène, Pozzo et Lucky tombent au sol. L'aide se fait attendre, Estragon souhaitant la monnayer, et Vladimir se lançant dans des tirades sur la nécessité d'agir. Pozzo affirme être devenu aveugle et Lucky est devenu muet, mais il ne se rappelle plus quand, « un jour pareil aux autres ». Après leur départ, étant le seul à se souvenir des événements de la veille, Vladimir réalise la futilité de son existence. La fin de la pièce ne réserve aucune surprise : le garçon de l'acte I vient délivrer le même message, sans se souvenir être venu la veille. Les deux compères envisagent de se suicider en se pendant à l'arbre. Estragon dénoue sa ceinture, son pantalon tombe. Ils y renoncent car ils cassent la ceinture en voulant s'assurer de sa solidité. Enfin, un dernier échange : « Allons-y » dit Estragon. « Ils ne bougent pas » précise Beckett en didascalie.


On s’y croirait ! Et toute ressemblance avec des personnages ou situations existants ne peut être que qualifiée de prophétique.... !

Tu mets emploi, croissance, reprise, pouvoir d'achat ou meme "changement maintenant" a la place de Godot, et tu te rends compte que notre gouvernement attend de facon répétitive... Mais nous aussi... !

Qu’on ne s’y trompe pas ! Beckett reste seul juge. S’il est vrai que le seul changement maintenant, ce sont les feuilles de l’arbre au gré des saisons, Godot n’est pas nécessairement la croissance, l’emploi ou le pouvoir d’achat. Bien malin aussi qui répartirait les rôles de Vladimir, Estrangon, Pozzo et Lucky. Le messager ? L' Insee ? Une piste...
A la gauche de la gauche, on reconnaitra facilement Sarko ou n’importe quel Patron dans le role de Pozzo, le peuple Lucky, Vladimir et Estrangon Hollande Vals, Mais c'est parce qu'ils ont oublié pour qui ils ont voté hier...ou qu’ils ne comprennent pas que les un et les autres auraient besoin de l’aide des deux autistes, le muet et l’aveugle...Mais eux, attendent Godot...

Non, les nouvelles clés de lecture, que ce pouvoir nous offre de cette pièce, c’est l’abstention et... le pantalon....
Les premières semaines de la représentation, la moitié de la salle sortait après le premier acte. Il est patent que les scores du PS aux élections ont été divisés par deux. Les spectateurs restant passaient le second acte a se battre entre eux...On y est.
« A la fin de la pièce, Estrangon doit baisser son pantalon. L’acteur refusait, trouvant cela ridicule. Beckett expliqua que c’était l’élément le plus important de toute la pièce... Après de longues négociations, L’acteur accepta. Le pantalon tomba. L'effet produit fut assez inattendu : ce fut un des rares moments de Godot où personne ne rit..... »

Toutes les interpretations restent possibles.
Si on s’identifie aux vagabonds, on pourrait être tenté de penser que ce pouvoir envisage des gestes apparentés a ceux « d’un comique controversé que la morale reprouve ». Godot, ce serait ce pouvoir. Mais il est bien précisè par l'auteur qu'il ne se passe rien...
Dans une autre hypothèse, le PS vient de se prendre une fessée. On devine une déculottée a venir.

Mais effectivement, dans tous les cas de figure, cela ne nous donne pas envie de rigoler.....

 

PS : Un lien a l'appui de l'illustration etablissant que les interpretations les plus absurdes ne sont pas les plus invraisemblables... Loin d'etre irrespecteux, ll s'agit d'un santon traditionnel des creches Catalanes, sans doute remontant a des mythes paiens, representé dans la pose rituelle de la fertilisation...http://www.paperblog.fr/5912773/francois-hollande-star-des-santons-chieurs-de-noel-en-catalogne/


Lire l'article complet, et les commentaires