Le travail, baisser les bras ou se relever les manches ?

par Perceval
jeudi 2 janvier 2020

Le débat actuel sur les retraites fait plus penser à une débandade (après moi le déluge) qu'à la reconstruction sociale d'un système qui prend l'eau faute d'avoir su s'adapter dans le temps

Après la seconde guerre mondiale le travail ne faisait débat ni en Europe ni en France. Le pays était ruiné, ses infrastructures, nombre de ses habitations, ses institutions à terre. Il fallait tour reconstruire, travailler 48h (en moyenne) par semaine et ne pas compter sa peine afin de retrouver (grâce aussi au Plan Marshall) un niveau de vie se rapprochant de celui de l'avant-guerre.

Pendant une quarantaine d'années les Français n'ont pas compté leur temps, ni mesuré leur peine, ils ont reconstruit un pays exsangue et développé de nouveaux concepts comme le confort (moins de 10 %des habitations avaient une salle de bain après-guerre), le temps libre (inauguré en 1936 quand l'effort industriel et d'armement de l'Allemagne nazie était à son paroxysme). Enfin dans les années 80 (le programme commun) notre pays inventa le social comme une nouvelle industrie (4 semaines de CP, puis 5, puis la retraite à 60 ans, puis les 35 heures...).

Depuis les années 80 nous dépensons plus que nous produisons et ce mouvement nous conduit logiquement à la ruine

Le social ne produit pas de richesses, on ne peut distribuer que ce qu'on a gagné (de là le terme trompeur de "redistribution") mais notre pays n'en a cure. Les socialistes ne pouvant distribuer de pouvoir d'achat dans un monde globalisé ils inventèrent le temps libre sans fin, le traitement social du chômage (on garde les jeunes le plus longtemps possible à l'école et à la fac, on occupe les chômeurs dans des stages parking et enfin on évacue les seniors le plus tôt possible du travail (pré-retraite, départs naturels, mesures d'âge...) .

Dans 2, 5 ou 10 ans, à la prochaine crise financière (qui sera non pas une crise du capitalisme) mais une crise des Etats ruinés notre pays ne pourra plus emprunter dans une monnaie forte comme l'est l'euro (une monnaie pour les peuples courageux et entreprenants du Nord) et nous devrons (contraints et forcés) reprendre notre monnaie nationale

Le Franc deviendra une monnaie de singe qui perdra toute valeur au fil du temps

Avec l'Euro pour payer le social à tous, les retraites prématurées, les aides en tout genre il n'y a plus la solution des dévaluations (compétitives) et de la planche à billet. Nous allons donc un jour sans doute (malheureusement car ce sera la fin de l'Europe et sans doute le début de nouvelles tensions nationalistes) récupérer notre franc français

- les ménages et entreprises endettées seront ruinés s'ils remboursent la contrevaleur des Euros dans une monnaie nationale (le Franc) qui perdra chaque année (chaque mois) de sa valeur

- si le gouvernement décide de convertir toutes les dettes en Francs plus personne ne nous prêtera un centime ou à des taux d'intérêt prohibitifs (rétribuant le risque)

- les Français verront leur pouvoir d'achat diminuer drastiquement. Tous les produits et services venant de l'étranger (plus de 60 % de notre consommation nationale) deviendront hors de prix, s'acheter un kilo d'oranges coutera 2 jours de salaire, un téléphone portable six mois de travail et les voitures (et l'essence) seront réservés aux millionnaires.

Nous reviendrons peut-être à un mode de vie plus simple et authentique

Comme au XIXe siècle il faudra travailler (sans beaucoup d'outils) 12 ou 15h par jour pour avoir un minimum de confort (chauffage, nourriture et logement), les aides sociales auront disparu depuis belle lurette, la sécurité sociale ne pourra plus payer de médicaments (importés à 80%) ni même de soins à tous. Le salariat aura disparu depuis belle lurette (impossible d'assurer un salaire chargé et régulier à chaque travailleur) et nous pourrons redécouvrir le travail, ce que signifie gagner sa vie à la sueur de son front.


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