Immobilier franšais : Apocalypse en vue ?

par Lionel S.
samedi 10 novembre 2012

L'immobilier est la valeur refuge par excellence des français depuis des décennies. Malheureusement, certains faits démontrent que le calvaire des propriétaires espagnols pourrait frapper le patrimoine privé de notre pays. Si vous êtes actuellement vendeur de votre bien, lisez attentivement cet article.
"L'immobilier, çà montait, ça monte et çà montera toujours, jusqu'à ce que mon appartement 3 pièces à Paris intra-muros achète la planète Mars !".
 
Soyons sérieux cher propriétaire, cela ne peut pas continuer ainsi !
 
Depuis que j'ai démarré mon activité en 2004, j'explique à mes clients que la pierre, au-délà d'être financée par ses propres revenus, se finance soit  :
 
Ces agents économiques sont parfois réunis pour payer une même acquisition, notamment dans l'investissement locatif avec avantage fiscal.
 
Mais une grande majorité de la population achète leur résidence principale par le crédit bancaire et prie pour que la hausse des prix leur garantisse une plus-value en cas de revente.
 
Mais ces 3 "contributeurs" sont sur le point de se dérober au même moment sous nos pieds... et le cauchemar pour les banques, leurs clients vendeurs et l'insolvabilité de la nation planent au-dessus de nos têtes.
 
Les prix immobiliers actuels n'ont plus aucune raison d'être à l'endroit où ils se trouvent et le marché est sur le point de corriger l'aberration économique française.
 
Cette spirale déflationniste pourrait nous emporter dans une crise plus profonde que celle vécue par les espagnols ou les américains et coûter la faillite de notre pays.
 
Depuis 2002, une bulle spéculative géante s'est formée sur le parc immobilier français et nous constatons que les prix sont presque 2 fois au-dessus de la valeur historique en rapport avec le revenu des ménages :
 
 
Voyons comment nos 3 contributeurs s'organisent pour mettre un terme à cette anomalie économique :

1- Les banques : effondrement de 30% en 1 an

En octobre 2012, le Crédit Logement, organe central de garantie des prêts pour le logement a constaté une chute historique de 30% de distribution de crédits à l'habitat par rapport à l'année précédente : cela signifie qu'il y a 30% d'acheteurs en moins dans les cabinets de notaire par rapport à 2011.

 

Qui dit moins d'acheteurs, dit baisse des prix...

 

2- Les locataires : 17% de chômage réel

3 millions de chômeurs officiels selon l'INSEE. Soit 10,2% de chômeurs (une plaisanterie sur les vrais chiffres).

Rappelons que cet organisme ne diffuse au public et dans la mass-média que le nombre de chômeurs de catégorie A (demandeurs sans emploi tenus de faire des actes positifs de recherche)... et les autres, ils comptent pour du beurre ?!

Si l'on additionne les catégories B , C, D et E, ce sont seulement 2 millions de personnes inutiles aux statistiques : soit un taux de chômage réel de 17% (20% si l'on compte les DOM-TOM) !

La source de ces chiffres est ici : travail-emploi.gouv.fr

Soit 17% de la population métropolitaine incapable d'obtenir le moindre logement locatif dans le parc immobilier privé : à moins d'accepter de prendre le risque d'accepter un fort risque d'impayé.

 

3- Les cadeaux fiscaux : c'est fini !

Depuis 2002, les lois de défiscalisation ont toujours été de plus en plus attractives au fil des ans : de la loi Besson à la loi Scellier nous sommes passés d'une déduction sur le revenu imposable à une réduction directe sur l'impôt et du revenu locatif imposable !

La hausse continue des avantages fiscaux sur l'immobilier locatif a donc contribué à une hausse du nombre d'acheteurs et donc à la hausse des prix.

Mais fin 2012, marche arrière ! La loi Duflot met au régime la généreuse Loi Scellier.

2013 signe la fin d'une hausse continue de 11 ans des avantages fiscaux accordés aux investisseurs.

CONCLUSION :

La baisse de distribution de crédits à l'habitat, l'évaporation du nombre d'actifs dans une population vieillissante et le retour de bâton fiscal auront l'impact suivant : les prix immobiliers actuels vont rapidement tomber de leur état de lévitation avancée d'ici mi-2013 et pourraient poser un sérieux problème de dépréciation aux banques détentrices des prêts accordés à leurs clients.

Le phénomène immobilier espagnol est sur le point de se reproduire en France avec des conséquences catastrophiques pour les comptes publics. Si le Crédit Immobilier de France vient de faire les frais d'une anticipation de l'éclatement de la bulle immobilière, notre pays est incapable de supporter la nationalisation de l'ensemble de son système bancaire !


UN CONSEIL : Si vous êtes vendeur d'un bien, faîtes en sorte de vous débarrasser maintenant de ce qui pourrait devenir votre pire cauchemar dans les mois à venir. N'oublions-pas que l'Etat, faute de moyens financiers adaptés, est entré dans une politique de confiscation de la propriété (lire cet article sur mon blog)... Dans ce contexte, nous pourions voir des prix divisés par 2 dans les grandes métropoles...


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