La dérive économique, sociale et culturelle de l’Europe

par Pierre d’Humières
mardi 11 septembre 2012

N'EST-IL PAS GRAND TEMPS DE COMPRENDRE ET DE REAGIR ENFIN AUTREMENT ?

LA DERIVE ECONOMIQUE, SOCIALE ET CULTURELLE DE L’EUROPE SE POURSUIT ET MÊME S’AGGRAVE.
 
 On ne peut plus le nier, l’Union Européenne est un fiasco et l’Euro un véritable boulet. La France dérive avec l’Europe et il n’y a pas de crise grave qui tienne. Même pas de crise réelle du tout. Maintenant, il est patent qu’il s’agit bien plus d’une montagne d’erreurs accumulées dans l’inconscience quasi-générale de dirigeants très incompétents et beaucoup trop souvent inféodés aux lobbies financiers et mondialistes, comme asservis à leur clientèle électorale qui est leur priorité, leurs véritable fonds de commerce.
 
 La « crise », en Europe, aux Etats Unis, c’est donc cela. Ailleurs, il y a souvent des nations prospères, certaines sont en plein développement, beaucoup progressent. Oui, ou non ?.. Alors, quand je vois nos dirigeants s’agiter dans tous les sens, se gratter la tête sans cesse pour s’aider à découvrir et tenter d’appliquer des mesurettes qui n’en sont même pas, j’ai l’impression d’observer une fourmilière enfermée dans une bouteille, courant dans tous les sens pour chercher une sortie, alors qu’elle a elle-même placé un bouchon sur le goulot !
 
 Et, ce bouchon, c’est la conception ratée de l’Union Européenne telle qu’elle a été réalisée, c’est la monnaie virtuelle qui lui a été choisie. Bien évidemment, il convient de remettre tout cela à plat. Mais, qui serait capable de réaliser une œuvre pareille ? Qui saurait faire sauter ce bouchon ? Qui, de nos jours, dans le monde occidental, aurait la stature d’un Charles de Gaulle ?
 
 C’est vrai, le nouveau Président de la République Française et le gouvernement agissent comme ils peuvent mais restent donc prisonniers de la nasse dans laquelle la France s'est laissé enfermer, par une mondialisation qui conduit à des courses folles vers une compétitivité sans fin. Par l’Europe tétanisante. Par le boulet de l’Euro. Situation qu'aggrave plus encore, en effet, l'embrouillamini d'une Union Européenne multiforme, incapable de jouer un rôle sérieusement utile et demeurant inapte à défendre ses propres intérêts vitaux. Une Union Européenne à malformation congénitale évidente, dont le poids de l'impasse économique et sociale, dans laquelle elle s'est elle-même enlisée, commence à prendre tous les aspects d'un frein qui perturbe de plus en plus le commerce mondial !
 
 Faire face à ces deux obstacles majeurs est, pour la gouvernance de la France, une incontournable nécessité et devient urgent. Car, ce sont bien là, et avant tout, ces deux obstacles qui bloquent les possibilités de s'en sortir et plombent tous les efforts possibles de redressement. Il est également impératif, maintenant, de prendre, très drastiquement, sur le plan intérieur, quelques décisions - dont certaines sont déjà en voie de l'être- en particulier celle d'adapter la gestion de la chose publique à notre situation réelle et à ses vraies contraintes. Il faut dire et rabâcher la seule vérité, toute la vérité, et surtout, compter juste. Convenir et faire convenir que l'on ne peut plus dépenser ce que l’on ne possède pas et encore moins le faire quand survient la banqueroute. Arrêter, enfin, cette manie suicidaire de faire venir, avec quelques 4 millions de chômeurs réels et 20 millions de pauvres, 200 000 immigrés autorisés de plus chaque année, essentiellement des improductifs, directement à la charge de nos budgets sociaux, qui croulent depuis longtemps sous les déficits, populations accueillies en plus des innombrables clandestins déjà là, qui, eux aussi, bénéficient des prestations auxquelles nous leurs ouvrons droit dans tous les cas de figure, directement, quand ils perçoivent ces prestations, ou indirectement, quand ils viennent alimenter un travail au noir et une économie souterraine croissante, et souvent les deux à la fois, détruisant ainsi un nombre identique au leur d'emplois cotisant à nos caisses sociales et participant à l'impôt.
 
Dans le cadre de propos délirants, j'ai entendu quelques inconscients prétendre que l'Europe aurait besoin de 50 millions de nouveaux immigrés d'ici à 2030 ! Non seulement c'est totalement faux, mais, si cela était, c'en serait bien fini de l'Europe ! On n'en arriverait, forcément et plus vite qu'on ne peut le penser, à un maelström ingérable de communautarismes et de partitions ethniques, issus principalement de l'Afrique et du monde musulman, avec une dominante de civilisation islamiste. Non, je ne crois vraiment pas que cela soit ce qu'il faut pour l'Europe ! Certes, sa population est vieillissante, c'est vrai. Mais, il faut en chercher les raisons. Les Européens ne croient plus en l'Europe qui était censée rassembler la synthèse de leurs pays respectifs au profit de tous. Or, c'est exactement le contraire qui s'est produit. L'Union européenne est un flop, sa monnaie un échec, son économie commence à s'effondrer. Qu'on le veuille ou non. Refuser de le voir, refuser de réagir devient criminel !

