Vente liée : attention aux amalgames et à la simplification

par jamesdu75
mardi 15 janvier 2008

Définition de la vente liée : La vente liée, également appelée vente subordonnée, consiste à regrouper dans un lot ne comportant qu’un prix, plusieurs produits sans qu’il ne soit possible de se les procurer séparément.

Cet article fait suite à plusieurs autres, notamment « Lettre ouverte à Luc Chatel » publié sur Agoravox. L’auteur parle de la vente d’ordinateurs, mais fait un curieux amalgame entre la vente liée et uniquement Microsoft Windows.

Hors dans pratiquement tous les articles que j’ai pu lire sur Agoravox et bien d’autres sites, on ne parle que de l’obligation d’acheter Microsoft Windows.

Si l’on parle du matériel informatique grand public, quatre cas s’offrent a nous :

1 - Le PC constructeur qui sera fourni avec une offre logiciel quasiment impossible à supprimer pour de nombreux modèles (SONY, HP ect...) et un système d’exploitation, Vista ou Xp en majorité.

2 - Les PC portables, qui sont obligatoirement liés à une marque.

3 - Un milieu toujours oublié mais pourtant très fermé des ordinateurs : les MAC d’Apple.

4 - Les téléphones portables et les appareils légers

1 - PC constructeur, la vente liée peut être intéressante, mais à quel point ?

S’il est quasi impossible dans un supermarché ou magasin grand public spécialisé (FNAC ou Darty) de pouvoir acheter un PC sans OS (WIndows) et logiciel pré-installé, il serait quand même bon de rappeler qu’un geek de base, qu’un connaisseur en informatique ou un utilisateur averti, va très peu dans ce genre de magasin pour acheter un ordinateur. Le plus souvent pour un achat muet (CD ou DVD vierge, clef USB etc....) ou d’un logiciel. Les ordinateurs sont souvent d’une qualité matérielle inférieure, d’une configuration minimale ou moyenne pour avoir une tenue d’utilisation de deux à trois ans (le temps d’une garantie). Il est impossible de choisir chaque pièce. Les prix sont largement plus chers, si certaines configurations dépassent le milieu de gamme, on peut observer un écart de plus de 1000 € avec un matériel construit de ses propres mains.

Les rares personnes connaisseuses achetant dans ce genre de magasin le font le plus souvent pour les avantages de paiement (4x sans frais etc.....). Si une personne habite dans une zone où il n’y a pas de magasin spécialisé. Le net est quand même le choix le plus simple. Ou se déplacer dans une grande ville.

La vente liée est-elle nécessaire  ?

Sans faire une réponse de normand, je dirais Oui et Non. D’abord la stupidité d’une tel façon de vendre est indiscutable ! Acheter un matériel imposé avec une pléthore de logiciel aussi encombrants qu’inutiles obligatoire sur tout les PC constructeurs, de plus à nos frais. N’à techniquement aucun sens, même si ......

Il faut aussi prendre en compte les soucis techniques du refus de ces licences à chaque utilisation de ces logiciels. Comment un magasin gérant la vente de dix modèles différents, pourrait avoir un juste équilibre entre ceux qui veulent les « pourriciels », et ceux qui ne les veulent pas ? Pour rappel un ordinateur vendu en magasin est reçu directement d’usine, si le carton est déjà ouvert avant la vente. Le client peut réclamer une remise car le doute d’un retour par un autre acheteur est possible. Le magasin ne prendra jamais le risque d’ouvrir le carton d’un matériel neuf et vider le contenu logiciel en fonction du client.

Le magasin devra forcement avoir un stock sans « pourriciel », et un autre avec. Ce qui est déjà difficile pour un chef de rayon va devenir encore plus catastrophique.

D’autres solutions sont possible mais :

-L’activation en ligne : purement et simplement impossible. La peur du piratage sera omniprésente chez les éditeurs, et des multiples protections viendront se greffer aux logiciels souvent très instables. Ensuite, pensons a ceux qui n’ont pas internet.

