En savoir plus sur la COP21

par PassionTerre
vendredi 18 septembre 2015

La COP21 (La 21ème « Convention des parties ») est une conférence climatique qui aura lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015. Le but de cette conférence, est de parvenir à un accord international sur le climat, avec pour objectif de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Pendant 12 jours, la France sera au centre d’un processus de rapprochement entre les différents acteurs de la COP21. Le but sera de raccorder les points de vue des différents pays afin d’arriver à un consensus sur le climat.

 

Historique

La première édition des rassemblements pour le climat (COP1) a eu lieu à Berlin en 1995. Mais ce n’est réellement qu’en 1997, à l’occasion de la COP3 à Kyoto, que la question du changement climatique a pris un réel tournant. En effet, après des négociations tout aussi intenses que difficiles, le protocole de Kyoto a été signé.

La plupart des pays industrialisés ont convenu d’une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre de 6 à 8 % du niveau de 1990, et ce, sur la période 2008-2012.

Le principal point noir à cet accord, est, la non-présence d’un des principaux pollueurs dans le monde, les États-Unis. En effet, en 1997, le Sénat américain a refusé d’adopter ce traité, à l’unanimité. Le gouvernement Bush a ensuite refusé de ratifier le traité, car il estimait « que cela serait un frein sur le développement de l’économie américaine ».

En 2005, les États-Unis ainsi que certains gros pollueurs asiatiques, comme la Chine, ont annoncé la création d’un Partenariat Asie-Pacifique sur le développement propre et le climat. Le but étant d’accélérer l'utilisation de techniques énergétiques propres. Il ne se concentre donc pas réellement sur la baisse des émissions des gaz à effet de serre, mais bien sûr l’utilisation d’autres moyens plus « propres » pour continuer un développement économique croissant.

 

La COP21 en détail

La prochaine conférence des Nations Unies sur le climat, la COP21, sera l’une des plus grandes réunions internationales traitant des changements climatiques. L’enjeu de cette conférence est la prise de conscience et l’action coordonnée de tous les pays signataires afin de limiter son impact sur l’environnement. 195 États signataires ainsi que l’Union européenne participeront à ce rendez-vous crucial.

 

Le rôle du pays hôte, la France

La France aura un rôle majeur lors de ce rassemblement. En effet, elle devra accueillir dans les meilleures conditions possible des milliers de délégués et d’observateurs. Elle devra également faciliter le débat entre tous ces représentants, instaurer un climat de confiance, mais aussi rapprocher les points de vue, afin d’aboutir à un accord unanime.

Le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, précise que l’objectif est de «  parvenir à un accord universel et juridiquement contraignant, mais qui est aussi durable, et peut être revu et modifié ». Le ministre a également appelé les pays les plus riches, qui se sont inscrits au financement du Fond vert pour le climat, à commencer à mettre leurs paroles en action.

Le pays hôte doit également montrer l’exemple concernant les mesures à prendre pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique. C’est pour cela que les parlementaires français, en juillet 2015, ont adopté une loi visant à réduire de moitié la consommation énergétique du pays d’ici 2050. Cela permettrait dans un premier temps (horizon 2025) de réduire la part du nucléaire dans la production électrique de 25 %.

La France étant l’un des pays les plus dépendants du nucléaire dans le monde, cette transition énergétique permettrait la création de 100 000 emplois dans le secteur « vert » d’ici 3 ans, selon la ministre de l’environnement Ségolène Royal.

 

Les objectifs

L’objectif de la COP21 est de trouver un accord universel afin de limiter le réchauffement de la planète. L’accord devra traiter de l’atténuation de la pollution par les pays afin de limiter le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés par rapport à l’ère préindustrielle. En amont du rassemblement, chaque pays devra présenter une série de mesure visant à réduire les émissions des gaz à effet de serre. À partir du 30 novembre, les États devront également réfléchir sur un accord concernant l’atténuation ainsi que l’adaptation des populations face aux changements climatiques.

 

Des promesses insuffisantes ?

Les premières promesses émises par certains états sont jugées insuffisantes pour les professionnels du climat. Selon les climatologues, les engagements pris par les pays ne couvriraient simplement que 15 à 20 % des efforts nécessaires à l’endiguement du réchauffement de la planète. Cette analyse porte sur les 56 pays — qui représentent presque 70 % des émissions mondiales — ayant déjà soumis leurs promesses.

À noter que seuls le Maroc et l’Éthiopie ont, à l’heure actuelle, des promesses en adéquation avec leurs objectifs. Ces deux pays ont un poids infime sur le réchauffement climatique, et l’on attend désormais les promesses des plus gros pollueurs tels que la Chine, la Russie, les États-Unis ou encore le Japon.

 

Le sommet de la dernière chance ?

Beaucoup de spécialistes du climat considèrent que cette conférence COP21 sera l’une des dernières chances d’aboutir à un accord raisonnable sur le climat. Selon Laurence Tubiana, chargée des négociations pour la France, les possibilités de tomber sur un accord sont « grandes ». En effet, l’accord historique entre la Chine et les États-Unis pour la réduction des émissions de CO2, ou encore le nouveau signe de bonne volonté de la part des pays du Golfe montre à quel point le réchauffement climatique est devenu un problème mondial.

Cependant, certaines ONG semblent moins optimistes quant au potentiel accord trouvé, estimant que le sommet de Copenhague en 2009 était déjà qualifié de dernière chance. Sommet où aucun accord significatif n’a été signé entre les états membres…

Pierre Videau / Passion Terre

 


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