La crise... devant nous et nos politiques ils sont oł ?

par Marc Vasseur
mardi 31 mars 2009

Je me souviens avec « émotion » de certains qui trouvaient en Pierre Larrouturou un sympathique illuminé ; je me souviens aussi de ceux qui considéraient le site contreinfo.info comme peu fiable par rapport à ses articles…

Leur tort, ils osaient remettre en cause un dogme bien établi il y a encore un an ou deux… celui des arbres dont les racines montent au ciel… Car à ce stade où nous en sommes, l’image des arbres qui montent au ciel ne suffit plus.

Aujourd’hui… et depuis quelques semaines, je suis à l’affût de chaque article économique ; bien sur nous n’avons jamais droit à Alain Minc qui n’a jamais trouvé soit dit en passant, ni non plus notre puits sans fond d’Eric Le Boucher… Non, j’attends la dernière livraison d’un Jorion, d’un Krugman, d’un GallBraith ou d’un Munchau… Rassurez vous, vous n’en aurez aucune trace dans les colonnes de vos journaux préférés… Restons dans le domaine de la seule compétence française autistique.

Et donc, depuis maintenant quelques semaines, il faut le dire sans fard… ça craint… et ça craint chaque jour un peu plus. Le dernier date d’aujourd’hui et il résume assez bien le climat actuel enfin si on veut bien admettre l’énoncé de mes racines qui ne montent pas au ciel. Je cite ce passage de Munchau « Vous croyez apercevoir les premiers signes de la reprise ? Vous êtes rassurés par la récente stabilisation d’indicateurs précoces, tels les ventes des maisons neuves aux USA ? Ou vous croyez que la hausse boursière marque la fin de la crise ? Les taux de croissance vont évidemment rebondir, ne serait-ce que pour des raisons techniques. Si tel n’était pas le cas, il ne resterait pas grand chose de l’économie à la fin de l’année. Mais même si la reprise économique intervenait en 2010, comme le prévoient quelques optimistes, la majeure partie des difficultés du secteur financier est encore devant nous… ». Bon d’accord, le gars ne pige qu’accessoirement au Financial Times.

Je n’ose vous mettre d’autres passages de cet article ou des types susnommés... cependant, ces derniers me font me poser cette question : « comment arrivons nous à un tel niveau d’indigence de la part de nos politiques ? ». Ne voulant citer personne au risque de froisser beaucoup de monde sur l’échiquier politique, je reste sidérer par ce message lancinant qu’ils nous répètent sur le thème du « ça va aller mieux avec nos mesurettes à deux balles et dépourvues de cohérence et de vision à long terme ».

Qu’on soit clair, je ne prétends à rien d’autre que ce que je suis (désolé c’est lourdingue) mais vendredi en doux rêveur assoiffé d’égalitarisme prolétarien, je vous parle de réduction de travail comme piste pour sortir de cette crise. Cela va sans dire que pour moi, elle est liée à un choix de société. Or hier, je tombe sur un article d’un mec sérieux où est évoquée cette possibilité… Même si ce dernier ne tient cette « solution » comme seulement provisoire, j’étais cependant étonné de lire ça sous une telle plume.

A ce stade, je préfère me taire mais j’ai le regret de dire que je trouve plus d’intelligence sur les blogs que dans notre monde politique.

Certains de vous ont probablement été surpris du ton employé sur ce blog vis-à-vis des politiques depuis le début de celui-ci… Hélas, je crains que la médiocrité soit réellement devenu un marqueur de cette sphère où est-ce une question de génération ? Celle étant actuellement en activité n’a jamais eu de crise majeure à traverser (je crois avoir déjà fait un billet sur ce thème) donc elle ne parvient pas à sortir d’une certaine insouciance dont elle a pu bénéficier.

Je ne dis rien sur la jeune garde montante, on me taxerait d’aigri…


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