IsraŽl-USA : vers de (plus) difficiles relations

par Carmel
jeudi 31 janvier 2013

Un nouveau mandat pour une relation profondément différente ? Lors de leurs précédents mandats, les relations entre Obama et Netanyahu ont laissé entrevoir de sérieux désaccords. Aujourd'hui deux se doivent de lisser leur relation, en apparence du moins.

La sympathie réciproque imposée par les communicants ne trompe pas. Les deux hommes ne s'apprécient guère - l'ego qui les a hissé jusque là n'y est pas étranger.

De sérieux désaccords sur de grandes questions de politique internationale ont marqué les années précédentes. La politique à adopter à l'égard de l'Etat et les des relations avec la Palestine préoccupent très fortement les deux hommes. Et d'autres questions seront abordées dès le début de leur relation.

Le président des Etats-Unis réinvesti pour son second et dernier mandat devrait être plus libre. Face à un Premier ministre Israélien réélu, tenu à la composition de son gouvernement inattendu. 

Les dernières nominations d'Obama laissent présager des changements significatifs dans ses politiques étrangères. Huck Hagel au poste de secrétaire à la Défense et John Brennan à la direction de la CIA. Poids lourds et poulain respectifs de la politique sénatoriale et de l'exécutif militaire sonnent comme un signal fort. Auprès de nombreux états, et plus précisément envers l'Europe et Israël -quand l'Union européenne échoue dans la réalisation d'un intervention commune au Mali.

Netanyahu compose avec un centres qu'il ne pensait pas et un Likoud influent. Les points sensibles de sa politique ne reculeront pas d'un iota. Surtout avec têtes fortes des principaux partis, capables de défaire la majorité s'ils se trouvaient contrariés.

Une vive polémique s'est invitée la dernière semaine des législatives israélienne. Non démenti par la Maison Blanche, Obama aurait qualifié Netanyahu de « lâche (…) prisonnier du lobby des colons ». Ces propos rapporté par Goldberg, Journaliste proche de la Maison blanche ont suscité un certain émoi dans les couloirs institutionnels de Tel-Aviv. A cinq jours du scrutin, 48h auront été nécessaires à Netanyahu pour calmer le jeu. Le Premier ministre a montré son indifférence à la polémique et a réaffirmé l'autonomie d'Israël dans ses décisions.

"Certaine voix parmi nous tentent de provoquer un conflit avec les Etats-Unis, mais elles n'y parviendront pas. Je continuerai à travailler étroitement avec le président Obama pour défendre les intérêts d'Israël" opposa-t-il à ses détracteurs en fin de campagne. Moyen de préservez comme possible son image ? Cela semble avoir porté ses fruits.

Haaretz, journal de la gauche Israélienne n'y croit pas : " Obama a maintenant quatre ans pour régler ses comptes avec Netanyahu, pour le soutien ouvert à Mitt Romney, pour ses dépréciations devant le congrès, pour le gel des négociations avec les Palestiniens, pour la colonisation et pour avoir tenté de lui faire la leçon sur le dossier iranien" charge-t-il durement sur l'état des relations.

De l'électricité dans l'air en perspective.

Le Sénat devrait prochainement confirmer Huck Hagel au poste de secrétaire à la Défense. Ce poids lourd de la politique américaine serait « le moins favorable à Israël » selon l'Aipac, le principal lobby pro-Israël aux USA. Ce sénateur expérimenté et respecté se dit contre les frappes préventives mais sceptique quand à l'effectivité des sanctions.

John Brennan confirmé à la direction de la CIA procède lui, d'une particulière communication. Se contentant d'exposer ses théories et conclusions sur le monde arabo-musulman, soient elles aussi incongrues sur la forme. Dans ses conclusions de grand de l'administration us -une statue minérale parmi des dinosaures tantôt démocrates, tantôt républicain. Brennan mettra tout en oeuvre pour éviter de s'aliéner les pensants musulmans de l'Arabie-Saoudite au Maroc en passant par le Soudan. Il présage des forces religieuses musulmanes puissantes, mais n'en dit pas plus sur son action.

Obama tient à rassurer son homologue, rappelle le soutien sans faille lors de l'opération à Gaza ( 14-21 novembre 2012 ) et le vote contre la Palestine à l'ONU. 

De quelle manière l'administration Obama va-t-elle désormais oeuvrer à l'extension de son modèle en israël, mais envers un autre pôle politique important, L'Europe ?

L'Union Européenne fait régulièrement parti des ordres du jour, prêt du Jourdain ou au-delà de l'Atlantique. Chacun s'efforce d'entretenir les meilleures relations avec l'appareil européen, en apparence du moins ; quand l'on se souvient de l'affaire des micro au Parlement européen… ( Posé par une société Israélienne, autrefois condamné aux Etats Unis pour les mêmes faits, mais couvert par l'administration Bush. Quand l'enquête avait mis deux ans à démarrer )

Les états unis n'arrêteront pas pour autant leur aide à Israël - 3 Milliards de dollars par an, et les prochaines tractations diplomatiques risquent d'être cruciales pour l'Etat d'Israël, son avenir sur la scène internationale et celui de ses citoyens.

 


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