Il faut sortir du Merkoland

par Jean-Paul Foscarvel
mardi 2 avril 2013

Les derniers rebondissements lors de l'affaire chypriote ne laissent plus place au doute : il faut fuir l'Europe des technocrates sous domination allemande.

Nous avions cru progresser, mais l'histoire se répète. Les États européens ne sont plus maîtres d'eux-mêmes. Sous prétexte d'Europe, c'est l'Allemagne qui dirige pour les intérêts de son capitalisme, sous contrôle des États-Unis, centre névralgique du système.

Alors, pour nous sortir du gouffre économique au bord duquel nous sommes, il ne faut pas précipiter l'allure, comme nos gouvernement veulent faire, il faut au contraire suivre un autre chemin, vers la restitution humaine de l'économie.

Mais l'Europe, dogmatisée par les neolibéraux, n'offre comme seule perspective que la descente aux enfers.

Privatisations, destruction du secteur public, suppression des aides sociales, augmentation indéfinie de l'âge de la retraite, jusqu'à sa suppression pure et simple, etc.

Les peuples doivent payer pour que les profits continuent d'augmenter. Tel est le credo libéral.

Au début, on nous avait vendu la baisse des prix par la concurrence, l'augmentation de l'efficacité des services privatisés, via la concurrence interne des employés pliés aux exigences du client, etc. Certains pouvaient sincèrement y croire. Aujourd'hui, le but de la privatisation est clair : dégager des profits en pressurant le personnel et minimisant les services, et les situations d'entente permettent de garder des prix élevés.

Aujourd'hui, il est clair qu'il s'agit de soumettre les peuples à une régression sans fin, une spirale continue de la paupérisation, et finalement, de détruire notre avenir à la faveur d'une caste sans scrupule.

Pour que les citoyens puissent reprendre le flambeau de la liberté, de la liberté réelle qui est celle de choisir son avenir, il faut quitter ce navire en perdition, entouré de récifs, dirigé par un équipage fou qui vogue avec la grand-voile lorsque la tempête fait rage.

La vraie cause de la crise étant l'excès de productivité du travail, celui-ci étant à la fois la conséquence de transformations technologiques et de choix politiques pris au niveau international (UE, FMI, OMC, notamment) par des pays et des décideurs qui ne peuvent pas se remettre en question, il faudrait non seulement se dégager de l'Europe, mais aussi de ces instances internationales, et constituer un réseau international de pays dont le but et non pas le profit à tout prix, mais la constitution d'une zone économique où les échanges se font de manière équitable.

Bref, créer une zone de "non compétitivité", internationale, où pourraient s'agglomérer les États qui le souhaitent, basée sur une charte où à la fois l'humain, et le respect de l'environnement, serait au coeur.

Sachant qu'un Etat tout seul ne peut changer le système international, et qu'au niveau mondial, tout est bloqué (sans parler de l'Europe où c'est pire), je ne vois pas d'autre moyen de nous en sortir.

La priorité restant la sortie de l'Europe, devenue Merkoland.


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