La mondialisation, ša nous fait peur...

par LYonenFrance
lundi 29 octobre 2007

Le Conseil régional Rhône-Alpes vient d’organiser les deuxièmes rencontres régionales de la mondialisation. Cette initiative correspond à la publication d’une étude de perception de la mondialisation par les habitants de la région.


Le thème central des rencontres de Lyon a porté sur l’attractivité de la région Rhône-Alpes, attractivité humaine tout d’abord puisque, malgré des zones rurales très importantes, le solde migratoire et démographique est très positif dans la région. Attractivité économique aussi avec les investissements directs de l’étranger, en particulier dans des secteurs industriels comme la construction automobile mais aussi dans les services et le commerce (investissements suédois particulièrement).
Rhône-Alpes bénéficiaire de la mondialisation ?

L’originalité du débat est qu’il s’est appuyé non seulement sur des perceptions, des idées, mais aussi sur une étude précise, à partir de données du service des douanes, des conséquences de la mondialisation. On sait par exemple, que les principaux clients de Rhône-Alpes viennent de l’Union européenne mais que les fournisseurs européens sont peu à peu rattrapés, voire dépassés par la Chine (au détriment du Japon !). Les Chinois qui par ailleurs investissent de plus en plus dans la région en s’intéressant, comme les Américains, aux Entreprises régionales d’envergure mondiale.
Une perception globalement négative mais des impacts "partagés"
En général, les Rhône-Alpins ont une perception plutôt négative de la mondialisation. Sur ce sujet, ils se sentent inquiets (55,6%) voire très inquiets (6,9%). 81% d’entre eux s’estiment mal ou très mal informés de leur impact. Par contre, à la question de savoir si la mondialisation représente plus ou moins d’avantages que d’inconvénients, ils sont beaucoup plus partagés. Ils l’estiment positive dans le domaine des marchés financiers et du commerce et négative dans ceux de l’environnement et de l’agriculture.
Les délocalisations ont frappé
Depuis les débuts de la mondialisation de nombreuses entreprises ont délocalisé, en particulier dans les secteurs du textile et de la métallurgie. Certaines ont définitivement fermé, d’autres sont revenues. De nombreux déménagements ont été très mal vécus dans les bassins d’emplois et ont entraîné la fermeture d’entreprises sous-traitantes. Mais pour certaines il s’est agi de délocalisations "restructurantes" qui ont généré en retour des créations d’emplois qualifiés dans la région (des délocalisations de production textile en Inde ont par exemple favorisé l’ouverture de nouveaux marchés qui ont eux-mêmes permis de réouvrir des entreprises locales).
Faire rayonner la région dans le monde
Les idées ne manquent pas pour faire de Rhône-Alpes une région encore plus attractive : par exemple la création d’un réseau des Savoyards installés à l’étranger, le développement des bourses d’études pour les étudiants. Si l’ensemble des décideurs semblent d’accord pour faire de la recherche et du développement une priorité, d’autres domaines ne sont pas à exclure : la formation dans les métiers de service pourrait être accentuée, de même que toutes les activités liées au tourisme. Car si on peut facilement délocaliser une entreprise, il est plus difficile de transférer à l’étranger un art de vivre ou des savoir faire artisanaux.
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