 En fait, l'Union Européenne est basiquement mondialiste et surtout, inféodée au grand capital international, qui lui, est et sera toujours apatride. On le constate clairement, l'U.E. se moque bien des Européens ! Elle ne s'occupe pas d'eux comme elle devrait alors qu'ils ont pourtant tellement besoins de se sentir soutenus, de pouvoir compter sur l'avenir et sur un idéal européen. Bref, ils ont un besoin vital de croire en cette nouvelle patrie. Or, comme on a tout fait pour les en empêcher, ils n'ont plus confiance dans le présent et encore moins dans le futur, ce qui, évidemment, ne les incite pas franchement à assurer leur descendance. D'ailleurs, il y a toutes les contraintes économiques, souvent calamiteuses, que leur impose la gestion incongrue des fonctionnaires et des technocrates décideurs de Bruxelles. Pour que l'Europe existe et ne vieillisse pas trop vite, c'est tout cela qu'il faudrait revoir et enfin corriger. Est-ce donc si compliqué ? Je crois que suffiraient de bonnes décisions et d’un minimum de bon sens, pour sortir de l'ornière. Quant au vieillissement certain des populations européennes, il convient, bien entendu, de développer, d'urgence et sans complexe, une politique européenne de natalité, forte, franchement incitative, mais exclusivement réservé aux seuls citoyens de la communauté européenne, mesure qu'impose d'urgence les risques évidents de disparition progressive, à long terme, des populations d'origines européennes, dans les flux migratoires massifs en développement exponentiel, tels qu'ils le sont aujourd'hui.
 
 Mais, c'est vrai, qui osera aller jusqu'à appliquer une telle mesure, pourtant normale, pourtant vitale et tout à fait indispensable à la fois, avant qu'il ne soit trop tard, même dans un contexte où la dégénérescence intellectuelle et les dogmatismes l'emportent de loin sur le bon sens comme sur la raison ? Il semble bien que les démons qui tirent les ficelles ne cherchent qu'à balayer loin et vite une civilisation européenne qu'il haïssent sans doute au plus haut point, en lui préférant n'importe quoi, fusse une tour de Babel de melting-pot ingérable qui tombera vite aux mains de plus mauvais encore qu'eux-mêmes et les anéantira à leur tour, dans un cataclysme général.
 
 Revenons aux affaires purement françaises. Adapter la gestion de la chose publique à notre situation réelle et à ses vraies contraintes, cela veut dire, aussi, cesser de prendre notre nation pour une puissance plus grande qu'elle ne l'est. C'est cesser, également, d'intervenir à l'extérieur à tout bout de champ, surtout si ce n'est pas indispensable et quand on n'en a pas les moyens. Raisonnons enfin juste et sachons utiliser la diplomatie comme le bon sens et l'intelligence, plus que les armes produites ou achetées à crédit. Souvenons-nous des leçons du passé, qui n'ont pas encore été comprises, et que, récemment encore, M. Sarkozy a, lui aussi, négligées en attaquant la Libye.
 
 Dans l'histoire de la France, les bévues les mauvaises décisions politiques, les erreurs aux conséquences graves ont été légions depuis les années 30, (exception faite de la longue parenthèse à mettre au crédit de Charles De Gaulle) : laxisme et abandon des réalités ayant conduit au désastre de 1940 et à la Collaboration, guerre d'Indochine, expédition de Suez, campagnes d'AFN, guerre d'Algérie, puis, dans les trois dernières décennies, immigration folle, corruption et scandales politiques et financiers au plus hauts niveaux de l'Etat, impliquant au moins deux de nos anciens présidents de la république, abandon de souveraineté et de démocratie au bénéfice de fonctionnaires bureaucrates "européens", et de commissions, tous sans caractère représentatif réel et sérieux, sans gouvernement issu des urnes, sans couverture d'un parlement digne de ce nom, sans même un chef réel, élu et disposant des pouvoirs nécessaires, aujourd’hui encore « chef » fantôme dont bien peu savent qui il est, ce qu’il est et ce qu'il fait réellement.
 
Dans l’immédiat, sur le plan de la politique intérieure française, il faut diminuer, vraiment et de façon drastique, les trains de vie de l'État, des régions, des départements, des collectivités locales. Cela veut dire, en plus, - hélas !- augmenter très sensiblement les impôts, diminuer le niveau de vie des Français, car il ne peut en être autrement. Pour y parvenir, on doit réduire la consommation intérieure, en compensant par une hausse intelligente et adaptée de la TVA, plus spécialement ciblée sur les produits majoritairement importés. Cela veut dire, encore, de multiples compressions de dépenses, partout où sont dépensés les deniers publiques, parmi lesquels il convient de cesser de subventionner à tout-va des kyrielles d'associations, dont beaucoup sont inutiles, et qui sont d'abord financées dans des buts purement électoraux. Bref, cela signifie, adapter d'urgence toute chose, en toute circonstance, à sa juste valeur.
 
 Et, bien évidemment, cela ne peut se faire sans protéger nos frontières, sans permettre à nos usines et à nos entreprises de lutter à armes égales avec la concurrence quand elles produisent sur notre sol national, et, évidemment, sans exiger systématiquement la réciprocité avec les pays concurrents, tout cela, avant de ne chercher rien d'autre que l'abaissement continuel du coût de la main-d’œuvre, dans le seul but de concurrencer ceux qui exploitent le monde du travail. Tout le monde le comprendra.

Pierre d'Humières

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