Marseille : capitale de la contrefašon

par NewsofMarseille
mardi 19 juillet 2011

Faux permis de conduire, faux papiers, faux téléphones, fausses pièces automobiles, faux billets, faux Dolce&Gabbana, faux médicaments, fausses cigarettes, Marseille est la Mecque de la contrefaçon en raison de son port.

À tel point que le deuxième plus gros cabinet spécialisé dans la propriété intellectuelle et la contrefaçon vient d’ouvrir une antenne à Marseille pour protéger les entreprises marseillaises.

En octobre dernier, les douanes saisissaient 133 000 accessoires de téléphonie mobile contrefaits dans un container en transit sur le port autonome de Marseille à destination de l’Algérie. Belle prise qui constitue un des records en France (fier d’être marseillais !!).

L’industrie textile est toujours « la plus touchée » par la contrefaçon en France avec plus du quart des saisies effectuées par les douanes soit 33 % d’entre elles (sur un total de 18 520 infractions) tandis que le nombre de fausses pièces automobiles explose dans le monde (+558 % de saisie !), rapporte une étude « multi-sources » de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Les produits textiles sont les plus importants (18 % sur 1,1 million d’articles saisis en 2010), suivis des produits de soins corporels (13 %), de la maroquinerie, des bijoux et des montres (11 %). Plus de la moitié des produits saisis vient d’Asie, la plupart de Chine mais cela tend à décroître car, capitalisme oblige, les Chinois en ont marre de leur « mauvaise réputation » qui a fait fuir Zara qui est retourné produire en Europe car ils en avaient assez de voir toutes leurs créations copiées.

Mais il n’y a pas que les fringues… Rétroviseurs, jantes, morceaux de carrosserie, et même des pare-brises… Au total, plus de 14 800 pièces automobiles contrefaites ont été saisies aux frontières françaises en 2010. La hausse est spectaculaire par rapport à l’année précédente : +558 %. Ces pièces détachées sont produites pour la plupart en… Chine. Est-ce qu’on copie leurs Nems, nous ?

Chose grave à Marseille : même le savon de Marseille est copié avec un système de double production – un véritable, cher, avec peu de marge pour le fabricant. Un faux, fabriqué avec du savon de Malaisie et d’Indonésie, pas cher mais avec une grosse marge pour le même fabricant.

Rencontre avec le Sherlock Holmes de la contrefaçon qui débarque à Marseille pour aider les entreprises à se protéger des bandits et même de contribuer à les arrêter…

Pour voir le reportage, cliquez ici.

François Montréal - News of Marseille


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