-La distribution d’un code à entrer pour activer ou pas sa suite de logiciels et de système d’exploitation. Possible, mais il y aurait un gros soucis en cas de refus de la clef d’activation. Loi de Murphy oblige, si cela doit arriver, ça arrivera. Mr X qui achète son PC et prend l’option logiciel, reçoit son code, rentre chez lui et l’inserre. Si ça ne fonctionne pas, quels seront les recours simples et rapides, si le code est refusé par un client. De nombreux litiges et procès ont eu lieu avec des enseignes informatiques et éditeurs de logiciels suite aux refus de numéro de série d’un antivirus acheté sur le net en mis à jour par exemple. De plus il y a de grandes chances que l’appel soit payant voir surtaxé.

La vente d’un OS, j’entend par OS, Windows et Linux. Même si Windows a un coût, Linux en a aussi un pour les constructeurs. Pour l’exemple de Dell, un PC avec Windows Vista coûte un peu plus de 100 € de plus qu’un PC sous Linux. Mais il faut voir que derrière l’installation de Linux il y a une assistance technique à former comme sous Windows, tout ceci n’est pas aussi gratuit qu’on le pense. Comment gérer le refus de la licence ? Par une capture d’écran et un envoi de recommandé ? Par une solution logicielle qui imprimerait le refus ou l’acceptation ? Là encore des soucis non pas législatifs mais tout simplement techniques se posent.

La seule solution viable et simple, serait encore la distribution d’un DVD contenant le système d’exploitation voulu lors de l’achat. Un DVD contenant les drivers nécessaires à la bonne utilisation de la machine serait inclus dans le carton. Ce dernier point nécessite un effort de la part du constructeur de la machine et de ses sous-traitants. Pour une application immédiate, une loi interdisant la vente pure et simple de ce matériel si les conditions ne sont pas respectées, serait la plus adéquate. Une nouvelle norme française est peut-être à créer. Les magasins n’auraient qu’à gérer qu’un petit stock de plus, une boite contenant le DVD du système d’exploitation en OEM (vendus uniquement avec un nouveau PC) et une suite logiciels. Mais là encore un problème se pose entre la chaise et le clavier cette fois ci. Si tata Martine n’y connaît rien en informatique, comment fera-t-elle après qu’elle ait mis deux jours à brancher quatre câbles pour allumer son PC et se retrouver devant un prompt dos ? Téléphoner à une assistance technique ou demander à un technicien du magasin. Le tout sera forcement payant.

2 - Les PC portables, qui sont obligatoirement liés à une marque.

Sans refaire la démonstration du cas ci-dessus. Les portables sont un cas particulier par rapport aux ordinateurs de bureaux. Leurs drivers (pilotes), sont en très grande partie difficiles à trouver. Que ce soit pour Windows ou Linux. Si vous prenez un pilote qui se met régulièrement à jour, celui de la carte graphique, il est impossible de faire son update, excepté par le biais du site constructeur, mais très souvent ce dernier ne bouge pas le moindre pouce pour satisfaire le client. Là encore le problème ne vient pas de la vente liée mais du constructeur qui fabrique les machines à l’autre bout de la planète. La création d’une loi les obligeant à créer des drivers Linux - Windows n’aura aucun sens, car il y peu de chance qu’elle soit appliquée. De plus rappelons que chaque driver doit être pour un OS spécifique le tout multiplié par deux pour les OS 32 et 64 bits.

Augmentation obligatoire du travail des constructeurs = augmentation du prix. La thèse du « on laisse les développeurs du libre s’en charger » n’a aucun sens. Si un pilote est mal conçu et brûle votre matériel, la garantie sautera tout simplement.

