Le CO2 et l’Úvapotranspiration

par jesuisdesordonne
jeudi 18 novembre 2021

Si on voulait nous faire accroire que les victimes du réchauffement climatique sont elles-mêmes responsables de leurs malheurs on ne s’y prendrait pas autrement.
Au profit de qui  ?

Comparer les influences relatives du cycle de l’eau perturbé par l’humanité et celui du CO2 n’est pas un énième pamphlet climato sceptique.

 

Peut-on omettre le cycle naturel des pluies et abstraire l’humanité des conséquences de l’artificialisation des surfaces terrestres ?
Ce phénomène préoccupait nos anciens. Il n’est plus évoqué.

Le dicton qui voulait que les déserts avancent quand la forêt recule est passé de mode.

Le CO2 est un accusé fort pratique.

Il permet de taxer les consommateurs.
C’est un bel outil de spéculation à travers les « crédits carbone » qui absorbent, partiellement et conjointement à la privatisation des biens ancestraux communautaires, les créations monétaires dont quelques « investisseurs institutionnels » tous spéculateurs privés bénéficient aux dépens des populations productrices des richesses primaires.
Il ravit le lobby du nucléaire.
Des taxes importantes punissent les consommateurs de biens émetteurs de CO2 mais pratiquement aucune rémunération n’incite à la conservation des espaces naturels.

 

Pour se justifier on accuse le CO2 de réchauffer le climat. Cette accusation paraît aussi contre intuitive qu’illogique.

Le CO2 est un gaz qui reste proportionnellement rare. Il ne représente que 0,04 % de l’atmosphère et n’a pas tout à fait doublé depuis le début de l’ère industrielle. L’humidité et l’eau de pluie, par contre, représentent des quantités considérables et très variables, de l’ordre de 1 à 5 % de l’atmosphère. Nous constatons régulièrement qu’il fait nettement plus frais quand il pleut ou quand le ciel est couvert.

 

Les rieurs gloseront sur le biais d’extrapoler à la planète un phénomène météorologique pluvieux ponctuel mais n’est-il pas légitime de se demander dans quelles proportions ces phénomènes se reproduisent, se cumulent et finissent par compter dans la température moyenne du climat mesurée régulièrement en de multiples points du globe.

 

Peut-on s’étonner que Gaïa réagisse en transpirant, comme tous les vivants, quand elle a trop chaud ?

 

L’effet de serre des gaz, vu à la télé, est un dogme devenu indiscutable comme le fut celui de terre plate, en son temps. On ne parle plus que de lui. Pourquoi ne parle-t-on jamais de l’évapotranspiration au plan mondial ?

 

Pendant le pillage les affaires continuent.

 

Les médias ne cessent d’attirer l’attention sur le CO2 que l’on ne voit pas et que nous produisons tous. C’est un excellent dérivatif pour ne pas regarder la voracité des investisseurs ou envahisseurs pour les écosystèmes naturels qu’ils détruisent.

 

Le CO2 est bien pratique pour détourner nos regards des surfaces de forêts ou de terres agricoles remplacées par des autoroutes, par des grandes surfaces commerciales, par des aéroports ou par des toitures non végétalisées, comme pour sacrifier des haies, ne plus planter d’arbres au bord des routes et ne pas promouvoir l’agroforesterie ou une autre agriculture mieux raisonnée comme la permaculture.
Les monocultures annuellement cultivées mécaniquement à grand renfort d’intrants issus de la pétrochimie sont profitables aux grands groupes qui s’approprient petit à petit les fruits du travail des agriculteurs et leurs biens fonciers alors que personne ne finance les aménités forestières.
 

Malgré notre culpabilité reçue, l’humanité brûle des énergies fossiles en chauffage et en carburant pour transporter des containers de consommables d’un bout à l’autre de la planète. Bien que le CO2 soit sans cesse accusé, le kérosène n’est toujours pas taxé alors que les générations futures auront un grand besoin d’énergies fossiles pour créer des biens durables.

 

La sacro-sainte croissance et le dogme du commerce mondialisé qui permet de produire là où la main d’œuvre est corvéable ne souffrent pas de localiser les productions au plus près des consommateurs en rétablissant des filtres aux frontières.

 

La couverture forestière mondiale, historiquement.

 

En 1315-1317 une grande famine européenne

De nombreux villages furent abandonnés, les moins bonnes terres retournèrent en friche et les forêts se redéveloppèrent.

 

En Europe, dans les années 1331–1353, la grande peste noire (75–200 millions de morts en Europe) fut très probablement suivie d’abandons de cultures et de recrus des forêts dans les décennies qui suivirent.

