Délit de sale gueule

par Phileas
jeudi 4 novembre 2010

J’observe ce visage. Son visage. De quelle inhumanité ce masque emprunte-t-il les traits ?

Quel âge peut bien avoir celui à qui il appartient ? 40, 50, 80 ?
 
Ce visage est celui de Silvio Berlusconi. Pourtant il semble comme étranger à la race humaine. Il est émacié comme celui d’un mort ou d’une statut de cire du musée Grévin.
 
Cheveux étrangement lisses. coupe militaire et fuyante, d’une raideur effroyable, comme implantés dans la chair du front. Une coupe de cheveux des années 30, à chemise brune..
 
Un front qui n’en finit pas de monter. Botoxé à mort. Flanqué de petites tâches lassés par tant de soleils artificiels. Projecteurs ou lampes à bronzer. Grande capacité à digérer l’information entre cheveux et sourcils.
 
Les yeux sont ceux d’un prédateur. Sans doute un loup. A moins qu’il ne s’agisse d’une pieuvre. Deux petits récepteurs qui pourraient tuer quiconque qui essaieraient d’en percer le mystère.
 
La bouche est mince. Sensualité mesurée et sélective. Un prédateur en quête de fraicheur, plutôt porté sur la qualité que sur la quantité. Raffiné, mais pouvant baver juste à la commissure des lèvres pincées et rigides.
 
Attendre à plus tard, pour le sourire éclatant et factice.
 
Comment l’Italie a-t-elle pu laisser les clés du pouvoir à un tel personnage anxiogène, artificiel et faux ?
 
Chaque pays à son histoire. Chaque pays possède un socle qui lui est propre.
 
La Grande-Bretagne s’est fondé sur l’économie, les États-Unis sur le Droit, la France sur sa République, l’Italie sur l’Église.
 
Silvio Berlusconi a imposé l’image d’un leader Divin qui s’adresse directement au peuple. Un Seigneur figé dans un marbre étrange, sûr de sa gloire et de ses intérêts.

Lire l'article complet, et les commentaires