Voila pour le côté PC, pour ma part, si un utilisateur novice ou peu connaisseur va dans un magasin. Sa solution se portera très souvent sur un ordinateur fourni avec les logiciels. Un peu comme Windows XP M, la version dit « light » sans Windows media player, qui a fait un bide total. Regardons aussi l’intérêt de la vente liée, expliquez à Mme Y, qui est comptable depuis 20 ans sous Excel, de passer à Open Office, savoir décompresser un pilote et créer un réseau Wifi sous Ubuntu, ne sera pas une mince affaire. Lui demander après 20 minutes pour choisir un ordinateur si elle veut un OS, si elle veut Linux ou Windows, si elle veut une suite de logiciels. Et je vous parle en connaissance de cause. Le choix sera vite fait, avec juste un inconnu pour l’OS, selon si le vendeur lui explique les différences, et s’il veut gagner une plus grosse vente.

La vente liée de PC a progressé et est devenue ce qu’elle est surtout grâce à ce genre d’utilisateur.

3 - Un milieu toujours oublié mais pourtant très fermé des ordinateurs : Apple.

Les Mac, une boite blanche coûtant très cher. Si Apple était une compagnie aérienne sa philosophie serait :

MAC AIRLINES : toutes les hôtesses, stewards, capitaines, bagagistes et contrôleurs se ressemblent et agissent de la même manière. A chaque fois que vous posez une question précise, on vous dit gentiment mais fermement que vous n’avez pas besoin de savoir, que vous ne voulez pas savoir, et tout sera fait pour vous sans que vous ayez jamais à savoir comment, donc fermez-la.

Le grand vainqueur de la vente liée, je devrais plutôt dire l’obligation d’achat c’est Apple. Je vais m’attirer certainement les foudres des MACistes primaires et féroces. Mais Apple qui a réussi un super retour grâce à son I-Pod et maintenant I-phone. N’en demeure pas moins le champion de la ventes liée depuis ses débuts. Il est impossible d’acheter un ordinateur Mac sans son OS, d’ailleurs le terme OEM n’existe absolument pas chez Apple. J’ai personnellement téléphoné à Apple, en me faisant passer pour un client ayant le dernier Mac book pro a 2000 € qui a rendu l’âme pour une bête histoire de suicide du haut d’une table. Et la réponse de l’opératrice a été simple : Non monsieur, il est impossible d’avoir un MAC book pro sans MAC OS X. Donc si je devais me reprendre un ordinateur, je me retrouverais avec deux copies de MAC OS, qui, il faut le signaler, est totalement lié à l’ordinateur. Là où Linux ou Windows fonctionnent sur n’importe quelle machine, le système d’exploitation, made in Apple est strictement lié à sa machine. Légalement parlant.

Apple est vendu directement avec I-tunes, mais qui s’en soucie ? N’oublions pas les multiple procès contre Microsoft, pour avoir intégré Internet explorer, Windows Media player ect....

Comment Apple a réussi là où Microsoft se fait continuellement taper sur les doigts aux USA ou en Europe. Mystère ? Selon nombre de personnes, Apple rétorque que c’est du fait de la sécurité de son système d’exploitation, de la sécurité du matériel. Hors son système a été troué dès les premiers jours pour chaque version, par des hackers bien connus de la scène underground.

Cette pratique existe depuis le premier ordinateur à la pomme, et personne au grand jamais ne s’est insurgé face à ces vols caractérisés.

4 - Les téléphones portables, lecteurs MP3, appareils mobiles légers et lecteurs.

Dernier point de cet article. Si cela peut paraître très vaste, il faut recentrer le débat. Et ne s’intéresser qu’au produit totalement verrouillé. La vente liée peut aussi être intégrante au matériel.

Les baladeurs MP3 : Si une grande partie des clefs et baladeurs à disque dur MP3 sont totalement nus (les moins chers en général). Le grand manitou du baladeur, celui qui fait croire a tous qu’il a inventé le MP3, le I-pod d’Apple, verrouillé jusqu’à l’OS. Jouit de plusieurs critères de vérouillage :

-Il est impossible de l’utiliser sans I-tunes, il est certes existant sur les 3 plate-formes, mais son utilisation est obligatoire. Voilà un des points auxquels les lois Châtel feront l’impasse.

