Un rencontre inspirante avec Tristan Lecomte

par Roland Gérard
jeudi 14 avril 2016

On a eu hier soir 13 avril le plaisir de retrouver Tristan Lecomte de Pur Projet en conférence-discussion dans les locaux d’Ekodev au 3 rue du Louvre.

Les petits producteurs

La bonne idée cette rencontre. La salle était archipleine d’acteurs du développement durable plutôt côté entreprises et Tristan, comme d’habitude plein de la superbe énergie et de la joie qui l’habite, nous a projetés dans une réalité lointaine qu’il connaît bien. Il travaille toujours au contact des petits producteurs du sud et il en ramène une connaissance, on pourrait même dire une sagesse bonne à faire connaître.

Des clés pour l’action

Entre plusieurs évocations de Pierre Rabhi, puis de Nelson Mandela et Gandhi, ou encore de Nietzsche, Il nous a donné quelques clés pour l’action : La recherche du sens qui ne s’arrête jamais, se fier à l’intuition… Il dit que « ce qui nous fait bouger c’est la dimension intérieure » et encore que ce qui nous réunit toutes et tous qui étions dans la salle, c’est la « volonté d’ouverture et la vision holistique ». Il dit que c’est « la même énergie intérieure qui anime les producteurs ». Il évoque plusieurs fois leur sens de l’humour, leur goût de la fête. Ils n’ont rien et ils ont « la banane » !

Combat et respect des ennemis

On est dans l’acceptation et on crée du lien dans une approche positive sans jugement. « Les producteurs sont résolument positifs ». Il nous fait trop rire quand il cite Nietzsche qui disait : « je croirais au Christ le jour où tous les chrétiens auront des figures de ressuscités ». Il est clairement dans le combat pour la protection des forêts, objet de toutes les convoitises avec les petits producteurs et nous dit que Mandela et Gandhi ont toujours respecté leurs ennemis.

L’image coloniale de Banania

 Il nous en apprend sur nous-mêmes quand il nous dit que la France est le seul pays au monde où l’on s’est demandé s’il fallait vendre les produits du commerce équitable dans la grande distribution. Il évoque ensuite l’image coloniale de la marque Banania qui a tué le produit et dit que les entreprises qui n’auront rien à dire sur le climat ou les écosystèmes connaîtront le même sort. Il affiche une grande modestie naturelle en disant que plus on en apprend moins on en sait et revient plusieurs fois avec ce mot : « écoute ».

Notre inspiration

Tristan Lecomte fait partie de ces hommes qui nous inspirent, on sort de leur rencontre un peu rassurés sur le potentiel que l’être humain peut déployer pour faire face à ce qui arrive. Et ce n’est pas désagréable de constater que ses fondamentaux ne sont pas loin des nôtres dans l’EEDD. La voie c’est celle de la joie, du positif, du lien, de l’écoute… pas de doute là-dessus.

A suivre certainement

Roland Gérard Codirecteur du Réseau Ecole et Nature


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