Les politiques et les services fiscaux

par H.D.
mardi 13 janvier 2009

Personne n’en parle et... il n’est pas bon d’en parler.

Et pourtant, tous peuvent observer les dépenses ou promesses de dépenses des élus. Elles sont objectivement irréalistes et bien au-delà de nos possibilités.
On nous fait croire que nous en sommes les demandeurs. C’est faux.
 
Posons-nous la question : A qui profitent ces dépenses ? Aux élus évidemment.
Ils dépensent pour acheter nos voix. Tous tiennent à leur statut d’élu et aux avantages qui vont avec, matériels ou intellectuels.
 
Ils pensent, à juste titre, que leurs dépenses superfétatoires nous impressionnent, que nous n’avons pas la lucidité de comprendre que nous en sommes les victimes, que nous croyons que cela ne nous coûte rien personnellement, que nous ne sommes pas capables d’aller au-delà de la simple vision du cadeau, que nous sommes incapables donc de faire la liaison entre notre paupérisation personnelle et l’abondance de leurs dépenses.

 
Ils pensent que plus ils dépensent, plus nous votons pour eux. Ils n’ont pas tort.
Mais, car il y a un mais, les ressources des élus, en fait l’impôt, sont de plus en plus difficiles à maintenir à un niveau si élevé.
 
C’est ici qu’interviennent ceux dont il ne faut pas parler : les services fiscaux.
Ils sont ou prétendent être l’outil indispensable aux élus pour faire entrer l’impôt. Ils prétendent que sans eux les français ne paieraient pas l’impôt. Ils demandent de ce fait aux élus tous les droits, aucun contrôle de leur activité. Ils obtiennent tout cela.
La suite logique c’est l’impossibilité de rapports normaux entre les français et l’impôt. Des rapports normaux devraient être de type associatif, or, ils sont irrémédiablement conflictuels.

Ils sont conflictuels au-delà de la raison. Il n’y a pas d’excès à comparer l’attitude des services fiscaux français avec la Stasi. Même goût du secret, même capacité d’espionnage illimité, même potentialité de destruction massive des individus visés, même absence de contre-pouvoir, même alliance directe entre eux et le pouvoir politique, même synergie et même soif de pouvoir pour les deux. Et, mêmes résultats : oppression des individus, impossibilité de saisir la justice à ce sujet avec quelque chance de succès, fuite de ceux qui le peuvent.
Comment sortir de cette abomination ?
 
Je ne suis pas sûr que cela soit possible. Mon expérience personnelle m’a convaincu du contraire. Mon expérience personnelle n’intéresse personne, les expériences personnelles n’intéressent jamais les autres, c’est là que la Stasi trouvait sa force, c’est là aussi que le fisc trouve la sienne.
 
 Henri Dumas
 

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