Le défi européen : combler notre déficit d’âme et de réflexion, simplifier, responsabiliser

par heber
mercredi 20 mars 2019

 

L'Europe et le monde occidental traversent depuis plusieurs décennies de profonds bouleversements : perte de sens et d'idéal, puissance excessive de l'argent, précarité, violence et insécurité, s'additionnent pour provoquer une crise majeure de notre civilisation. Pourquoi ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Et que faire pour enrayer cette chute continue vers l'abîme et relancer notre modèle de société ?

LE DEFI EUROPEEN : COMBLER NOTRE DEFICIT D'AME ET DE REFLEXION-SIMPLIFIER- RESPONSABILISER

L'Europe et le monde occidental, développé et démocratique, subissent depuis 40 ans une remise en cause générale caractérisée par :

1) la perte de signification, de sens et d'idéal, la régression des solidarités interclasses et intergénérationnelles, l'absence de perspectives claires et de projets d'avenir pour notre jeunesse,

2) la croissance effrénée des appétits de consommation, la puissance excessive de l'argent et l'accumulation déraisonnable et immorale de richesses concentrées entre les mains d'une minorité de ''happy few'' assise sur une conception égoïste et dépassée d'un capitalisme ultra-libéral, uniquement centré sur la rentabilité à court terme des actifs financiers, 

3) la précarité, l'exploitation et la pauvreté d'une partie substantielle de nos populations européennes et du tiers-monde,

4) la stagnation et la récession des droits sociaux et des mécanismes de solidarité envers les plus humbles, les plus fragiles et les plus démunis,

5) la perte de crédibilité de la quasi-totalité du personnel politique et des partis,

6) de graves dysfonctionnements de nos appareils politiques, administratifs et judiciaires,

7) la violence croissante des relations personnelles et corporatives,

8) la contestation permanente de l'autorité de l'Etat et de l'intérêt collectif, au bénéfice des droits des individus et des privilèges de caste,

9) la volonté farfelue, aveugle et irréaliste, de concevoir l'Etat comme un simple mécanisme de redistribution, tenu de dispenser, de façon illimitée et continue, des avantages et des droits aux individus sans aucune contrepartie, obligation ou devoir de leur part, 

10) une vision onirique de la liberté individuelle, affranchie de toute contrainte et associée à la négation de la notion de nation solidaire, d'identité et de patrimoines culturel et civilisationnel communs,

11) la propagation d'idéaux suicidaires prônant, -sans aucune prise en compte de l'inexistence des ressources énormes qui seraient nécessaires à leur mise en oeuvre- une solidarité internationale absolue et une politique d'accueil sans limite de tous les malheureux de la terre,

12) la croyance en une mondialisation sans frontières qui encourage la pression migratoire de populations défavorisées, venues des 4 coins de la planète, attirées par la déliquescence de l'autorité de l'Etat au sein de nos sociétés européennes qui ont sacralisé, au nom de droits humains que nous sommes les seuls à respecter dans le monde, un accueil indifférencié et général de tout candidat à l'immigration, légal ou illégal, quel que soit son motif.

Il s'agit bien d'une crise majeure de civilisation et nombre de penseurs, d'intellectuels et de philosophes y discernent, avec résignation et fatalisme, les prémisses de la destruction et disparition de notre vieux monde, miné par l'usure du temps et la lassitude des nantis.

Et il est vrai que les civilisations aussi sont mortelles.

Le vieillissement progressif de nos populations, la baisse du nombre d'actifs, l'effondrement des taux de natalité, associés à la sophistication ''boboïste'' de nos modes de pensée et à la perte générale du simple bon sens, provoquent le désenchantement et l'affadissement de notre vieille Europe et nous entraînent, lentement mais sûrement vers la disparition, la mort et l'oubli.

Déjà, d'autres sociétés, vibrantes de jeunesse, de volonté, de puissance et de foi, se lèvent, prêtes à prendre notre place, et observant nos multiples faiblesses, rêvent de nous dominer, de nous occuper, de nous réduire en esclavage voire de nous détruire, en appliquant la loi naturelle de la vie et de la mort des espèces où seuls règnent et subsistent les plus forts et les mieux capables.

Si nous refusons ce courant dominant de résignation et d'abandon, si nous voulons combattre cette pulsion de mort en rejetant ceux qui nous appellent à renoncer, si nous voulons encore croire en l'avenir de nos enfants et petits -enfants, alors, il nous faut :

- analyser sans tarder les causes profondes du mal qui ronge nos sociétés et prendre immédiatement toutes les mesures permettant de redonner un élan salutaire à l'Europe et au monde occidental.

Il nous semble que 3 causes principales expliquent le mal-être et les dysfonctionnements actuels de nos sociétés :

- un profond déficit d'âme et une absence de sens, de morale et d'idéal, couplés à la triste matérialité des objectifs proposés à nos concitoyens.

- la complexité juridique et administrative de nos lois, de nos institutions et de nos organisations publiques comme privées qui va de pair avec l'irresponsabilité croissante des individus, tant dans leur comportement privé que dans le rôle ou la fonction qu'ils remplissent au sein de la collectivité.

- la déviance et la dégénérescence générales des capacités d'analyse et de réflexion, alliées à la disparition du simple bon sens et à l'intolérance anti-démocratique, qui conduisent au non-respect progressif des libertés de pensée, d'opinion et d'expression au profit de la dictature du politiquement correct.

Nous comptons analyser successivement cette série de causes dans 3 articles à venir, afin de formuler par la suite des solutions de nature à y remédier et à relancer l'Europe et nos sociétés occidentales démocratiques vers un projet d'avenir viable et mobilisateur pour nos descendants et les générations futures.

La fin de l'Europe n'est écrite nulle part.

C'est à nous, et à nous seuls, citoyens européens, qu'il appartient de relever la tête et de lutter tous ensemble pour préparer notre destin. 


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