L’innovation la rescousse

par Une Autre Vie
vendredi 8 février 2008

Fini les prévisions, les chiffres officiels ont été publiés : en 2007, la France a pour la 4e année consécutive enregistré un déficit commercial historique de 39 171 milliards d’euros. Ce déficit représente le solde de la balance commerciale de notre pays, à savoir la différence entre les valeurs d’exportation et d’importation. Ce solde peut être excédentaire ou, en l’occurrence déficitaire, avec donc moins de biens et services exportés qu’importés.

On peut trouver plusieurs raisons à cette situation.

Les valeurs d’exportation sont en baisse, par manque de compétitivité des entreprises et faute d’une offre réellement adaptée à la demande ; ajoutons à cela une baisse de la demande adressée à la France et alors l’euro « fort » est pointé du doigt comme étant un facteur aggravant.

Les valeurs d’importation, elles, sont en hausse, notamment en ce qui concerne les matières premières, le pétrole par exemple avec la flambée du prix du baril, bien que la facture énergétique soit en baisse par rapport à l’année dernière...

Si on regarde en détail, on remarque que le déficit de l’industrie civile est en augmentation ; pour preuve, le secteur de l’automobile, qui en 2006 présentait un excédent de 5,5 milliards d’euros, réduit à 0,7 milliard cette année.

La rapide dégradation de la conjoncture internationale a entraîné en France une chute des exportations dès septembre 2007 ; le contexte veut également que nous ayons de nouveaux concurrents en Asie (Chine) et en Europe (Allemagne, Pays-Bas).

Revenons enfin sur l’euro fort : il a pour inconvénient majeur d’engendrer un taux de change pénalisant pour les exportateurs français (leur nombre a d’ailleurs baissé), mais aussi pour les importateurs étrangers (une baisse de la demande adressée à la France a été enregistrée), avec pour conséquence inévitable une perte de terrain sur les marchés mondiaux et même dans la zone euro.

Qu’est-ce qui manque le plus aux produits français ? Beaucoup pensent que tout repose sur l’innovation ; or, qui dit innovation dit recherche, et il semblerait que malgré une augmentation des budgets alloués à ce domaine (+7,8 %), ceux-ci serait mal redistribués. Les conditions de travail de nos jeunes ingénieurs (souvent en CDD), les salaires trop peu élevés, le manque de moyens en décourage plus d’un. Certains préfèrent exercer à l’étranger : à défaut d’exporter nos produits et services, nous exportons nos cerveaux...


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