Sortir du Nucléaire : Les bons éco-comportements doivent se généraliser

par booster31
mercredi 13 avril 2011

Après vous avoir abordé avec vous le sujet du photovoltaïque comme une des solutions pour sortir du nucléaire, je souhaiterais maintenant que l'on aborde le sujet de l'économie d'énergie, car sil il est vrai que les énergies alternatives comme le photovoltaïque, l'éolien, la géothermie et l'aèrothermie sont des solutions importantes pour l'alternative au Nucléaire, il est important aussi d'agir soi même au quotidien pour diminuer sa consommation.

Nous serons de plus en plus nombreux sur terre dans les années à venir du fait de l'évolution démographie nous sommes 6,842 milliard d'habitant en 2011 et nous seront vraisemblablement 15 milliard en 2050. de ce fait si nous ne voulons pas avoir besoin de construire toujours plus de centrales nucléaires ou thermiques. Qui utilisent pour les unes présentent l'avantage de ne pas rejeter de polluants dans l'atmosphère. Néanmoins, elles ont un impact sur l'environnement tout aussi grave que les centrales thermiques.

En effet, les réacteurs nucléaires produisent de grandes quantités de déchets radioactifs que l'on doit enfouir et dont les générations futures hériteront donc. D'autre part, l'implantation d'une centrale nucléaire peut provoquer le réchauffement des eaux situées à proximité (mer ou fleuve) et par conséquent dégrader les conditions de vie de la faune et de la flore locales.

Enfin, le risque d'une catastrophe majeure, qu'elle soit accidentelle comme celle qui s'est produite à Tchernobyl en avril 1986 et dernièrement au Japon ou provoquée par un attentat, n'est pas négligeable. Et pour les autres des énergies dites 'fossiles' (charbon, pétrole, gaz naturel) qui rejettent par conséquent de nombreux polluants dans l'atmosphère : du dioxyde de soufre, du monoxyde et du dioxyde d'azote, du mercure, du monoxyde et du dioxyde de carbone, etc. Tous ces éléments rejetés contribuent par la suite à la pollution des sols ou au réchauffement climatique.

De plus, les centrales thermiques utilisent des ressources non renouvelables et dont les générations futures ne pourront donc pas bénéficier, ou enfin des fermes éoliennes, photovoltaïque ou autres. Qui sont très peu développées à l'heure actuelle. Pour cela nous devons apprendre à réduire notre consommation d'énergie

De plus nous consommons toujours plus d'énergie, malgré l'évolution des isolation des maisons et des diminution de consommation des appareils ménagés

Évolution de la consommation d'électricité spécifique des ménages (en Twh)

1990 39,6

2000 55,7

2005 66,7

2006 69,4

Sans parler de l'évolution des pays comme la chine et l'inde qui s'éveillent chaque jour un peu plus à la vie moderne et immigrent vers les villes avec toute ses conséquence sur l'augmentation en énergie et la pollution que cela entraine.

Tout ça pour dire qu'il est temps que chacun d'entre nous se prennent en mains et commence a faire attention à sa consommation d'énergie pour au moins deux raisons :

La première écologique pour les raisons énumérées ci-dessus,

La deuxième économique On peut dire que ces dernières années, le prix de l’énergie n’a cessé d’augmenter. Rien qu’en 2010, par exemple, le prix de l’énergie a connu plusieurs hausses : on se souvient notamment de la hausse de 3-5% du prix de l’électricité au mois d’aout, et de celle du début de l’année 2011 (encore 3 à 5%). Pour le gaz, les augmentations d’avril et de juillet ont totalisé une hausse de 15% pour 2010

Pour l’électricité par exemple, le ministre de l’énergie, Éric Besson, a déclaré qu’une augmentation de son prix est « inéluctable ». Cette hausse serait applicable à partir du mois d’aout. Elle servira surtout à financer les investissements indispensables à la prolongation de la durée de vie du parc nucléaire national, et au financement de la promotion des énergies renouvelables . Et après le drame du Japon ils ont une excuse toute trouvée pour augmenter l'électricité.

Alors pour faire rimer Écologie et Économie appliquons quelques bons gestes et réflexes au quotidien pour diminuer notre consommation électrique

Nous allons passer en revu quelques gestes simple qui peuvent rapporter gros pour le porte monnaie et l'environnement :

En choisissant bien son équipement domestique, et en adoptant les bons comportements, on pourrait baisser cette consommation de 40%, sans perte de confort

Apparue en 1994, est une initiative de la Commission européenne pour améliorer l'information des consommateurs européens.

Elle renseigne sur les consommations des différents modèles et constitue désormais un des critères décisifs du consommateur pour effectuer le choix de son appareil électroménager.

Elle est en effet obligatoire pour les appareils électroménagers suivants : réfrigérateurs, congélateurs, combinés, lave-linge, sèche linge, lave linge séchant et lave vaisselle mais aussi pour les lampes, les fours électriques et les climatiseurs.

Les "bonnes notes" commencent au A et les appareils "cancres" à proscrire sont notés en G. Des couleurs explicites (flèche verte pour le A économe et flèche de couleur rouge pour le G vorace) complètent la lisibilité du dispositif.

Si les équipements de classe A sont plus chers à l'achat que les autres produits, leur surcoût est en général amorti par les économies qu'ils permettent de réaliser. Des appareils classés A+ voire même A++ pour les réfrigérateurs et congélateurs existent désormais pour illustrer les progrès réalisés par certains fabricants.

Le choix d'une classe est très loin d'être neutre sur l'écologie, à titre d'exemple, un lave-linge classé A+ consomme 20 % d'électricité en moins qu'un appareil A. Un lave-linge classé A consomme 35 % de moins qu'un appareil de catégorie D et 50 % de moins qu'un appareil classé G.

Les appareils électroménagers devront remplir ces prescriptions dès 2011.

 

Un ordinateur éteint mais qui reste branché continue à consommer de l’électricité (environ 70 Wh en une journée).

En laissant les appareils en veille, on augmente la facture d’électricité de 10 % !

Si on n’y prend pas garde, la télévision, le magnétoscope, le lecteur de DVD, la chaîne Hi-Fi, le décodeur TV, l’amplificateur d’antenne, etc., restent en veille en permanence et finissent par consommer davantage « éteints » qu’allumés.

C’est très net avec les appareils qui ne

fonctionnent pas très longtemps dans l’année : un magnétoscope utilise plus de 90 % de sa consommation électrique annuelle… quand il ne marche pas !

Une famille bien équipée en audiovisuel (graphique ci-dessous) peut consommer de moins de 100 à plus de 800 kWh/an, uniquement pour les appareils en veille.
Pour certains ménages, les veilles deviennent le premier poste de consommation électrique de la maison (hors chauffage et cuisson).


Une TV en veille pendant 1 nuit consomme autant que pour regarder un film de 2 heures

Quelques exemples de consommation :

Cafetière électrique Nespresso En veille : 2 watts
Freebox HD En veille : 8 watts
Imprimant laser en veille : 3 Watts

En conclusion : Adoptons la Négawatt attitude (en référence aux MWh non consommés) en combinant les bons gestes, la bonne attitude économique et les énergies renouvelables. Comme cela nous limiterons notre consommation d'énergie et de ce fait nous pourrons au fil du temps réduire notre dépendance aux centrales nucléaires.

Des petits gestes entrainent des économies qui multipliées par chacun entrainerons de très grandes baissent de consommation, beaucoup moins de pollution.

A vous de jouer pour apporter votre pierre à l'édifice.

Ecologiquement votre

Rémy 

http://www.eco-planete.org/


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