La rente, le risque et le développement économique au XXIe siècle

par Perceval
mercredi 1er août 2018

Les Français ont un rapport particulier avec l'argent et la réussite. Ils aiment l'argent (public surtout) mais ne se donnent en rien les moyens d'en gagner, ils envient la réussite mais en adoptant depuis les années 80 le socialisme rampant ils ont réuni toutes les conditions de nos échecs collectifs et individuels passés et à venir.

Il y a quelques jours le magazine le revenu a publié un graphique qui représente les gains des principaux placements depuis 30 ans en France (depuis cette année 88 qui vit la bourse s'affaisser durant quelques semaines)

La prise de risque est payante, l'entreprenariat et le libéralisme créent des richesses, la rente (sociale, fiscale ou immobilière) fige les situations et favorise le déclin économique

Sur 30 ans les actions avec dividendes (donc avec le risque de perdre ou de gagner) ont rapporté 1 352 % (soit un capital multiplié par 13,5), l'assurance vie (placement préféré des Français) 352 % et l'immobilier 402 % alors que l'inflation était de 62% (2% par an en moyenne).

Pour s'enrichir (soi-même mais aussi les autres) il faut prendre des risques


Jeff Bezos est devenu en 20 ans l'homme le plus riche du monde (150 milliards de $ de fortune personnelle)

Tout le monde (ou presque) a oublié que durant de nombreuses années sa société (Amazon) perdait régulièrement 200 à 300 millions de $ et que la plupart des analystes le prenaient pour un fou (vouloir vendre des livres sur Internet leur semblait un pari perdu d'avance)

Quand Google a été introduit en bourse au début 2004, la grande majorité des "analystes" financiers déconseillaient d'acheter des parts de Google qui "vendait du vent" et ne gagnerait jamais d'argent avec un moteur de recherche ("une activité non lucrative menée en complément par des géants de l'informatique").

L'action Google valait 49 $ us lors de son introduction en bourse en 2004, Alaphabet (le nouveau nom de la firme Google) valait le 31 aout 2018, 1227 $ us soit un cours multiplié par 25 en 14 ans.

Un Français qui aurait investi 10 000 € dans Google disposerait aujourd'hui de 250 000 environ € (et d'un gain de 40 % environ sur un livret de Caisse d'épargne, soit 1400 €).

Si les Français ont une telle aversion au risque c'est que la société, l'école, le travail ne préparent en rien les Français à la prise de risques économiques

« Si vous avez placé 100 € et que le compte est rémunéré à 2 %, combien aurez-vous au bout d’un an sur votre compte  ?  » En France, 42 % des personnes interrogées ne donnent pas la bonne réponse, à savoir 102 €.

Une majorité de nos compatriotes s'intéressent à l'écnomie (56% des Français disent s'intéresser à l'économie : 37% « assez » et 19% « beaucoup ») mais malheureusement ils n'y comprennent pas grand chose (remercions l'école au passage pour avoir transformé l'enseignement de l'économie en un pseudo-discours sociologique où l'on stigmatise le profit, l'entreprise et où l'on encense t les "grandes victoires" du socialisme et du syndicalisme)

Après l'école, l'aversion au risque est encouragée par la loi et l'Etat

Dans une économie ouverte, libre et concurrentielle (celle prônée par tous les Etats de l'UE) le renouvellement des activités, l'adaptation au changement, la fermeture des canards boiteux (au profit de nouvelles entreprises plus agiles) est la norme, le pays se développe en permettant à ses citoyens de développer librement (dans le cadre des lois) leurs activités (principalement privées). 

En France la dépense publique est la plus élevée en Europe (plus de 56% du PIB en 2016) et de ce seul fait l'Etat écrase toute la sphère privée à la fois de contraintes réglementaires (il faut bien occuper les fonctionnaires), fiscales (il faut bien nourrir la bête) et sociales (il faut bien indemniser ceux qui ne parviennent plus à créer de l'activité).

Parallèlement à cette dépense publique insensée (les salariés Français sont parmi les plus taxés et spoliés du monde) notre pays a multiplié les cautères pour masquer le déclassement de notre économie, des habitants et des entreprises : la dette. 

La Gauche méprise et stigmatise les financiers ("mon ennemi c'est la finance") mais elle tend la main tous les mois pour quémander ses 18 ou 20 milliards d'euros qui lui permettent de boucler ses fins de mois

Tous nos comptes sociaux sont dans le rouge, nous vivons ç crédit sur un volcan (lui-même composé de dettes mondialisées).

Les retraites (que le monde entier ne nous envie pas) sont largement déficitaires avec bientôt 1 cotisant pour un retraité, les salaires et retraites de fonctionnaires (non provisionnées), les dépenses sociales (les plus élevées au monde avec 15% des dépenses de la planète pour moins de 1% de terriens) contribuent non seulement à faire régresser chaque année l'économie française (désormais 7ème au monde derrière l'Inde, sans doute 20 ème avant la fin de la prochaine décennie) mais elles enferment (enserrent) les Français dans une bulle sociale faite de primes à l'inactivité (notre préférence nationale pour le chômage), de travail bâclé (les 35 heures) et de loisirs décervelants (la TV, les balades au supermarchés et les réseaux sociaux pour se mettre en avant).

Sans un sursaut libéral (de long terme) l'économie et la société française seront vouées à l'implosion, à la régression sociale et au déclassement généralisé.


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