La Bolivie abaisse l’âge légal de la retraite de 65 à 58 ans

par Jean Lannes
mercredi 3 novembre 2010

Qui a dit que quelqu’un qui vit plus longtemps devait, de facto, travailler plus longtemps ? Le bon sens affiché dans ce slogan de propagande n’a-t-il jamais été creusé ? Et d’abord, qui a dit que la durée de vie était toujours en hausse ? Alors qu’en France l’âge légal de départ en retraite avance dangereusement, la Bolivie de Evo Morales, et son gouvernement socialiste anti-libéral, s’apprête à reculer ce dernier de 7 ans !

L’ultime pallier fixé jusqu’ici à 65 ans se voit désormais retomber à 58 ans, quand ça n’est pas 56 ans pour les ouvriers du secteur minier. Un bel exemple d’avancée sociale de plus qui nous vient encore tout droit de ces pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques. Ces pays qui ont refusé de jouer contre leur camp et leur peuple en se soumettant à cette mondialisation insensée, et ce capitalisme qui enrichit les élites dans le consentement général. Dehors le FMI, les banques et les grands patrons, et aux Boliviens de profiter des richesses de leur pays ! Comme le disait si bien Frédéric André du site Voxnr, « N’y a t-il pas intérêt à s’inspirer une fois de plus de ces gouvernements progressistes latino-américains qui ont choisis leur camps entre les requins de la finance, les affameurs du FMI et de la Banque Mondiale d’un côté, et le bien-être du peuple de l’autre. »


Car où en est la France dans tout ça ? N’oublions pas que la cinquième puissance économique du monde s’apprête, comme tout le monde le sait, à repousser à 62 ans l’âge de départ en retraite de ses concitoyens. Nous vivons plus longtemps, il nous faut travailler plus longtemps. Mais qui a dit ça ? Cette phrase est dangereuse car elle est facilement – et aveuglement – acceptable. Depuis les dernières années de notre République, il est légitime de se demander où sont les avancées sociales ? Où sont les grandes décisions prises dans l’unique intérêt du peuple par un pouvoir qui a les mains libres ?

Force est de constater, aujourd’hui, que face à ce nouvel ordre mondial qui se met en place, cette reine finance qui contrôle tout, cette Union Européen qui nous tue… l’exemple se trouve de l’autre côté de l’Atlantique, en Amérique du Sud, dans ces pays où l’Etat est encore souverain, contrôle ses frontières, son économie et ses richesses. Dans ces pays où le peuple n’est pas méprisé au profit des élites économiques internationales. Français, allons-nous laisser faire encore longtemps ?
 
 

Lire l'article complet, et les commentaires