Il faut nationaliser les riches armateurs grecs

par Lisa SION 2
vendredi 30 avril 2010

j’arrive toujours un peu tard avec ma réflexion, parce que je suis lent d’esprit et ne réagis qu’en fonction de l’actualité de la veille, mais celle-ci va pourtant droit au but et atteint souvent la cible pile en son centre. Y a quelque chose qui cloche dans l’histoire grecque qui me chiffonne depuis peu. Démêlons ce noeud ensemble, si vous le voulez bien.

Cette histoire de dette grecque ne serait encore qu’un leurre d’appel à contribution commune, et le cas de ce pays serait des plus trompeurs, que cela ne m’étonnerait pas. Que l’on veuille nous faire croire que ce pays aux six mille îles, qui a vu naitre, de par sa configuration complètement éclatée, les principaux armateurs mondiaux depuis des siècles, que dis-je, des millénaires, ne va pas bien, j’ai du mal à percuter. Ces brillants armateurs ultra célèbres que sont Niarchos et Onassis, et d’autres grandes fortunes établies sur les facultés de naviguer en toutes conditions, et qui sont à l’origine de la première flotte de complaisance commerciale du globe, qui bat pavillon international sur la planète entière, ne va pas bien...j’ai comme un doute. Surtout en cette période de libéralisation du commerce international à tout rompre.

Cette peuplade insulaire qui a généré la plus formidable civilisation humaine laisse derrière elle de fantastiques flambeaux internationaux tels les jeux olympiques, et une architecture imitable que l’on retrouve d’ailleurs dans toutes les principales bourses du monde, est en faillite ? Ce paradis perdu où l’ensemble de l’élite européenne s’en va tous les ans se dorer la pilule sur les plus petites, mais les plus nombreuses plagettes coincées dans les innombrables criques sauvages et vierges...Ces criques sauvages où toute la jet set s’en va huit mois par ans se baigner nus et faire l’amour dans le sable chaud, à l’abri des regards indiscrets et sans même que je ne le sache moi même, autrement que dans les formidables films qu’ils tournent entre eux, et que l’on peut apercevoir tard le soir sur les chaines du câble ? Ces 13686 kilomètres de côtes accidentées, qui peuvent en plein été recevoir des millions de touristes arrivant à la barre de leur formidable yatch ou yacht, excusez moi, je ne connais personne de semblable...Ces quantités innombrables d’îles qui empêchent les grosses flottes de pêcheurs de s’y perdre sous peine de gros risques, ce qui laisse aux nombreux touristes à la voile tout le loisir de vivre pour rien, d’amour et de pêche en eaux vices pour zéro euros par jour...Ce paradis terrestre où l’on peut vivre nu toute l’année loin des contraintes du temps toujours beau et de l’argent quasiment inutile tellement l’amour et l’eau fraiche sont gratuits et libres...Cette magnifique région où toutes les cigales du monde entier viennent chanter tout l’été, étalés comme des limaces sur le pont de leur yatch que des fourmis ont bien pris soin de lustrer à la main pendant des heures afin que celui-ci soit étanche et brillant comme le marbre, je n’y vois aucun inconvénient, à partir du moment que l’on vienne pas me demander de payer la facture du séjour et de la fête...Que ces gens là fassent appel à David Guetta Pour la modique somme de vingt mille euros, pour qu’il leur tape le beat à la main, dans leurs longues soirées de drogue baise party gratuite, ça ne me dérange pas si c’est pas moi qui paye. Qu’ils décident de s’abonner au plus cher forfait Orange pour se faire livrer le Champagne à deux heures du matin sur la plage abandonné, je m’en fous complètement à partir du moment où ils ne viennent pas ensuite, me faire croire qu’ils sont malheureux à mourir suicidés, où qu’ils viennent pleurer dans ma chaumière ou dans mon poste.

La comédie a assez duré. Demander aux travailleurs de tous pays de se saigner un peu plus pour assurer, malgré la crise, la plus value de quinze pour cent d’une frange infime de la société qui porte le nom d’actionnaire alors qu’elle ne fait rien, juste pour ses gourmands besoins de faire durer encore le plaisir, c’est injuste et malvenu.

Vous chantiez navals...hé bien dansez maintenant.

 

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