Sarkozy et le chômage ? Un bilan qui soutient avantageusement la comparaison

par Morris
lundi 9 janvier 2012

Eurostat, l’Office Européen de Statistiques, calcule des taux de chômage harmonisés pour les États membres, la Zone Euro et l'Union Européenne, ce qui permet de faire un véritable comparatif entre les différents pays qui les composent.

Le 6 janvier 2012, il vient de publier son communiqué mensuel, un communiqué qui démontre, une fois de plus, que la France est bien loin de l’image « cancre de la classe » que beaucoup aimeraient lui donner.

Avec un taux de chômage de 9,8% pour le mois de novembre 2011, la France se situe exactement au niveau du taux de l’Union Européenne et 0,5 point en dessous de la Zone Euro (10,3%).

Un résultat honorable très loin de certains commentaires grotesques (façon Benoit Hamon, l'inénarrable porte-parole du PS...) qui, faisant l'impasse sur l’une des plus grandes crises économiques de l’après-guerre, sans aucune mise en perspective et sans comparatif, accompagnent chaque nouvelle publication des chiffres du chômage en France.

Mieux encore, en reprenant, là encore, les chiffres d’Eurostat depuis 2007 (année de l’élection de Nicolas Sarkozy) et en les confrontant avec les chiffres de la Zone Euro, de l’Union Européenne et des cinq premières puissances économiques européennes (Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Espagne), le bilan de la France soutient avantageusement la comparaison.

 

Quand le taux de chômage a augmenté de 2,7 points (+35,5%) pour la ZE17 et de 2,6 points (+36,1%) pour l’UE27, celui de la France n’a augmenté « que » de 1,4 point (+16,7%).

La différence est encore plus marquée avec l’Italie (+2,5 points / +41%), le Royaume-Uni (+ 3 points / +56,6%) et l’Espagne (+14,6 points / +176% !!)


Seule exception (et quelle exception !), l’Allemagne qui a vu son taux de chômage passé de 8,7 à 5,5%, soit un remarquable - 3,2 point (-36,7%), mais au prix de sacrifices si importants que l’on peut se demander si beaucoup de français seraient prêts à les accepter…

 

Au final, loin des idées reçues et des croyances toutes faites, la France, si elle n’est pas l’une des meilleures élèves de la classe européenne, est l’un des pays qui non seulement se situe dans la bonne moyenne mais, mieux encore, a vu son taux de chômage augmenter de manière beaucoup moins soutenue que la moyenne ZE17 / UE27.


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