Hubris à Dubaï
par JoëlP
vendredi 27 novembre 2009
Iles artificielles, gratte-ciel d’1 kilomètre de haut, villes nouvelles dans le désert, The Palm, Burj Dubai la plus haute tour du monde, hôtels paradisiaques, hôtel de glace dans le désert, des réalisations admirées et des projets fous en pagaille... le projet d’Anara Tower, une tour résidentielle de 600 m, comprendra des jardins suspendus tous les 27 niveaux et une piscine de 30 m. Sa gigantesque turbine, statique, abritera un restaurant de luxe dans une bulle de verre. L’émirat de Dubaï n’en finit pas de surprendre et en fait rêver plus d’un. Allez voir sur le site de l’Internaute ses réalisations et projets les plus insolites.
Il existe un mot pour désigner l’excès d’orgueil dont sont capables les hommes : L’hubris. C’est un mot qui nous vient directement du grec et que l’on peut traduire par démesure. On le trouve dans le mythe de Prométhée qui vole le feu aux dieux pour le donner aux hommes. L’hubris est un sentiment violent inspiré par l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance et la modération (sophrosune).
Dubaï a sans aucun doute fait preuve de démesure, mais qu’en est-il de tous nos pays riches ? On y commet partout un double crime contre la sagesse : Ne pas se satisfaire de sa part et laisser son prochain dans la misère. Du coup, il faut s’attendre à quelques déboires dont les ennuis financiers seront peut-être les moindres. Cette partie du voyage, la vengeance divine contre ceux qui ont fait preuve d’hubris, s’appelle, chez les anciens grecs, la némésis. Un joli mot. Faut-il se souhaiter une douce némésis pour ces prochaines années ?