-Des problèmes comme la perte de musique existe ou ont existé, sous Vista par exemple, rendant un bridage total de l’appareil et une perte des musiques achetées légalement sur I tunes (les mp3 n’étaient pas touchés).

- Une obligation mercantile, oblige par exemple l’utilisateur d’un I-Pod à acheter des musiques en ligne uniquement sous I-tunes. Passer par une autre plate-forme, revient à outrepasser les lois, car un fichier audio DRMisés autre que AAC sera impossible à lire pour peu qu’on ne cracke pas la protection (ce qui est illégal) sous Linux. Il en est de même avec d’autres baladeurs comme le Créative Zen, le Zune de Microsoft lié avec Windows Media qui lui est uniquement sous Windows (dehors les Macistes et Linuxiens) et bien d’autre ne pouvant gérer qu’une seule sorte de DRM. (I-tunes lit bien le WMA sous Windows uniquement, mais il y à quand même pas mal de problèmes)

Je rappelle encore fois qu’en vertue des lois DAVDSI, cassé un DRM est puni par la loi.

Les téléphones portables : Un téléphone portable, de haute gamme et très haute gamme comme tout ordinateur dispose d’un OS en général Symbian 60 et plus ou Windows mobile. Il est possible techniquement de le changer par des distributions linux qui commencent à voir le jour ou de rajouter des logiciels. Ce qui peut permettre d’avoir plus d’option sur son téléphone. Avoir accès à des programmes plus intéressants. Sur un Nokia N-gage ayant plus de 4 ans qui a fait un bide commercial, il a été possible d’utiliser le navigateur GPS TomTom, des émulateurs de consoles de jeux 8 et 16 bits et même un traitement de texte. Hors tout ça était purement illégal.

Le I-phone, téléphone gadget de luxe à tout faire mais qui ne fait pas grand-chose. Fonctionne aussi sur le même principe, à une grande différence, c’est que ses mises a jour se font via I-tunes ou Wifi. Mais le comble est que pour l’instant, elles sont impossibles si l’utilisateur n’a pas pris un abonnement Orange ou ne l’a pas acheté dans un magasin Orange avec 200 € en plus. Ou alors il faut passer par des moyens détournés (ce qui est toujours illégal vis-à-vis de la loi). Le changement d’un OS est techniquement possible mais légalement interdit.

Si le problème ne s’arrêtait que sur ce simple modèle, ça ne serait rien. Prenez un portable bloqué Bouygues I-Mode, sur plusieurs modèles (j’en ai fait l’amère expérience), mettre un MP3 en sonnerie ou inclure ces propres jeux java dans la machine est bloqué par Bouygues. Pourquoi ? Simplement pour obliger la chèvre..... euh le consommateur à aller sur le portail I-mode par le biais de son mobile et lui faire payer : La consommation de données et le prix du téléchargement.

Les consoles de jeux vidéo : Dernièrement des descentes de police ont eut lieu dans des dizaines de magasins en France, pour retirer des cartouches vierges de Nintendo DS du marché. L’objet de discorde : Nintendo refuse l’utilisation d’une cartouche spéciale, qui permet certes de lire des jeux téléchargés, mais aussi l’utilisation de hombrew (programme amateur ou semi amateur), lecture MP3, vidéo et donne divers fonctionnalités à la machine, chose que le constructeur refuse ou fait payer de manière totalement incohérente. Sony n’est pas en reste avec PSP et PS3, le géant Nippon met constamment à jour ses produits afin d’éviter ce genre d’utilisation, ce qui est d’une bêtise sans nom, car l’utilisation de hombrew est devenue tellement utile pour beaucoup. Sony à décidé au fil du temps de les reprogrammer sous sa bannière pour en faire un logiciel légal. Microsoft en a fait de même avec sa Xbox 360, la lecture de Divx existe depuis le début de manière illégale. Ce n’est que depuis quelques mois que ses constructeurs ont décidé de l’intégrer légalement.

