Le système économique pervertit-il tout ?

par yoananda
samedi 4 décembre 2010

Oui. Par nature. Autant qu’il le peut, dans les limites « admises ». Pourquoi ? parce que c’est de là qu’il tire ses plus gros profits. Cela n’a rien de nouveau en soi. Ce qui est nouveau par contre, c’est que l’équilibre de la planète est menacée ainsi que les contre-parties qui rendent le système acceptable (l’état providence et la redistribution des richesses), de même que les garde-fous qui restreignaient ses méfaits.

Oui. Par nature. Autant qu’il le peut, dans les limites "admises". Pourquoi ? parce que c’est de la qu’il tire ses plus gros profits. Cela n’a rien de nouveau en soi. Ce qui est nouveau par contre, et qui fait que le problème se pose de manière accrue (au point que cela en devient quasi vital) maintenant c’est :

Les outils utilisés pour se protéger des conséquences de la corruption sont de plus en plus sophistiqués et efficaces :

Comment voulez vous lutter ? Même avec des associations de consommateurs on est loin du compte avec des politiciens complices (qui financent ainsi leurs campagnes). Voila pourquoi les scandales se multiplient et sont voués à s’accroître indéfiniment tant que nous n’y faisons rien. Récapitulatif des grands domaines "pervertis" (ayant atteint des seuils critiques) déjà abordés :

J’ai listé environ 250 problèmes graves dans un fichier à part, dont la liste serait fastidieuse à énumérer. Entre scandales financiers, sanitaires, écologiques, politiques, scientifiques, on se rends comptes qu’il s’agit bien d’un problème structurel et pas d’un accident de parcours.
Pour moi le constat des problèmes remonte invariablement au système économique : la recherche exacerbée du profit. Cela induit :

Voila pourquoi le travail devient de plus en plus aliénant. Et c’est le coeur de notre système social qui est concerné via l’économie de marché capitaliste libérale. Attention, je ne suis pas contre, ni l’économie de marché, ni le libéralisme, ni le capitalisme. Bien au contraire. Mais il y a 2 choses qui me semble fondamentales :

Donc en gros, le capitalisme devrait pouvoir cohabiter avec la démocratie (et même le communisme qui est le mode de fonctionnement le plus adapté a certaines échelles), et d’autres formes d’organisations. Et aussi, selon les problèmes technologiques ou environnementaux il devrait ou non être utilisé. C’est idiot de demander au capitalisme de résoudre les problèmes écologiques. On sait ce que ça conne, les CFC sont remplacés par pire, le parabene est remplacé par les nano-particules (dans les cosmétiques), etc... Ce n’est pas son rôle. Il devrait rester confiné aux nouvelles technologies et domaines connexes mais pas s’infiltrer dans le reste de la sphère économique.

Si l’on devait dater (approximativement) le moment ou les problèmes sont devenus préoccupants et ou notre société s’est mise à régresser, tout (la dette qui entame son explose, peak oil per capita, la courbe de répartition des richesses qui s’inverse, etc..) pointe vers les années 70/80. En fait, l’un des événements "fondateurs" c’est la décision de Nixon en 1971 de mettre fin à la convertibilité du dollar en or. En devenant une monnaie totalement virtuelle (et mondiale) cela à permis l’essor fantastique du monde de la finance (via les politiques libérales de Reagan et Tatcher notamment) et donc, la recherche du profit. Ensuite, en 1999, la fin du Class Steagal Act (abrogation de la séparation des banques de dépôt et de finance) à permis une financiarisation exponentielle et la fabrication de bulles a répétitions.

Quelque soit le problème, le lobby pharmaceutique qui nous empoisonne, les guerres du pétrole, le contrôle d’internet, etc... on en revient toujours au même. La recherche du profit. Quelques exemples de lois ou traités en faveur des multinationales (qui pourraient avoir l’air presque anodin, mais je vous garanti qu’ils ne sont pas dans l’intérêt du peuple - c’est juste pour faire encore plus de business) :

Il existe des solutions. Avant tout, c’est de notre ressort de devenir consommateur responsable et de mettre la pression aux politiques. D’autre part, a moyen terme il va falloir inventer un nouveau système économique. Le modèle des communautés Open Source (coopération, partage, inspiration) est un bon exemple des solutions qui marchent actuellement. Sans vouloir jouer les Cassandre, le temps presse. Et ce n’est pas la génération "facebook, iPhone, PS3" qui va nous aider. Ni les jeûnes paumés dans les banlieues qui retournent au moyen age.

Publication initiale.


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