 

En Chine la population aurait diminué de moitié entre 1200 et 1400 (passant de 120 à 65 millions)

 

Plus près de nous et mieux connu, le génocide des amérindiens, au XVII siècle, fut suivi du « petit âge glaciaire »
Rien ne prouve qu’il s’est accompagné d’une réduction significative du CO2 de l’atmosphère proportionnellement comparable à l’augmentation actuelle, alors qu’une reprise de l’évapotranspiration de la forêt qui avait repris ses droits ainsi qu’une baisse de la température moyenne mondiale de 0,5 degré ne font aucun doute. Si le CO2 était LE responsable du réchauffement climatique, il aurait dû diminuer d’au moins 0,01 pourcent durant le petit âge glaciaire pour être en cohérence avec la théorie actuelle des gaz à effet de serre alors que cela ne semble pas avoir été le cas.

Extrait lu sous (Wikipedia)
[Lorsqu'ils ont été rencontrés pour la première fois par les Européens, de nombreux écosystèmes étaient le résultat d'incendies répétés tous les un à trois ans, entraînant le remplacement des forêts par des prairies ou des savanes, ou l'ouverture de la forêt en supprimant les sous-bois].

 

L’histogramme de la population mondiale ci-dessous est incomplet faute de données connues mais on sait donc que la dépopulation amérindienne fut suivie de reforestation.

 

Extrait lu sous (Wikipedia)
[Lorsque l'Amérique du Nord précolombienne est décrite comme une région sauvage vierge et naturelle, la forêt avait déjà reconquis de nombreux territoires en raison du

dépeuplement des peuples autochtones en raison des épidémies de maladies introduites par les Européens au XVIe siècle, aux délocalisations forcées et aux guerres.]

 

On lit aussi de nos jours que le nombre d’amérindiens a été très largement sous estimé pendant longtemps pour des raisons idéologiques.
Depuis qu’il n’y a plus d’enjeu spacio-économique pour minimiser l’importance des ces populations amérindiennes peu rentables, leur estimation numérique a été revue très largement à la hausse.
Cependant, on nous certifie que les travaux du GIEC, financés actuellement 6 millions d’euros par an, dont un par la France, pour analyser ce qu’on leur demande d’analyser, relèvent d’une approche parfaitement scientifique, tout à fait objective et indépendante des enjeux économiques, analyse à laquelle nous sommes tenus de croire comme si l’expérience historique ne nous avait rien appris.

Au regard des données objectives il ne paraît pas douteux que l’humanité est responsable de réactions physico-chimiques de notre biosphère tout à fait considérables.

 

Nous manquons cependant de données précises sur l’évolution des espaces naturels au plan mondial. Par exemple, on sait que la forêt française ne couvrait plus que 8% du territoire en 1830 et en couvre 30% aujourd'hui mais nous ne pouvons probablement pas extrapoler cette évolution à la planète entière. On peut aussi se demander si la déprise agricole des terrains non mécanisables pendant les années 20 à 60, qui fut suivi d’une pause dans le réchauffement climatique durant les années 60, est un phénomène mondial ou si d’autres causes telles que des éruptions volcaniques ou la fluctuation de l’activité solaire sont des explications plus pertinentes.

 

L’histogramme de la population mondiale est incomplet faute de données fiables disponibles. Nous connaissons encore moins l’état du couvert forestier avant la dernière période glacière mais nous savons qu’il y a eu des périodes très pluvieuses dans des temps immémoriaux.

 

 

Quelques principes physiques
 

En multipliant les surfaces sèches, en amenuisant l'évapotranspiration de la biosphère terrestre, l'humanité provoque la formation de grandes masses d'air chaud asséché donc sans nuages. Or sans les nuages, pas de phénomène d’albédo qui renvoie une partie des rayonnements solaires vers l’espace. Ainsi le soleil fait chauffer d’autant plus ardemment les surfaces émergées.
En outre, la réduction de l'évapotranspiration des plantes, et particulièrement des arbres, s'accompagne physiquement d'une réduction de la consommation d'énergie du soleil. Cette énergie qui n’est plus consommée pour l’évapotranspiration se retrouve donc sous forme de chaleur de l'atmosphère produite pendant plusieurs décennies voire plusieurs siècles.

Cette chaleur s'accumule également dans les océans.

 

Il va aussi de soi que la part d’énergie hydraulique récupérée dans nos turbines paraît anecdotique au sein de la vaste physiologie du circuit de l’eau de la planète qui consomme une énergie solaire considérable pour mouvoir l’eau des pluies.

De même, le phénomène d’albédo des traînées occasionnées par les avions, variables en fonction de la météo, n’a sans doute pas d’effet comparable à une vraie couverture nuageuse bien dense. Il y aurait beaucoup à dire sur les chemtrails et sur les techniques pour assombrir artificiellement le ciel, voire pour épandre des produits chimiques, mais ce serait à nouveau se concentrer sur l’accessoire artificiel pour ne pas regarder l’essentiel naturel.