Les lecteurs DVD et futur formats : Depuis l’arrivée du numérique les verrous ont poussé à foison. Je possède un lecteur DVD bloqué Zone 2 si j’achète mon DVD en Zone 1 (USA-Canada), quel problème je pose à un éditeur de ne pas l’acheter dans ma région commerciale ? A priori aucun, et là encore il faut se tourner vers des moyens détournés donc illégaux pour dézonner mon lecteur (le plus souvent grâce à une combinaison de touches de la télécommande). Ou pire, casser la protection afin de supprimer la zone du DVD. (Le droit à la copie privé existe, mais cassé un anti-copie non. Tous les DVD sont zonés)

En conclusion :

La conclusion de cet article, est surtout de faire réagir, non pas en temps et en heures, mais immédiatement tous les utilisateurs que nous sommes, sur le débat de la vente liée et ses implications qui ne concernent pas uniquement un ordinateur acheté chez Carrefour avec Windows inclus. Mais aussi son futur, dans 2 à 3 ans tous les téléphones portables moyen de gamme auront un accès Wifi, Wifi max et peut être la future 4g. Si par exemple Nokia oblige l’utilisateur de son N4250i à se connecter via le portail I-mode et de n’utiliser qu’uniquement MSN comme logiciel de messagerie. Nous retomberons dans le cas présent d’une obligation d’utilisation abusive. Les associations de consommateurs iront aux tribunaux, les compagnies elles aussi. Le tout coûtant déjà très cher aux contribuables.

Donc redéfinir la définition de vente liée par :

La vente liée, également appelée vente subordonnée, consiste à regrouper dans un lot ne comportant qu’un prix, plusieurs produits sans qu’il ne soit possible de se les procurer séparément ou d’obliger une utilisation des produits inclus, sans avoir le droit d’une modification ultérieur.

S’il est certain qu’il y a un droit sur l’utilisation de son matériel, et un droit de copie, notamment pour éviter le piratage d’un code source. Il devrait n’y en avoir aucun sur sa modification. Contrairement à une voiture, la modification d’un téléphone portable ne devrait pas être interdite, car il n’y a aucun risque pour autrui ou la population. De même que son déblocage par un tiers qui est de moins en moins toléré par les constructeurs. Voir les multiples problèmes des revendeurs du I-phone avant sa sortie officielle.

Afin de ne pas faire de jaloux :

Air Microsoft : le terminal est beau et coloré, avec des stewards sympathiques, un contrôle des bagages, un embarquement facile, et un décollage en douceur. Après 10 minutes dans les airs, les bagages sont fouillés à distance depuis la tour. Si une personne n’a pas de licence pour un de ses bagages, l’avion explose sans aucune alerte préalable et la police arrive pour faire un constat.

AIR LINUX : les employés déçus des autres compagnies ont décidé de créer leur propre compagnie aérienne. Ils construisent les avions, les composteurs de billets, et pavent les pistes eux-mêmes. Ils vous demandent une somme modique pour couvrir le coût d’impression du billet mais vous pouvez télécharger et imprimer le billet vous même. Quand vous embarquez à bord, on vous donne un siège, quatre vis, un tournevis et une copie du siège-HOWTO.html
Une fois monté, le siège ajustable est très confortable. L’avion décolle et arrive à l’heure sans aucun problème et la nourriture à bord est excellente. Vous essayez de parler de votre merveilleux vol aux clients des autres compagnies, mais tout ce qu’ils vous disent c’est "Vous devez faire quoi avec le siège ?"

Ces blagues ne sont pas de moi, mais tournent depuis très longtemps sur le net.


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