Entre l’Europe et le grand large, nous serons toujours pour le grand large !

par Absolem
samedi 25 juin 2016

 
Churchill, au lendemain de la guerre proposait la création des « Etats-Unis d’Europe », mais précisait « with it, not in it » : solidaire, mais sans en faire partie.

Il avait, à la veille du débarquement de Normandie, déclaré au général de Gaulle : « Sachez-le, général ! Chaque fois qu'il nous faudra choisir entre l'Europe et le grand large, nous serons toujours pour le grand large. »

Et c'est bien ce qu'il s'est produit ! Le peuple britannique, ce vieux peuple au cœur de pirate, avait aujourd'hui rendez-vous avec l'Histoire et il ne s'y est pas refusé à moitié pour embrasser dans toute son ampleur sa propre destinée. Il a affirmé haut et fort son appétit d'indépendance.

C'est ainsi que le Royaume-Uni a dit non à la dictature, non à la décadence culturelle et morale, non à la tyrannie du dogme.

Jacques Chirac disait que la seule chose que les anglais avaient apporté à l'Europe c'était la vache folle. Au bout du compte, l'Histoire retiendra que ce que les anglais auront apporté à l'Europe la démocratie et la Renaissance de l'essence qui faisait tout le charme de ce vieux continent : les Nations.

Dans les temps à venir, les peuples européens pourront prendre toute la mesure de l'essor qu'incarnera la Grande Bretagne, toutes les possibilités qu'offrent l'ouverture sur le reste du monde loin des frontières limitées de l'Europe.

 

Alain Peyrefitte : – « Est-ce que nous pourrons changer de fusil d’épaule ? »

Charles de Gaulle : – « Mais bien sûr ! Croyez-vous que nous ayons besoin du Marché commun pour respirer ? En face de la manœuvre des Anglais, des Américains et des Allemands, notre manœuvre à nous ce sera de dire : « la fin du Marché commun, ça ne nous contrarie pas ».

Alain Peyrefitte : – « Il y a une conviction répandue dans les esprits, surtout dans la jeunesse, c’est que, sans l’Europe, la France ne sera plus rien ».

Charles de Gaulle : – « Il est possible que la fin du Marché commun, ce soit justement la fin de ce mythe. Ce serait heureux : il a été forgé par les fumistes qui ont voulu faire croire à l’Europe supranationale. […] Nous avons voulu faire une politique d’entente avec les Allemands. Si les Allemands nous glissent entre les doigts, eh bien, nous avons les moyens de nous retourner ! Le monde est vaste et la France a un grand jeu à jouer »

(Source : «  C'était de gaulle  » d'Alain Peyrefitte )

 

Il faut retenir que l'Histoire des pays d'Europe a toujours été et sera toujours le combat pour la souveraineté des États. Car la souveraineté ça ne se partage pas.
La souveraineté, soit on l'a...
soit on ne l'a pas...

 

Voici la bande annonce du Film Elizabeth qui illustre parfaitement cette lutte de l'Angleterre pour l'indépendance et la souveraineté. En 1585, Élisabeth Ire règne sur l'Angleterre, depuis près de trente ans sous la doctrine anglicane, et sans héritier légitime, s'étant auto-qualifiée « La Reine Vierge » (The Virgin Queen).

Cependant, son règne est menacé par les royaumes catholiques, notamment l'Espagne de Philippe II, qui voient en Marie Stuart, sa cousine, la reine d'Angleterre en titre. Élisabeth doit ainsi faire face à de nombreuses conspirations menées pour placer sa cousine sur le trône.

 

 


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