L’énergie des marées : silencieuse et surpuissante

par Ecoloteky
jeudi 12 mars 2009

Après vous avoir présenté les énergies des vagues, voici la seconde partie de notre bilan 2008 sur les énergies marines, avec cette fois-ci les possibilités d’utiliser la force titanesque et silencieuse des marées.

Après avoir dressé le bilan des énergies marines basées sur le mouvement des vagues, nous nous intéresserons à la sous-catégorie « marémotrice » de cette énergie renouvelable et finalement très nouvelle. Si l’on connaît assez bien le principe des stations postées sur les embouchures de fleuves et rivières, on parle moins de l’énergie des marées et des courants marins au large, et pourtant il s’agit bien du même principe : capter les flux marins pour actionner des turbines. A titre de comparaison, pour un courant « fort » de 6 à 9km/h, une turbine de 15 mètres de diamètres produit autant qu’une éolienne de 60m de diamètre.




Seagen (voir la vidéo ci-dessus), fabriqué par le britannique Marine Current Turbines, a fait voler en éclat le précedent record de génération d’électricité marine, à 1,2MW contre 0,3 précédemment. Sur le papier, il s’agit d’un système assez simple qui s’apparente à un moulin sous-marin. Seagen fournit ainsi de l’électricité pour 1 000 foyers irlandais. Un projet de plusieurs Seagen pour un total de 10,5 MW est prévu pour 2012 dans les eaux du Pays de Galles.

- Les turbines hydrocinétiques, elles, ne nécessitent pas d’installation trop lourdes, il suffit de les plonger dans une rivière (enfin, comme une rivière de la taille du Mississippi). En fait, on s’en sert plus comme d’un ajout à des barrages : il suffit de les positionner en aval du barrage, et les flots tonitruants qui en sortent s’occupent du reste.



- L’avenir : VIVACE. Un nom de code pour un projet magnifique qui vise à générer de l’électricité dans un courant de un nœud, autant dire qu’il serait utilisable dans à peu près n’importe quelle eau qui court. C’est l’université du Michigan qui gère ce projet, et il ne s’agit pas d’une simple variation de l’utilisation des courants marins. Non, en fait, il s’agit d’utiliser l’énergie des vibrations induites par les turbulences marines. En V.O, ce sont les « Vortex Induced Vibrations ». C’est Leonard de Vinci qui le premier avait mis à jour cet effet physique dans ses expériences avec les éoliennes . Les estimations de l’énergie possiblement générée par VIVACE sont de l’ordre de l’infini…

TechnoPropres


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