John McCain rate son sévice corporel sur Barack Obama !

par Allain Jules
jeudi 16 octobre 2008

Hier soir, dans l’enceinte de l’Hofstra University à Hempstead, dans l’Etat de New York, la messe a été dite. Presque. Le sénateur de l’Arizona, John McCain, n’a pas réussi à botter le cul du sénateur de l’Illinois, Barack Obama. Le temps de l’esclavage est bien fini, la confrontation des idées, surpassant dorénavant, la couleur de peau. "Gagner cette campagne est totalement hors de portée de McCain", a estimé Matthew Dowd, stratège politique de George W. Bush lors de l’élection de 2004.

Lorsque John McCain et Barack Obama entrent en scène ou plutôt dans l’arène, c’est un McCain désabusé qui a trop tiré sur la corde et qui se retrouve obligé de calmer ses troupes. La virulence des propos du candidat républicain ne saurait plus être ce qu’on nomme le racisme symbolique. Soit on est raciste, soit on ne l’est pas. Il n’y a pas de demi-mesures, pas de « mesurettes », pas de doses.

Ce n’est un secret pour personne. Les meetings de John McCain ou de Sarah Palin deviennent des réunions du Ku Klux Klan… à visage découvert. Le boom de sa candidature dans l’Alabama ne surprend pas. « Obama est un Arabe ? » demande une dame ici, « Il est plutôt musulman ! », renchérit une autre personne là, sans compter les cris « terrorists » qui fusent de la foule à l’évocation de ce nom, Barack Hussein Obama, avec un accent particulier mis sur le patronyme arabe, Hussein.

De voir John McCain devenir l’avocat de Barack Obama alors qu’il est le maître de sa diabolisation est assez ironique, surtout que ce dernier connaît les affects de ses potentiels électeurs. McCain et Palin ont dépravé les foules en lançant des attaques dénaturant la personne de Barack Obama. Cette défense hypocrite n’est qu’un leurre. Au-delà de l’information à flux tendu, l’évolution tous azimuts des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), semble de plus en plus plomber la campagne du vieux sénateur de l’Arizona.



La boîte de Pandore est ouverte. Les républicains se lâchent. Femmes, hommes ou jeunes, c’est chacun qui veut ou souhaite même la mort de Barack Obama, ou la demande à cor et à cri, l’exige ou la recommande même.

Malgré l’ascension du jeune sénateur de l’Illinois qui se retrouve même à mener dans les sondages de façon outrancière, les vieux démons du racisme ressurgissent.

Rien de nouveau donc lors de ce débat, sinon les sempiternelles accusations de John McCain sur la supposée augmentation des impôts par le démocrate et la défense de celui-ci. McCain a sorti "Joe le plombier" de son chapeau de magicien pour appuyer ses dires.

Ensuite, le jeune sénateur de l’Illinois, Barack Obama, s’en est tiré magistralement sur les accusations McCain-Palin concernant ses accointances terroristes avec Bill Ayers, aujourd’hui professeur d’éducation à l’université d’Illinois à Chicago et travaillant depuis plusieurs années, sur la réforme de l’éducation américaine... Fichtre.

On avait annoncé une offensive concernant le révérend Jeremiah Wright. McCain a préféré ne pas en parler, craignant sans doute que Barack Obama à son tour, n’appuie le mulet sur les relations troubles entre la colistière du vieux sénateur et son Eglise controversée. La messe semble être dite.



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