 

Sources pour l’évaporation
Sur l’évapotranspiration

Citation :
« 2.2. Forêt et évaporation

L’évaporation d’une forêt est sous l’influence de divers facteurs :

Cette interception varie selon les essences, l’âge, le traitement, la structure des peuplements et les saisons. »
Lu sous
http://www.fao.org/3/XII/0840-B2.htm

En périodes de sécheresses estivales, on constate souvent que les forêts continuent à être vertes (donc elles continuent à évapo-transpirer) en puisant de l’eau grâce à un système racinaire profond alors que les plantes herbacées sont parfois desséchées.
On a tous observé aussi des nuages d’humidité qui se forment au-dessus des forêts immédiatement après une pluie sur les multiples réceptacles foliaires complexes. Une partie de la pluie qui s’écoule lentement dans la forêt est stockée dans le sol perméable forestier puis repart pendant des semaines dans l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau. Par contre, dans les champs, sur les routes et les toits, l’eau ruisselle et ces surfaces planes s’assèchent beaucoup plus vite.

 

Des chiffres sur l’évapotranspiration.

Page 12 - Evapotranspiration des forêts de 450 à 550 mm/an
Page 39 - Evapotranspiration en Région Centre Val de Loire, partiellement boisée, environ
350 mm/an
 

Donc, passer de 20%, par exemple, de forêts sur le tiers de la surface du globe que sont les terres émergées à 80%, (ou inversement) influe forcément sur le climat mondial et probablement nettement plus que le gaz carbonique qui est passé de 0,0275 % à 0,04 % au cours de l’ère industrielle.

 

CO2 puis chaleur, ou chaleur puis CO2 ?

 

Les carottages profonds ont démontré, qu’à l’échelle géologique, il y a toujours eu une étroite corrélation entre la teneur en CO2 de l’atmosphère et le réchauffement du climat. Est-ce une preuve que le CO2 précède le réchauffement ? Le CO2 étant le résultat de la dégradation de matières d’origine organique, par respiration, incinération, putréfaction etc… encore faut-il que ces matières organiques puissent se transformer à la surface du globe et ne soient pas prisonnières d’un pergélisol ou d’un glacier. Nous pouvons donc en conclure tout aussi bien que c’est la température élevée du climat qui a permis aux matières organiques et au CO2 de circuler dans l’atmosphère de la planète durant toutes les périodes chaudes de l’histoire climatique et non pas forcément le CO2 qui a provoqué le réchauffement du climat.

 

Après nous le déluge ?

 

Sous https://www.thermexcel.com/
On lit notamment que :

- "Plus la température de l'eau de la piscine est élevée et plus l'évaporation s'accélère."

- "Plus la température ambiante est basse avec un taux d'hygrométrie similaire (plus précisément une baisse du point de rosée) et plus le taux d'évaporation est élevé."

On peut imaginer que lorsque l'eau des océans se sera bien réchauffée après des décennies de réchauffement climatique, ou des siècles, l'évaporation des océans va s'accélérer. Les pluies risquent alors de devenir trop importantes pour que nous puissions cultiver les plantes avec nos moyens mécaniques ou brûler les prairies.

Les nuages à nouveau nombreux et denses intercepteront les rayons lumineux, le phénomène d'albédo reviendra en force et la forêt envahira les espaces terrestres qui ne seront plus cultivés. Donc l'évapotranspiration redémarrera en grande quantité et refroidira énormément l'atmosphère pendant que les océans resteront plus chauds et évaporeront leur eau d'autant mieux que le climat sera froid. Les gelées vont se multiplier sur une grande partie de l’année.

 

Moins 6 degrés en moyenne ? La terre a déjà connu ça et même des périodes glaciaires.

 

Il restera à l’humanité la chasse et la pêche pour survivre. Peut-être.

 

Prenons de l’altitude.

 

Les lumières générées par l’activité humaine vues depuis l’espace peuvent nous donnez des indications sur la proportion des surfaces terrestres artificialisées.
Une application telle que Google Earth permet de confirmer la rareté relative des espaces forestiers. Quant aux décideurs toujours prompts à s’apitoyer du haut de leurs 4X4 climatisés sur le malheur des pauvres victimes du réchauffement climatique, ils ne sont jamais disposés à s’opposer à la loi du marché mondial qui privilégie le moins disant environnemental et social : la fameuse concurrence libre et non faussée des biens, des capitaux et des travailleurs qui fonde l’Union Européenne, notamment. On connaît ces inquiets adeptes des taxes autoritaires depuis leurs habitats climatisés ou qui circulent en jet privé dans leur village planétaire et changent d’hémisphère pour rester à la bonne saison qui nous expliquent que nous consommons trop d’énergies fossiles.

 

CONCLUSION.

Des lobbies et les Etats, aux mêmes mains, mobilisent d’énormes moyens médiatiques et le GIEC pour accuser le CO2.
Silence radio concernant le cycle de l’eau entravé par l’artificialisation des sols galopante et les déforestations. Pouvons nous remédier à l’absence de crédits de recherche et croiser des informations issues d’autres études pour comprendre l’influence de l’évapotranspiration sur l’évolution du climat et notre biosphère ? Ou bien sommes nous tenus par la pensée unique des décideurs qui nous ont toujours voulu tant de bien à leur profit ?

 


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