Le travailleur franšais de demain

par Prometheus
jeudi 6 septembre 2012

Voici comment des réformes en profondeur pourraient remettre notre pays sur de bons rails. Notre système n'est pas dans une impasse loin de là, il faut juste se réveiller et se forcer à faire des sacrifices. Bande de fainiants...

Suite à la crise de la dette, le code du travail a été cassé. Fini les 35H, fini les contrats à durée indeterminée, le salaire minimum jugé trop élevé a été abaissé.

Pour améliorer la compétitivité des entreprises les charges ont été allégées ce qui a eu pour conséquence de supprimer une grande partie des remboursements sociaux.

Les allocations chômages n'existent plus ce sont maintenant des aides à la formation. Les employés changent d'entreprises, de métiers en fonction des aléas. Leur salaire est fonction de la productivité de l'entreprise. 

Les remboursements de santé ne sont plus pris en charge sauf dans les cas les plus extrêmes. Chacun a sa propre mutuelle à chaque stade de la vie.

L'âge du départ à la retraite va à 70ans. Pour faire face aux déficits elles ont été modifiées pour se compléter avec une retraite par capitalisation individuelle. Par chance l'espérance de vie a baissé, les soins publics ne sont donnés que dans les cas les plus extrêmes, le reste doit compter sur ses deniers privés.

L'éducation est offerte aux enfants de 6 ans à 16ans dans des établissements publics. Pour s'adapter aux marchés du travail la priorité est donnée aux formations professionnelles. Avant même leur majorité les enfants sont prêts à travailler dans les entreprises. Des bourses au mérite sont néanmoins données aux plus intelligents d'entre eux pour poursuivre leurs études supérieures et former des cadres. 

Avec un marché du travail plus souple, des salariés moins payés, et pouvant faire 10H par semaine comme 50H. Les entreprises étrangères réinvestissent en France. Il n'est pas rare d'avoir un directeur russe, chinois, ou indien.

 L'euro a su surmonter la crise. En effet la monnaie unique empêche le défaut de paiement des dettes détenues par les créanciers privés. La banque centrale européenne dirigée par des banquiers formés à l'étranger a su résister. Néanmoins l'injection de milliards de liquidités a fait progresser l'inflation. La ménagère peut payer 200€ par semaine pour nourrir sa famille. En conséquence les réseaux de distribution se sont transformés ainsi que les habitudes alimentaires. Betteraves, patates, farine sont les aliments préférés des français. Avec le fuel hors de prix, les travailleurs ont du abandonner la voiture, les investissements en infrastructure étant trop élevés pour l'état. Il n'est pas rare de devoir faire 1H30 à 2H de trajet dans des trains bondés, obsolètes et souvent en retard. La mise sous perfusion de secteurs dits stratégiques pour l'économie comme la construction ou l'immobilier a évité le crash. Les loyers élevés obligent les travailleurs à partir toujours plus loin des centres économiques. Des mesures de débrouille sont mises en place, il n'est pas rare de louer un appartement à son nom, et de le sous louer avec trois ou quatres autres personnes. Les propriétaires pris à la gorge par leurs crédits sur 30 ans reportent de plus en plus les travaux indispensables. Des quartiers entiers se transforment en bidonville.
 
Ces mesures d'extrêmes austérités bien loin de désendetter l'état gonflent les déficits. La dette augmente de manière exponentielle. Poussant l'état dans une course folle aux réformes. Brisant des acquis sociaux vieux de plusieurs dizaines d'années. Certaines réformes radicales sont contestées dans la rue. Le ministère de l'intérieur devient le coeur des politiques de droite ou de gauche bien loin devant celui de la défense, de l'éducation, ou paradoxalement du travail. Les impôts sont augmentés, les plus aisés ayant pratiqué l'évasion fiscale, c'est à la classe moyenne de payer. Mais avec un cout de la vie trop important et malgré les dizaines de milliers de saisis, les recettes ne rentrent plus. L'endettement reste donc la seule solution. Les services publics sont vendus pour rembourser les emprunts. Le nombre de fonctionnaires descend aussi vite que le déficit augmente. Le secteur privé s'est fait un plaisir de profiter de cette grande braderie, et de rentabiliser des secteurs indispensables pour les citoyens. Certains problèmes se posent quant à la sécurité du pays en effet la solde des militaires, ainsi que des policiers n'est pas forcément versée en temps et en heure. Cette instabilité pose une sérieuse menace sur la durabilité des institutions. Les médias ont pour ordre de parler de problèmes informatiques liés à des mises à jour.

Et dans tout ça, il y aura vous. Vous qui ne verrez pas le long glissement de vos droits, de votre pouvoir d'achat, de votre condition de vie, de ce que vous allez léguer à vos enfants. Indifférent et inconscient du pouvoir financier sur vos vies, et vos institutions. Vous continuerez à vous leurrer, obnubilés par votre individualisme, et vos petits problèmes. Mais faites des sacrifices ! Bande de fainiants.


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