Les temps changent et sentent mauvais

par Vincent Frédéric Stéphane
jeudi 5 février 2009

Je viens de voir le « docu-fiction Les temps changent » sur la télé sans publicité. Je veux faire part de mon mépris, à chaud, pour ceux qui ont participé à cette insulte à l’humanité.

On y dépeint la vie dans un monde où l’augmentation des températures et l’épuisement des énergies fossiles ont profondément changé les modes de vie. La civilisation s’est adaptée et les avions ne volent plus, on prend les dirigeables à hydrogène ou les TGV intercontinentaux. L’on y organise des conférences sur la disparition des espèces où l’on se lamente beaucoup. Et la conclusion lénifiante c’est que si l’on ne modifie pas profondément nos « habitudes de consommation » ce qui vient de nous être décrit risque de devenir réalité.

Rien. Absolument rien. Rien à part la révolte d’un homme jeune rejeté par les procédures de sélection mises en place par l’union européenne à ses frontières, pour dénoncer l’inhumanité du traitement réservé par cette union européenne aux réfugiés climatiques africains. Rien. Faut voir ! Des tests réalisés par des machines selon des procédures bien précises, des critères purement esclavagistes, un rejet des « éléments » jugés non rentables ou pas assez soumis. Une sélection à la Mengele, la technologie en plus.

On suit le parcours d’un sélectionné qui se retrouve embauché pour 3 ans par une ex viticultrice, reconvertie dans les orangers, bien humaine sympathique et tout, qui est manifestement parfaitement au courant des réalités et du parcours de son jeune et sympathique employé nègre, et qui n’a pas un mot, même pas un geste pour ne serait-ce que manifester son désaccord avec tout cela.

L’émission qui suit est en cours. Tel que cela se présente, personne ne relèvera le scandale.

Je vis donc dans une civilisation où les bien pensants, même les bien pensants, se préoccupent de la disparition des espèces animales, de l’augmentation des températures, et considèrent comme une adaptation normale à des conditions extrêmes que de traiter son frère, non européen, en esclave.

Ah les Fumiers !

Ah les cons !

Ils se trompent s’ils pensent qu’ils pourront éviter les périls en restant incapables d’aimer, de s’aimer, et donc d’aimer autrui, bref, d’aimer le monde dont ils sont issus.

S’il ne s’agit que de « modifier nos habitudes de consommation », on ne parviendra qu’à s’inhumaniser.

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